1 Ma psycho à moi
PSYCHOLOGIE

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UNE RENTREE BIEN REUSSIE
Que vous ayiez pris un nouveau chemin ou que vous continuiez le vôtre, dans le travail ou les études, la rentrée mérite des petits conseils pour bien l’aborder.

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Qu’il s’agisse de votre travail ou de vos études, la rentrée est souvent un moment un peu dur pour le moral : En effet, après l’été qui, pour beaucoup, est une saison synonyme de vacances, donc de liberté, il est temps de reprendre le chemin de vos activités.. Et ça, c’est souvent assez difficile. Il faut reprendre un rythme régulier, se refaire de nouvelles connaissances ou se réadapter à des relations qu’on ne trouve pas facilement faciles, et tout cela en très peu de temps et sans grandes transitions. Pour profiter de ce moment charnière, au lieu de le subir avec sans enthousiasme, sachez prendre connaissance de ces quelques conseils qui peuvent vous être bien utiles :
Pour avancer, il faut savoir trier. Repartir sur des bases nettes. Nous ressentons ce besoin de « faire le ménage » avant la rentrée : nouvelles coupes de cheveux, nouvelles fringues, nouveaux sacs, nouvelles fournitures, etc…(Avez vous remarqué comme les petits enfants, d’instinct, aiment préparer leur nouveau cartable avec leurs nouvelles fournitures ? Rappelez vous votre ressenti quand vous étiez petits et que vous prépariez la rentrée !!!). Avant le nouveau départ, on aime s’entourer d’ un peu de neuf. Mais on va rarement plus loin que ce nettoyage de surface. Or, pour bien profiter de la rentrée et attaquer l’année avec entrain, il faudrait faire le tri dans tous les domaines de sa vie et ce, selon une certaine logique : remettre à plat tous nos objectifs, faire un bilan pour savoir ce qui l’année dernière nous a aidé – ce que nous allons garder – et jeter ou transformer ce qui nous a freinés.
D’où l’intérêt de faire un bilan de toute l’année passée.
Osez prendre une feuille de papier et un crayon et faîtes une liste : d’un côté, le positif, de l’autre, le négatif.
Garder ce qui aide. Notez tout ce que vous avez réussi, ce qui vous a avantagé, comme une certaine méthode de travail, des lectures, un rythme bien précis, etc…
Au contraire, osez vous avouer tout ce qui, dans vos méthodes de travail, dans votre vie quotidienne, vos relations vous ont le plus handicapé et forcez vous à les renier pour pouvoir changer ces habitudes.
Ne visez pas trop haut dans les changements à effectuer : il vaut mieux au contraire y aller à petits pas pour ne pas créer un changement qui vous obligerait à gérer de nouvelles habitudes. Forcez vous à passer une sorte de « contrat » avec vous-mêmes. Donnez vous des objectifs et essayez de les atteindre et de vous y tenir. Quand vous verrez que votre nouveau comportement a des effets positifs, vous aurez envie de continuer et de faire de mieux en mieux. C’est toujours très valorisant de se donner des objectifs et de se forcer à les atteindre. Ca vous permet de prendre confiance en vous en vous découvrant. Faîtes ceci dans tous les domaines de votre vie. (famille, travail, scolarisation, amis, sentiments etc..)
Il est important de se créer un nouveau départ.
D’où l’importance de se créer un nouvel espace de vie et de travail, soit en changeant ses meubles de place

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ou en achetant des nouveautés ou en refaisant la déco etc…Pour vous mêmes, osez changer de look, de vêtements, de style, lisez des livres qui vous donneront des conseils pour acquérir plus de confiance en vous, forcez vous à aller vers les autres etc…
Chaque année est une nouvelle aventure qui ne ressemblera en rien à la précédente. Il n’y a donc pas de raison qu’après une année horrible, ou pas très agréable, vous ayez à répéter les mêmes erreurs. Il vous faut donc aller vers de la nouveauté.. Il faut que vous vous obligiez à ne voir les résultats que par vous mêmes et non pas en fonction des « on dit que… »Ce qui est désastreux pour les uns peut tout à fait convenir à d’autres.
Et si l’année passée a été une très bonne année pour vous, une fois votre bilan fait, vous pouvez continuer sur votre lancée. C’est que vous avez trouvé votre vitesse de croisière et que vous êtes sur le bon chemin.
Pour conclure, au lieu de voir la rentrée comme une période difficile en adaptation et contraintes de toutes

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sortes, voyez-la plutôt comme une chance de pouvoir faire un bilan qui vous permettra de ne plus refaire les mêmes erreurs et l’unique et chanceuse occasion de pouvoir prendre un nouveau départ…en vous disant que chaque échec est aussi une étape pour avancer si on sait s’en servir pour grandir.
Alors, bonne rentrée à tous, bon bilan et surtout bonnes réalisations de tous vos projets.
ANNA FORT
LA SÉPARATION PENDANT LES VACANCES

o http://www.omegatv.tv/video/18468913001/famille/parent1/parent–l-angoisse-de-la-separation
La séparation pendant les vacances est souvent vécue douloureusement pour la plupart d’entre nous. Il est vrai que pendant quelques semaines, les couples qui se séparent, se retrouvent dans des états de crainte, de peur, de jalousie, de solitude.
Bien à tort, certains extrapolent ce qui peut se passer sans eux dans la vie de leur partenaire. Une nouvelle rencontre, une soirée au clair de lune, les plaisirs de la plage, les corps plus ou moins dénudés des filles sous le soleil des vacances etc ;..
Quand ces pensées traversent l’esprit, le mental se met en marche et imagine un tas de choses qui ne peuvent que nuire aux sentiments.
C’est bien pourquoi il ne sert à rien d’imaginer des situations qui n’existeront peut être jamais, de souffrir avec des idées qui n’existent que dans votre esprit.
La séparation pendant les vacances est, au contraire, un moyen idéal pour mesurer la grandeur et la solidité de votre amour. C’est pendant ce temps là que vous pouvez, tous les deux, savoir si vous tenez réellement l’un à l’autre. Si tel est le cas, il n’aura pas envie de vous tromper.
S’il le fait, c’est que son Amour pour vous bat de l’aile et que tôt ou tard, votre relation se serait détériorée.
Quand il y a de l’Amour entre deux êtres, il y a un besoin de pureté, de fidélité qui fait que même à des kilomètres de distances, vos esprits sont toujours aussi liés et rien ne peut venir détruire une telle relation.
Alors, pourquoi vous faire du mal et souffrir pour rien puisque de toutes façons, vous ne pourrez pas changer les choses.
