L’ART DE TROUVER LA SÉCURITÉ INTÉRIEURE

Pour rester en totale cohérence avec la thématique du mois, “la quête de la voie intérieure” (voir la rubrique “ma psycho à moi” sur le thème “apprendre à lâcher prise”), nous aborderons la thématique de la sécurité intérieure, celle qui nous apporte réconfort, compensation et sérénité quand on ressent un vide intérieur passager…

La solitude se définit comme nous l’avons déjà évoqué, sur deux niveaux de conscience majeurs: celle que l’on subit, la solitude “objective” et celle que l’on recherche, “la solitude subjective”. Comme vous l’avez peut-être constaté, Tépaseul s’attarde en majeure partie sur la solitude subjective, celle que l’on vit comme un ressenti profond, celle dont on n’ose pas toujours parler puisqu’elle est difficilement explicable et surtout facilement assimilée à de la faiblesse morale quand on fait l’erreur de trop en souffrir. Quelle erreur pourtant! Car nous avons tous ressenti un jour ce vide intérieur, ces moments d’angoisse, de doute et de remise en cause qui nous poussent à trouver un écho dans le monde extérieur, alors que seul le monde intérieur peut combler notre carence passagère. Il est en effet facile de s’étourdir dans l’alcool, les sorties, “les amis”, les conquêtes multiples et variées, le jeu, mais c’est chaque fois “reculer pour mieux sauter”: on se contente de déplacer le problème, pas de l’affronter. Et la souffrance latente reste tapie dans notre coeur.

Oui, mais quoi faire alors, les jours où ça ne va pas?
Passées les premières heures d’angoisse et de tristesse, oser laisser couler ses larmes et se poser chez soi.
Se dire ensuite que chaque instant qui s’offre à nous est un nouvel apprentissage de la vie, dans ses limites comme dans les grands moments de plénitude. Il faut oser regarder en face l’obstacle du moment qui nous empêche d’avancer moralement, la limite morale qui fait qu’on se sent stagner au lieu d’avancer de façon fluide comme sur une autoroute. L’épreuve que l’on traverse fait souvent office de goutte d’eau qui dévoile un problème de fond qu’on a souvent préféré balayer de la main pour ne pas l’affronter pleinement.

Savoir aujourd’hui l’affronter est faire preuve de grande maturité et aussi de responsabilité: car notre équilibre moral est un joyau qu’on se doit de protéger et nous sommes seuls artisans de cet équilibre.

Pourquoi les autres ne peuvent pas toujours m’aider?
S’il est crucial psychologiquement de se sentir entouré, il est encore plus important d’apprendre à se structurer soi-même: car si le besoin de l’autre est très grand, il ne peut en aucun cas combler le vide qu’on ressent et nous apporter la sécurité que nous recherchons: cette sécurité, nous nous devons de la trouver en nous-même car il est totalement utopique de penser qu’on peut la trouver en quelqu’un d’autre!

Le sens de l’identité personnelle
C’est en effet là tout le sens de cette fameuse identité personnelle que nous définissons: on se doit de la bâtir chaque jour de notre vie, et de la protéger. La VOIE intérieure se trouve en suivant notre VOIX intérieure et en osant s’y fier.. Elle se trouve en osant s’écouter soi-même et surtout en apprenant à se connaître soi-même.
Découvrir ses limites, apprendre à connaître ses failles, les analyser objectivement, les tolérer et faire en sorte de les atténuer, est le début d’un travail personnel très constructif. Le maître-mot est la tolérance est oser reconnaître ses défauts sans jamais se fustiger. Nous avons tous des défauts, inutile de s’accabler. Notre identité se trouve en marchant sur notre propre chemin, et en osant se voir tel qu’on est, sans caricaturer nos traits, sans les déformer ni y être indifférent.

Mais finalement, quel est le secret?

Le secret, c’est cette plongée intérieure réelle et sincère qui nourrit notre identité propre, où nous irons puiser force et inspiration les jours où ça ne va pas.
Cela demande un peu d’entraînement , il n’est pas facile de ne pas succomber aux mauvaises pensées les premières fois, mais au fil du temps, l’exercice devient un jeu d’enfant indispensable à une mise au point personnelle pour être d’attaque et se sentir plue fort à affronter l’extérieur. Se promener dans la nature est propice à la concentration pour un retour à l’Essentiel. N’hésitez pas à en user et en abuser…

Karine TUZET

À lire:
Isabelle Delisle, “reflexion sur la solitude”, sur le web
Lise Bourbeau “les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même”

visuels: www.photo-libre.fr

Mercredi, avril 1st, 2009 5 La philosophie du mois

Search

 

Calendrier

juillet 2010
L Ma Me J V S D
« juin    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Vous nous intéressez...

Vous êtes...

View Results

Loading ... Loading ...