Lâchez prise, vivez parfaitement le moment présent, oubliez votre jalousie que seul votre
mental commande et faîte tout ce que vous n’avez pas le temps de faire quand il est là.
Ne lui posez pas plein de questions embarrassantes et inquiétantes qui pourraient plus lui donner des idées qu’autre chose. Faites lui confiance et profitez de ses appels pour vous rapprocher un peu plus.
Si vous vous obstinez à lui montrer votre souffrance et vos inquiétudes, il ne se sentira pas libre de tout vous raconter et aura peur de vos réactions. Alors que si vous parlez avec lui de ses rencontres, de ses soirées, de ses sorties loin de vous, il se confiera avec bonheur et vous fera participer, de loin, à ses vacances.
La peur n’évite pas le danger.
A quoi ça sert de vous rendre malheureuse et de subir la solitude si tout doit bien se passer et dans le cas où votre partenaire ne serait pas un homme fiable, vous ne souffrirez qu’une fois : lorsque vous apprendrez sa faute. Alors que si vous vous inquiétez avant, vous n’empêcherez pas cet ingrat de vous tromper et vous souffrirez deux fois : avant de savoir et quand vous saurez….
Aussi, pas de crainte, ne vous sentez pas seul (e) devant ce fait : nous sommes tous ressemblants devant les séparations amoureuses pendant les vacances. Mais réagissez comme réagissent ceux qui vivent le moment présent. Laissez le temps au temps, faites confiance, profitez pleinement de ce moment pour vous occuper de vous et surtout, faites confiance.
Quand on est vraiment dans l’Amour, dans le vrai, on fait confiance. L’autre ne nous appartient pas. Il faut le laisser vivre sans l’étouffer et s’il vous aime vraiment, d’un vrai Amour, il vous reviendra aussi amoureux de vous qu’à son départ….
Bonnes vacances à tous!
Chantal ROLLAND
SE LIBERER DE SES ATTACHEMENTS

o http://www.omegatv.tv/video/17266446001/psychologie/changer/changer–le-role-du-lacher-prise–selon-Marc-de-Smedt
Qu’appelle t-on attachements ? C’est souvent le besoin de posséder quelqu’un ou quelque chose, de gagner à tout prix, de vouloir absolument une réussite, une chose, une personne . Les attachements sont souvent à l’origine de nos problèmes. Quand on sait y résister , on connaît la paix intérieure et on ne peut aller que vers le succès et la réussite.
Il est vrai que l’attachement a quelque chose de sécurisant, de rassurant : On a tendance à penser que si l’on est bien attaché, on ne risque pas de se perdre ni de se séparer. Et ainsi, nous balisons notre vie de nombreux attachements. Nous nous attachons aux autres, à nos blessures d’enfance, à nos croyances, à nos biens matériels, créant ainsi un lien de dépendances qui, au bout du compte, nous emprisonne et nous empêche d’évoluer. Ces attachements nous rendent dépendants, nous éloignent de nous mêmes.
En Amour, l’attachement est souvent désastreux : En effet, nombreux sont ceux qui pensent que l’on ne peut
aimer sans s’attacher. Et pourtant, quand on réfléchit bien, peut-on aimer dans la dépendance de l’autre ? L’Amour vient du cœur. Il doit se vivre dans la liberté, dans la confiance et sans condition. Plutôt que de vouloir emprisonner l’Amour, ne vaut-il pas mieux le laisser libre d’évoluer, en le nourrissant au quotidien, lui permettant d’évoluer par lui même, à son rythme, et le plus naturellement possible ?
L’attachement dans les sentiments, tout comme la jalousie ne sont absolument pas des preuves d’Amour. Ce ne sont que des entraves à notre vie et à notre bien être, mises en place par notre mental. Pour se libérer de ses attachements, il faut être courageux et surtout le vouloir. Cela nous oblige à nous reconsidérer, à devenir entièrement responsables de nos actes en cessant d’imputer nos problèmes à autrui. Ainsi, nous apprenons à nous responsabiliser.
En nous attachant, nous nous accrochons à un bonheur illusoire qui n’est en aucun cas le véritable Amour ni le véritable bonheur. Dans ce cas là, c’est seulement notre mental et lui seul qui nous fait croire à un bonheur qui n’en est pas.
L’Amour le plus authentique se vit innocemment. Sans attachement, sans attente, dans le respect le plus absolu de l’autre, de ce qu’il est vraiment, de ses qualités et de ses défauts, de ses différences. Une réalité que l’on doit vivre dans le moment présent, avec le don de soi et une pureté cristalline offerte à la personne qu’on aime.
On ne doit jamais attendre de retour de l’Amour qu’on donne. On se doit juste, comme je le dis plus haut, de nourrir cet Amour avec notre cœur sans attachement pour lui laisser le plus d’espace possible lui permettant la plus grande évolution possible. Ainsi, on élimine la peur, cette peur destructrice que notre mental imagine si bien et qui se trouve être, bien souvent, à l’origine des échecs et des ruptures sentimentales qui nous mènent vers la solitude négative. Car la peur de perdre l’autre engendre souvent la perte de cet autre.
Pour tout ce qui représente le matériel, forcez vous à réduire, au maximum, votre attachement aux biens
matériels superflus. N’avez-vous jamais remarqué qu’après des années de matérialisme, vous ne pouviez que faire le même constat : vous avez acheté des tas de gadgets qui ne vous ont pas, pour autant, rendu plus heureux. Au contraire, cet attachement à ces biens matériels superflus a fait grandir votre sentiment d’insécurité et ce besoin incessant de vous rattacher au confort de la routine du quotidien. Pour y remédier, rien de plus simple : se forcer à dire non à tous ces faux besoins qui nous enchaînent à cette vie de surconsommation inutile. Apprenez à évaluer vos besoins en respectant scrupuleusement l’achat de l’indispensable, sans plus, sans rentrer dans le cadre du superflu. C’est un exercice un peu difficile au début pour tous ceux qui ont pris ces mauvaises habitudes mais tellement porteur de liberté quand on arrive à en acquérir le réflexe spontané ! Essayez, forcez vous, vous verrez !
En effet, se libérer de l’attachement n’est pas facile et demande beaucoup de vigilance et mieux vaut le faire
avec parcimonie . Sinon, le détachement peut être perçu comme un rejet ( des êtres, des sentiments, des sensations et même du monde entier). Si l’attachement nous amène à engendrer de la souffrance, le détachement peut aussi être la cause de troubles, car cette attitude ne fera, en fait que remplacer un conditionnement par un autre. Le détachement est peut être plus réducteur à nos yeux que ce que ce mot veut vraiment dire. C’est pourquoi, pour certaines personnes à leur début de leur libération des attachements, il serait préférable d’ employer le mot « non attachement ».
Le « non-attachement » est un état mental qui se situe entre l’attachement et le détachement définitif et qui permet à notre esprit de ne pas refouler les sentiments qui viennent, mais de les laisser aller par l’acceptation et le lâcher-prise.
Par exemple, quand la peur commence à venir en vous, observez-la plutôt que de vous laisser submerger par elle, ou plutôt que de la refouler. Laissez-la passer dans votre mental, comprenez-la, dépassez-la, mais ne vous y attachez surtout pas. Lâchez prise. En agissant ainsi, vous briserez le conditionnement de l’attachement et une nouvelle attitude prendra place : le non-attachement.
En Amour, c’est la même chose. Votre mental vous envoie un message : « M’aime t-il (elle) » ? « s’il (elle) m’aimait…il (elle)… ». Si vous êtes dans les attachements, vous imaginerez toute une histoire qui n’aura rien à voir avec la réalité et vous souffrirez. Vous passerez votre mal être sur votre partenaire et vous fabriquerez un climat qui vous mènera au clash.
Si vous laissez glisser votre mental, si vous lâchez prise, vous laissez la situation faire son chemin et le temps vous apportera la bonne réponse sans que vous ayez eu à en souffrir bien avant. Vous partez du principe que votre partenaire est libre de vous aimer ou pas et que vous ne pourrez rien y changer mais que la seule chose qui compte vraiment, c’est votre bonheur, votre Amour à vous. Et c’est envers vous même que vous vous devez d’agir. En vous aimant suffisamment pour vous interdire cette souffrance. Ce qui vous permettra d’aimer l’autre dans l’Amour sans condition, dans la liberté et dans la confiance. Vous vous contenterez de le nourrir chaque jour sans attendre de retour et en le laissant grandir à son rythme. Sans attachement mais rien qu’avec de l’Amour, vous sentirez votre bonheur grandir et vous apporterez mille fois plus de bonheur à ceux que vous aimerez.
CHANTAL ROLLAND
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REBONDIR DANS SA VIE PROFESSIONNELLE
Période d’essai non transformée, départ non volontaire, dépôt de bilan ou simple passage à vide… les
situations de crise sont légion. Mais pas question de se déclarer échec et mat, il est toujours possible de rebondir. C’est ce que l’on appelle en physique la “théorie de la résilience”: cette capacité des métaux à retrouver leur forme initiale après avoir reçu un choc, devenue en psychologie une aptitude à faire face à des traumatismes. Et cela se travaille.
Faire le constat que l’on se trouve dans une impasse professionnelle, qu’il s’agisse d’un licenciement, d’un dépôt de bilan ou de responsabilités qui nous sont retirées, est générateur d’émotions fortes : l’abattement, la colère, le sentiment d’injustice, la perte de confiance en soi et en l’avenir. Des émotions qui sont sur le plan psychologique non sans rappeler un travail du deuil, avec tout d’abord un état choc et de consternation, de déni, avant de ressentir de la douleur, de la colère ou de l’angoisse, passage obligé d’une acceptation progressive de la réalité.
* 1. Je gère mon émotion
* 2. Je dédramatise
* 3. Je sors de la spirale négative
* 4. Je me ressource
* 5. J’évalue ma situation de façon objective
* 6. Je m’appuie sur une aide externe
* 7. Je définis un objectif
* 8. Je détermine les moyens à mettre en œuvre
* 9. Je communique
* 10. Je tire les leçons de ma crise et j’anticipe la prochaine
Face à ce déferlement d’émotions difficiles, le mot d’ordre est cependant de conserver son professionnalisme. “On ne se laisse pas aller à des élans négatifs, comme quitter le bureau en claquant la porte ou dire à son patron ses quatre vérités. Certes, le cadre assouvit un besoin à un instant T, mais cela le conduit surtout à se nuire”, prévient Domitille Tézé, fondatrice de Transition Plus et auteur de l’ouvrage “Réagir face à une crise de carrière”.
Pas question de s’attendre à ce que ce patron parle de vous en bien à votre futur recruteur qui cherche à avoir des références. Et les collaborateurs qui assistent à l’altercation risquent aussi d’être moins enclins par la suite à vous aider dans vos recherches de poste.
Le maître mot, même s’il est difficile à entendre dans cette situation est de mettre en place un climat constructif, c’est-à-dire rester respectueux, conserver une attitude professionnelle jusqu’à son départ, bien assurer la passation de ses dossiers. “Il faut garder à l’esprit que l’on va poursuivre sa carrière professionnelle dans ce même marché et que ce monde professionnel est petit”, assure Domitille Tézé.
“Une crise de carrière met en cause une situation mais pas la personne”
Autre moyen de dédramatiser : Prendre conscience qu’une “crise de carrière” met en cause une situation mais que l’on n’est pas visé en tant que personne. “Les crises de carrière sont souvent déclenchées par des facteurs liés à l’évolution très rapide des organisations : elles ne sont plus réservées à des cadres de moindres valeurs professionnelles. Elles frappent tout simplement ceux qui se trouvent à un mauvais endroit à un mauvais moment”, écrit Domitille Tézé.
En effet, dans le contexte actuel, la perte de son emploi va devenir, voire est déjà devenue une étape comme une autre dans sa vie professionnelle. Si tout un chacun le sait bien, la difficulté, est que tant que l’on ne l’a pas vécue personnellement, on continue à penser que cela n’arrive qu’aux autres.
“J’aurais même tendance à penser que vivre cette douloureuse expérience est un mal pour un bien. Ces cadres deviennent de meilleurs managers par la suite, car ils auront justement vécu cette situation. Et de fait, ils seront mieux armés pour affronter cette situation qu’ils revivront très certainement du côté de l’entreprise, avec la nécessité de se séparer de collaborateurs”, ajoute la fondatrice de Transition Plus.
Bien sûr, lorsque l’on vient d’essuyer un échec, il ne faut pas imaginer passer outre ces moments d’abattement au cours desquels on a l’impression de ne plus avoir d’espoir, ni le courage de repartir. Mais ces moments d’abattement “normaux” sont à distinguer de sentiments plus dangereux de culpabilité et de vindicte, son contraire, qui eux, nous entraînent dans une spirale paralysante.
Cette situation concerne notamment les créateurs d’entreprise contraints de déposer le bilan : situations tendues avec les salariés, mépris des banquiers et des assureurs-crédits, colère des créanciers, attaques des confrères et de la presse, procédures judiciaires… Thierry Jallon, co-créateur de l’association Re-créer et auteur du livre “7 étapes pour rebondir après une crise”, dresse une longue liste des situations génératrices de souffrance que vit un chef d’entreprise lors d’une faillite. “Il est totalement indispensable d’évacuer au plus vite tout ressentiment ou tout sentiment excessif de culpabilité qui consciemment ou inconsciemment mobilisent l’énergie nécessaire à notre rebond”.
Plus généralement, cette spirale de culpabilité et de vindicte est liée à cette perception qu’il s’agit d’un échec personnel. Déculpabiliser ne signifie cependant pas que l’on n’assume pas ses responsabilités. C’est simplement, pour Thierry Jallon, “une nouvelle étape de notre vie et nous avons le droit à la paix comme tout individu, et ce même si nous avons commis des erreurs qui ont eu des conséquences lourdes pour autrui”.
Dans un contexte aussi lourd, où trouver l’énergie pour continuer d’avancer ? Cela passe essentiellement par la case “je m’occupe de moi”. “L’environnement familial et amical est essentiel au rebond sur le plan pratique tout autant que moral”, écrit Thierry Jallon. En effet, il est important d’avertir ses proches de la situation de crise que vous êtes en train de vivre, car ils ont un rôle important à jouer dans cette phase de “repli psychologique”. A privilégier cependant l’entourage intime, dans les premiers temps ; nul besoin de mettre toute sa famille et ses connaissances au courant de sa situation. Quand on est encore submergé par ses émotions, seules les personnes les plus proches pourront comprendre votre émotion et vous apporter le soutien dont vous avez besoin.
“L’environnement familial et amical est essentiel au rebond sur le plan pratique tout autant que moral”
Pour se regonfler d’énergie positive, pas besoin de chercher bien loin : cela peut être des petits riens comme passer plus de temps en famille, se remettre au sport, s’inscrire à des cours de dessin… Et c’est notamment recommandé aux cadres qui se sentent surmenés, dépassés par des objectifs inatteignables, en situation de “surpression” : “Les émotions positives sont un excellent moyen de lutter contre le stress, explique Domitille Tézé. On voit trop souvent de cadres, totalement dédiés à leur travail, le ‘nez dans le guidon’, qui s’usent car ils ne puisent pas l’énergie dans ce qui, en dehors du bureau, pourrait émotionnellement les recharger et les revitaliser”.
Dans les situations de licenciement également, la priorité lorsque l’on se retrouve chez soi, c’est de s’occuper de soi et de se faire plaisir. Cela n’empêche pas cependant de se recréer des repères, avec un espace de travail, un rythme et des contraintes qui évitent de se couper complètement du monde du travail. La fondatrice de Transition Plus explique par exemple qu’il est important de s’habiller en tenue semi-professionnelle au cas où l’on croiserait un ancien client ou fournisseur. C’est également très vrai pour un entrepreneur qui a dû mettre la clef sous la porte. “Il est primordial de se prendre en main, car il faut rester opérationnel et entretenir une image ‘vendable’”, comme le répète Thierry Jallon.
5-J’évalue ma situation de façon objective
Il est indispensable de mettre les mots sur notre ressenti dans une situation de crise. Si cela s’avère
relativement clair dans le cadre d’un départ (sentiment de perte), lorsque l’on vit un passage à vide, qu’on se sent mis sur la touche ou qu’on est tout simplement démotivé, cette crise est plus difficile à exprimer. Dans ces cas, il faut se poser les bonnes questions, bien souvent toutes simples.
Face à un “trou d’air” professionnel, Domitille Tézé invite les cadres à se demander : “est-ce que je peux accepter cette situation de stagnation ?”, “qu’est-ce qui me fait rester dans mon travail et qu’est-ce qui me ferait partir ?”, “est-ce que cette source d’insatisfaction est liée au contenu du poste, à l’environnement, au métier ?”. Il est également important d’analyser sa part de responsabilité dans cette situation. Car dédramatiser une situation de crise ne veut pas dire reporter la responsabilité de cette situation à de simples éléments externes.
Idem pour les entrepreneurs qui ont échoué. Une analyse de la situation s’impose pour Thierry Jallon qui n’hésite pas à parler d’”inventaire des pertes”, dans lequel l’entrepreneur doit mettre tout à plat avant de pouvoir se relancer dans un nouveau projet. “Pour rebondir vite, il est indispensable d’identifier nos faiblesses dès le départ et présomptueux de croire que nous les connaissons ou que la crise nous les a révélées spontanément”.
6. Je m’appuie sur une aide externe
Mettre les mots sur un mal être professionnel, identifier clairement la source d’une situation de crise, analyser froidement les tenants et les aboutissants d’un échec… la tâche est complexe et bien des cadres aimeraient passer outre ce travail d’analyse. C’est également le cas de nombre d’entrepreneurs participant à un atelier de l’association Re-créer qu’anime Thierry Jallon.
S’imprégner de témoignages de personnes qui sont passées par ces crises et qui s’en sont sorties
L’un d’eux protestait : “Je ne vois pas comment je peux gagner du temps et rebondir rapidement en acceptant de me prêter à cet inventaire de ma situation. Il ne sera pas rapide et constructif. Il me faudra des années pour accepter ce qui m’est arrivé et me pencher sur mes faiblesses va plutôt me casser le moral que m’aider à remonter”. Et pourtant il est important de ne pas faire l’économie de cette première étape de réflexion.
C’est pourquoi il est fortement recommandé dans ces situations de s’imprégner de témoignages et d’exemples de personnes qui sont passées par ces crises et comment elles s’en sont sorties. Il faut “benchmarker” cette expérience, car cela permet de relativiser son propre cas et surtout de comprendre ce que cette analyse peut apporter. Il est donc conseillé de lire les livres consacrés à ce sujet qui offrent une base d’outils et de méthodes simples, mais aussi de se tourner vers des coachs spécialisés, des structures d’accompagnement, des associations, et de participer à des ateliers si l’on sent qu’on n’y arrive pas tout seul.
7. Je définis un objectif
Pour rebondir, il est nécessaire de se fixer un nouvel objectif. Il ne se résume pas, lorsque l’on est licencié à se dire : il me faut un nouveau poste. Les questions à se poser sont : qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Qu’est-ce que j’aime faire ? Quel est mon poste idéal ? “Une séparation peut être l’occasion d’un examen qui peut aider le cadre à redéfinir ses besoins et ses souhaits autant sur le plan professionnel que personnel”.
En effet, la fondatrice de Transition Plus déconseille de se remettre tout de suite à la recherche d’un poste identique dans une entreprise similaire dans le même marché : “mon expérience dans l’accompagnement de cadres m’a montré que parmi les personnes que j’ai aidées, celles qui avaient fait un ‘copié/collé’ sans s’interroger sur la suite qu’elles voulaient donner à leur carrière se sont retrouvées dans des difficultés similaires deux ou trois ans après”.
En effet, un échec ne remet pas en cause sa valeur personnelle. Il est donc important d’identifier ses compétences, ses connaissances, pour prendre conscience de ce que l’on vaut sur le marché, ce que l’on perd assez vite de vue au fil des ans, dans un même poste.
C’est notamment le cas d’un petit entrepreneur du secteur du bâtiment qui a récemment déposé bilan, suite à un changement de texte législatif qui l’empêchait de fait de poursuivre son activité. Cet homme voulait recréer une société et réfléchissait à ses moyens de remonter une équipe. “Mais en analysant ses compétences, nous nous sommes rendu compte qu’il parlait plusieurs langues et de par ses origines ethniques, il pouvait ainsi travailler au Moyen-Orient. Nous lui avons donc conseillé de vendre ses services en tant qu’indépendant à Dubaï, où l’on recherche justement des experts techniques dans son domaine. Il ne percevait pas sa valeur au plan international”, explique Thierry Jallon.
Un bilan de ses compétences est donc tout à fait recommandé, de façon à vérifier si son objectif ou son projet est réalisable, et ce qu’il implique en termes de compétences à travailler, à développer. Attention, se lancer dans une formation sans but précis ne sert à rien, prévient Thierry Jallon.
8. Je détermine les moyens à mettre en œuvre
L’analyse de sa situation et la définition d’un nouvel objectif débouchent alors sur la définition des mesures à mettre en œuvre pour prendre cette situation de crise à bras le corps, et ainsi arrêter de subir. Dans le cas d’un sentiment de démotivation ou de stagnation, cela peut être par exemple de demander un rendez-vous avec son supérieur hiérarchique pour faire part de ses souhaits d’évolution, d’un réaménagement de poste, et de réfléchir à des portes de sorties via une mobilité interne ou externe.
Pour les entrepreneurs malheureux dans leur premier projet de création de société, il est préférable de définir une progression étape par étape, avec des objectifs intermédiaires. ” Pour beaucoup, un compromis est à trouver rapidement, car ils doivent tout de suite se mettre à l’abri avec un travail transitoire pour s’assurer de quoi payer un logement, et avoir des ressources pour vivre “, indique Thierry Jallon.
Pour les cadres qui ont été licenciés, la définition de leur plan d’action consiste tout d’abord à mesurer les compétences qu’il leur faut acquérir pour se lancer dans leur nouveau projet et cela peut passer par de la formation. Ce plan d’action intègre aussi les démarches plus habituelles de recherche d’emploi, comme notamment l’inscription à l’Apec, le travail de mise à jour de son cv, la rédaction de lettre de motivation, avant de se plonger dans une recherche d’emploi proactive.
9. Je communique
Avant même de se demander comment annoncer un départ volontaire ou non à son entourage professionnel, encore faut-il savoir quand exactement en parler : le moment où l’on apprend que l’on est licencié n’est pas le plus approprié.
“On est pas à ce moment-là en capacité de se présenter et de communiquer de manière correcte. Il y a là un grand risque de ‘griller’ son réseau que de le mobiliser avec une communication désordonnée, un projet peu clair et une nervosité mal canalisée”, écrit Domitille Tézé. Il est donc préférable de ne communiquer que lorsque l’on a bien analysé à froid sa situation et lorsque l’on a défini un objectif et les mesures à mettre en œuvre.
D’autre part, un équilibre entre ne rien dire et s’épancher est à trouver. Pas question de s’étendre sur le sujet devant ses collègues à la machine à café, pour la fondatrice de Transition Plus : moins on en dit à ses collègues, mieux c’est. “Mieux vaut être extrêmement sélectif. Il faut communiquer à bon escient et faire attention aux mots utilisés et aux raisons données”. Une règle d’or également lorsque l’on se sent démotivé ou dans une phase à vide : si l’on est finalement amené à travailler avec eux, via de la mobilité interne, mieux vaut ne pas avoir une image négative.
Comme la communication est un problème épineux pour les entrepreneurs qui rebâtissent un projet de
création, Thierry Jallon conseille d’opter pour un plan de communication progressif, qui ne met pas en avant l’entrepreneur personnellement : “ce plan doit être axé sur le projet, sur l’équipe qui le porte et sur la raison pour laquelle nous communiquons avec nos interlocuteurs. Il pourra être complété par la communication sur les premiers succès et les événements de reconnaissance qui nous concernent”.
10. Je tire les leçons de ma crise et j’anticipe la prochaine
Lorsque l’on commence à se sortir d’une situation de crise, il est important de ne pas oublier une dernière étape : celle dans laquelle on tire le bilan de son échec, mais aussi de son rebond. “C’est un apprentissage de notre histoire qui implique une évacuation de nos handicaps, le renforcement de nos capacités et l’intégration de réflexes de prévention pour ne pas refaire les mêmes erreurs”, explique Thierry Jallon.
“Celui qui est en mouvement résiste mieux à la crise que celui qui est statique”
Selon lui, cette étape est nécessaire, car elle nous permet d’anticiper les prochains moments difficiles, les voies sans issues. Pas question de se dire qu’on va se mettre à l’abri, car cette énergie que l’on met à se barricader en cas de crise est complètement contre-productive. Et c’est pour cela qu’on sera le premier touché lors d’une nouvelle crise.
Anticiper la prochaine situation critique passe donc par un soin accru quant à ce l’on a perçu de très précieux dans la gestion de notre crise : l’importance de son réseau, de son entourage. “Il faut se positionner dans une dynamique sociale, en entretenant une relation de soutien mutuel avec des partenaires pour les entrepreneurs, avec son équipe pour les cadres, lorsque tout va pour le mieux”. Et toujours se placer dans une optique d’apprentissage et de progression. “Auparavant on faisait carrière, aujourd’hui, il nous faut gérer notre carrière. Celui qui est en mouvement résiste mieux à la crise que celui qui est statique “. Une des composantes majeures de cette fameuse résilience dans notre vie pro.
JDN MANAGEMENT
Thierry JALLON : Association Re-Créer
Visuels: www.photo-libre.fr
LE LÂCHER-PRISE
Il faut bien reconnaître que souvent nous ne comprenons pas pourquoi les ouvrages de développement personnel, les thérapeutes et notre entourage, nous assènent des conseils, voire des injonctions qui nous semblent contradictoires.
« Si tu avais un peu de volonté, tu arriverais à perdre du poids…. »
« Tu devrais t’accrocher un peu plus, te battre contre la maladie »
« Si j’étais à ta place (formule magique), je laisserais tomber et abandonnerais tout simplement. »
« Je t’assure que la solution réside dans le lâcher prise !
Aussi, je pense qu’il nous faut avant toutes choses commencer par clarifier et définir ces termes simples et si fréquemment employés par nous et par nos proches.
En ce qui me concerne – et j’ai conscience de n’engager que moi lorsque je dis cela – je différencie nettement VOULOIR de VOLONTE, LACHER PRISE de LAISSER ALLER.
Ce n’est pourtant pas un article de sémantique que j’écris là, mais il s’agit d’un sujet qui me passionne et qui mérite vraiment d’être traité sous tous ses aspects, l’un n’allant pas sans l’autre.
Tout d’abord, de mon point de vue, il n’y a pas un comportement « bon » et un autre qui serait « mauvais ». Il y a des comportements qui nous font du bien à long terme et d’autres qui ne nous aident pas dans notre quête du bonheur. Mais nous sommes libres, heureusement, d’adopter les uns ou les autres, ce que nous faisons d’ailleurs tous alternativement.
La VOLONTE est une qualité indispensable : comment aurions-nous pu apprendre quoi que ce soit, comment pourrions-nous donner des ordres à notre cerveau du style « lève la main pour prendre le verre et porte-le à ta bouche…. » si nous en étions dépourvus.
Tout ce qui est du domaine de l’action est conditionné par notre VOLONTE. Seules les fonctions biologiques n’en sont pas tributaires : ainsi, nous n’avons fort heureusement pas besoin de penser à chaque seconde que nous devons respirer, digérer, que notre cœur doit battre, que notre sang doit circuler, etc. Ouf, nous l’avons échappé belle !
Par contre, si nous voulons entraver l’une de ces fonctions naturelles, il nous faut imposer notre VOULOIR qui y parviendra pendant un certain temps, jusqu’à ce que notre corps se rebelle et se noie par exemple.
La VOLONTE est aussi le point de départ de toutes nos nouvelles acquisitions : marcher, faire de la bicyclette, conduire, lire, écrire, apprendre une langue, calculer, savoir-faire tout et n’importe quoi…
Et chaque fois que nous prendrons une décision dans notre vie, nous aurons ensuite besoin de notre VOLONTE pour nous aider à persévérer et à atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé. Cette VOLONTE est donc non seulement indispensable mais aussi très bénéfique.
Ainsi, je ne peux pas perdre 20 kilos si JE ne le veux pas vraiment. Moi, et pas mon conjoint ou mes parents ou mon médecin. JE VEUX. C’est plus fort qu’un simple souhait ; et ensuite je mets tout en œuvre pour obtenir ce que j’ai décidé d’avoir : santé, maison, travail, conjoint, etc…
Quelle différence peut-il y avoir entre VOLONTE et VOULOIR ?
Le VOULOIR, pour moi, est une sorte de forcing que nous faisons. Je vais employer mon VOULOIR, cet
entêtement non raisonné, pour tenter d’obtenir quelque chose dont la possession ne dépend pas de moi. Si je veux par exemple que telle personne soit amoureux ou amoureuse de moi, cela n’entre pas dans le champ de pouvoir de ma volonté, puisque la décision, le choix lui appartient. Heureusement, chacun d’entre nous dispose du libre arbitre, et donc nous perdons notre temps et notre énergie à vouloir que notre mari cesse de boire, que notre mère guérisse, que notre ex nous revienne, etc. Tout cela leur appartient en partie.
Parfois aussi, nous exerçons notre VOULOIR en nous acharnant à obtenir un bien (une maison par exemple) bien précise, alors qu’une autre nous attend, sans aucun doute, ailleurs, plus adaptée encore à nos besoins, mais que nous ne découvrirons jamais tant nous sommes obnubilés par l’achat de cette maison précise.
Et le LACHER PRISE ? De quoi s’agit-il exactement ?
Cela signifie-t-il que nous ne devons plus nous occuper de quoi que ce soit et laisser les choses aller à vau-l’eau ? Lorsque je lâche prise, vais-je cesser pour autant de faire le ménage chez moi sous prétexte que je n’aime pas vraiment cela ?
Dans ce cas-là, il s’agirait de LAISSER ALLER, ce qui n’a rien à voir en fait.
J’aime utiliser l’image suivante : si je me trouve dans une rivière tumultueuse, j’ai plusieurs façons de réagir :
- je décide de nager (exercice de VOLONTE) ou de ne rien faire tant je suis découragée et effrayée (LAISSER ALLER), et je risque alors de me noyer.
- Si je décide de nager et de me rendre sur la jolie plage située à cent mètres, mais à contre-courant, je vais me trouver dans le VOULOIR, et m’épuiser dangereusement à persévérer dans un choix qui n’est pas vraiment judicieux.
- Si je décide de nager dans le sens du courant, je suis en même temps en train d’agir (VOLONTE) et de LACHER PRISE : aller dans le sens du flux de la vie.
D’après ce petit exemple, il apparaît clairement que nous avons tout intérêt à développer notre VOLONTE (tout comme le sportif développe ses muscles), et à découvrir le LACHER PRISE.
De nombreuses techniques de relaxation, de sophrologie, de yoga, de méditation ou de prière sont utilisées pour atteindre ce fameux LACHER PRISE qui nous permet de ne plus offrir de résistance aux perturbations de la vie, sans pour autant baisser les bras et abandonner.
Lorsque nous lâchons prise, nous commençons par ACCEPTER la situation telle qu’elle est (maladie, tempête, divorce, chômage…) afin de libérer toutes les tensions corporelles et psychiques qui nous limitent.
Une fois cette acceptation faite – ce qui est la partie la plus « difficile » de tout travail sur soi ou de toute thérapie – nous pouvons alors nager et non plus nous débattre dans tous les sens jusqu’à la noyade.
Il est de plus en plus question depuis la sortie du DVD et du livre « le SECRET » de Rhonda BYRNE, de la fameuse Loi d’Attraction qui existe de toute éternité et que nul n’a bien sûr inventée.
Si nous admettons, parce que nous l’avons remarqué dans notre vie quotidienne, que nous attirons davantage de personnes et de situations positives lorsque nous sommes positifs, et inversement davantage d’ennuis et de personnes désagréables ou violentes quand nous sommes de mauvaise humeur, nous pourrons décider de nous focaliser sur l’aspect positif des choses et attirer ainsi à nous toujours plus de bonnes choses.
Mais une mauvaise compréhension de cette Loi d’Attraction risque de nous faire basculer dans le LAISSER ALLER (l’Univers se charge de tout et je m’en lave les mains !) ou dans le VOULOIR : je VEUX ABSOLUMENT telle chose précise.
Or, le secret de ceux qui utilisent consciemment et avec succès la Loi d’Attraction est de savoir ce qu’ils veulent, puis de LACHER PRISE sur les moyens d’obtention ou d’atteinte de cet objectif tout en agissant dans la joie et la certitude que l’Univers le leur apportera d’une façon ou d’une autre.
Le LACHER PRISE est donc la clef, le pivot de toute guérison physique ou morale, de toute évolution, de toute réussite. Et c’est la raison pour laquelle vous en entendez souvent parler.
C’est aussi la raison pour laquelle j’en ai fait le fondement de mon Cours hebdomadaire que vous pouvez trouver dans la Méthode VISUAL-POSITIF©. Vous y découvrirez les moyens de réellement LACHER PRISE et de faire CONFIANCE en la Vie, puisque l’un ne va pas sans l’autre. (Voir le site http://www.visual-positif-sante.com)
Danny KADA, thérapeute et coach de vie
www.visual-positif-sante.com
Retrouvez Dany KADA , notre Mme psy-coach, dans notre forum!
LE CÉLIBAT À LA ST-VALENTIN
En ce mois de St-valentin, il était évident que l’on consacre notre dossier psychologique au célibat!
Quand bien même on vous assène depuis toujours dans Tépaseul qu’il ne suffit pas d’être seul pour se sentir seul car même en couple, il est des solitudes extrêmes, être seul sentimentalement peut sans conteste être une source de lamentation dans sa vie privée.
Un fait de société
Mais pourquoi, alors que la communication via les technologies de pointe se développe de plus en plus, y a t-il autant de personnes seules quel que soit l’âge, la condition socio-professionnelle et le sexe ? Pourquoi le célibat n’est-il plus l’apanage des gens timides et peut-être même défavorisés physiquement?
Il existerait 100 millions de célibataires dans le monde, et d’après les chiffres de l’INSEE, près de 18 millions de personnes seules en France (dont 4 millions en ile de France). Ceci dit, les chiffres restent aléatoires, car le célibat est très difficile à quantifier: l’Insee ne prend en compte que les personnes non-mariées, donc sont incluses dans ces chiffres les pacsés, et les concubins. Ce qui réduit considérablement le chiffre officiel de célibataires français, sans le rendre anodin pour autant.
2 types de célibat
Il y a le célibat subi, celui des “célibattus” et le célibat recherché, celui des célibattants”
Les “célibattus”
Dans ce premier cas, le célibat est forcément mal vécu. La fête de la St-Valentin vient souvent rajouter de la
culpabilité au fait qu’on soit célibataire une fois de plus cette année. Certains comptent les années de solitude, d’autres les échecs: Sophie, comique de 34 ans, a accroché à sa porte d’entrée chez elle une pelle et un rateau: sur le rateau sont indiqués les dates et prénoms des garçons avec lesquels elle s’est pris un rateau, et sur la pelle, toutes les fois où elle en a roulé, des pelles! La juxtaposition des deux réalités indique qu’en plus de prendre beaucoup de recul sur son état, Sophie reste consciente que tout échec comme tout succès remplit une vie et continue de faire grandir!
Il est vrai que d’une fête commerciale, peut s’accroître le phénomène d’une psychose ambiante: “Il y en a marre de tous ces couples qui s’affichent dans les pubs, sur les bus, les écrans tV et les magazines de presse! Comme s’il était absolument nécessaire d’avoir quelqu’un dans sa vie pour se sentir considéré!”
Cette notion revient en effet assez souvent dans le célibat: pourquoi nous fait-on sentir à ce point qu’on est différent des autres quand on est célibataire? Bridget Jones avait commencé à briser le tabou au cinéma, mais visiblement, cela n’a pas suffi à faire des émules: les célibataires ont souvent honte de leur état, au point de redouter les réunions familiales pour ne pas avoir à affronter les sempiternelles “alors, tu nous le présentes quand ton prince? Et toi, tu t’y mets quand à faire un petit?”
S’il est vrai que s’afficher en couple témoigne d’un pseudo équilibre affectif, être seul inquiète.
Que celles qui ne se sont jamais méfié d’un homme de 40 ans beau, gentil intelligent et riche MAIS seul lèvent le doigt!
Si, si, on vous le dit, être seul socialement traduit dans la pensée collective un manque de maturité, un égoïsme exacerbé voire une faille quelque part: problème sexuel? Obsessions miultiples?
Et pourtant non, il s’agit la plupart du temps d’un simple fait de société et d’une réalité socialement explicable.
Les “célibattants”
Dans ce second cas, ce sont souvent les moins de 30 ans qui se veulent solitaires: les années d’études s’allongeant, si à 25 ans, on n’a pas trouvé l’âme soeur, on ne pense plus depuis longtemps à coiffer Ste-Catherine, mais bien à faire la fête avec les copains pour trinquer au célibat!
Les personnes qui choisissent le célibat l’assument parfaitement. Ils ne cherchent en aucun cas à s’investir dans une histoire d’amour officielle qui leur couperait l’élan de leur vie professionnelle. Souvent, ces personnes savent “qu’elles ont le temps” de s’installer avec quelqu’un, et préfèrent alors vivre leur jeunesse pleinement en voguant d’aventure en aventure et construire leur carrière plutôt qu’à se fixer avec une même personne.
Les plus de 30 ans quant à eux sont de plus en plus classés dans la catégorie des solos du fait des divorces qui se démultiplient. Là encore, certains préfèrent s’orienter vers une longue période de célibat pour se recentrer et se retrouver un petit peu. Aurélie se souvienbt avoir vécu une année de parfaite insouciance juste après son divorce: “J’avais beau avoir la garde dema fille et erster une maman-modèle, j’ai eu envie de rattraper tout ce que mon 1er mari ne m’avait pas fait vivre. Allant de rencontres en rencontres, j’ai appris à connaître des hommes merveilleux: j’étais très Claire avec chacun d’eux, je ne souhaitais pas me fixer, juste me saouler d’émotions! C’est comme ça que j’ai connu Benjamin, sur un élan impulsive de profonde désinvolture! Aujourd’hui, nous sommes mariés depuis trois ans et s’aime plus que tout au monde!!”
Il existe cependant de vrais résistants: ceux qui ont décidé coûte que coûte qu’il valait bien mieux rester seul plutôt qu’être mal accompagné! Et là, nous disons chapeau! Car ö combien nombreuses sont les personnes qui, sous prétexte de ne plus être seules se casent avec le premier venu au prix de bien des concessions et des déboires?
Marc nous dit “ Fuir le célibat n’est en effet pas une bonne solution! L’affronter est autrement plus courageux, car c’est respecter sa dignité que de ne pas s’engager avec quelqu’un pour qui on ne vibre pas”
Et là j’entends battre le petit coeur éreinté de bien des personnes qui ont commis l’erreur de se fixer à la va-vite, pour ne pas avoir à affronter en solo justement la sacro-sainte St-valentin.
“Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis!”
Que toutes celles qui ont le sale défaut de s’accrocher désespérément à un homme fassent de cet adage le-leur au quotidien.
Cette notion est essentielle!
Un homme va plus communément fuir une femme qui s’attache trop à lui que la solliciter. Une femme qui affiche une certaine retenue, un mystère, qui n’en dit pas trop sur elle et ne laisse percevoir aucun projet d’action au début d’une histoire d’amour, aura mille fois plus de succès qu’une amoureuse éplorée qui bombardera de textos l’élu de son coeur. Car l’homme est ainsi fait et aussi vrai que le monde est monde, l’homme est…homme!
L’homme devine quand la femme est à la quête d’un amour
Une femme célibataire fait un peu peur aux hommes, car de toute évidence, elle cherchera à se fixer avec lui
contrairement à une femme déjà engagée sentimentalement. D’aucuns avoueront lors d’une soirée avoir été plus excités à l’idée de séduire une femme mariée plutôt que la célibataire de la soirée.
Mais s’il est vrai qu’afficher une désinvolture séduit énormément les hommes, il est tout aussi bien de très rapidement afficher ses attentions si l’on est sincèrement éprise, car seule l’honnêteté est payante dans une histoire d’amour.
Soyez avant tout vous-même
On ne le dira jamais assez: avant de rencontrer l’âme soeur, il faut avant tout se sentir bien avec soi-même et ne surtout pas tout attendre de l’Autre. Le bonheur vient de l’intérieur: c’est cellui qu’on se bâtit jour après jour en apprenant à bien se connaître soi-même. Une des raisons de l’existencxe de ce magazine est justement de vous aider à vous rapprocher de vous-même en vous présentant diverses techniques de connaissance de soi. Quand on se connaît bien, on sait ce qu’on ne veut plus à défaut de savoir ce qu’on veut vraiment.
Quelqu’un de structuré intérieurement dégage une lumière bien plus puissante que celle ou celui qui attend de l’autre qu’on la (le) révèle. Il est vrai que c’est loin d’être evident pour chacun, apprendre à se connaître peut demander toute une vie, mais se résoudre à ne plus dépendre de l’autre pour construire son bonheur peut faire gagner des années.
En étant structuré, vous gagnez en confiance en vous, en gagnant en confiance en vous, vous éloignez toute forme de jalousie, puisque la jalousie n’est rien que la projection de son propre manqué de confiance sur son partenaire, et vous évitez surtout de tomber dans bien écueils sentimentaux.
Apprendre à écouter l’Autre tu devras
Vous verrez qu’en apprenant à vous centrer, vous n’aurez plus le même besoin de parler de vous, rien que de vous.
Voyez un peu autour de vous les dégâts commis par toutes ces personnes trop tournées vers elles-même qui ne font que lancer des appels au secours (“regardez-moi un peu!”), les fameux individualistes qui ne sont que le fruit d’une société occidentale en mal de repères: pour déjouer cela, apprenez à avoir le sens de l’écoute. Intéressez-vous à l’autre vraiment, prenez-le en consideration. Touché par tant d’intérêt porté,il ou elle vous le rendra bien.
Être célibataire un jour, en couple le lendemain
Ne vous formalisez pas si vous êtes célibataire actuellement! Rien n’est immuable, tout bouge et évolue. Engagez-vous dans une aventure sentimentale seulement si le coeur vous en dit. Ne soyez pas amoureux que de l’amour, soyez surtout amoureux de l’objet de cet amour!
Oser… oser!
Vous pouvez très bien avoir le coeur qui bat pour un inconnu dans la rue, chez votre boulanger, ou dans le metro. Il suffit parfois de savoir écouter son coeur et d’oser aller vers l’autre: prendre n’importe quel prétexte pour entrer en communication avec quelqu’un de façon frontale et pas seulement par le biais d’internet. Vous êtes timide? Vos rougeurs, gages de votre sincérité, seront charmantes si vous abordez une personne en lui significant à quell point elle vous trouble.
Prendre le contre-pied de la St-Valentin
Qui a dit que la st-Valentin était la fête des couples seulement? Elle est la fête de l’Amour avant tout: ce
soir-là, si vous êtes célibataire, faites la fête entre copains célibataires ou bien célébrez-vous, dorlotez-vous et montrez à vous-même que vous vous aimez! Tout sera bon pour vous le prouver, faites ce que vous préférez faire dans la vie, la soirée est à vous!
Karine TUZET
À savoir: Un site sympa à consulter: “Les celibataires.com”, tous les bons plans pour ne pas rester seul…
SAVOIR RÉSISTER AUX ACHATS COMPULSIFS
Quelle femme n’a jamais acheté, sans en avoir spécialement besoin, un objet une robe, un bijou, un
sac à main, une paire de chaussures… Juste parce que c’était une occasion à ne pas manquer ou parce que “cela pouvait servir” ? Souvent même, sans jamais avoir à utiliser l’objet en question par la suite ! Certaines remplissent leurs armoires sans comprendre “ce qui leur a pris”.
Mais la tentation est irrésistible : devant les vitrines des magasins, elles craquent, ne pouvant se contenter de regarder : il faut qu’elles achètent ! C’est plus qu’important pour elles, sinon, elles vont sans vouloir de ne pas l’avoir fait …
Dans notre société de surabondance, ces personnes ressentent un plaisir à dépenser l’argent qu’elles n’ont pas, juste pour le plaisir et surtout, pour satisfaire une pulsion qui les dépassent.
Qu’est ce qu’un achat compulsif ?
Un achat inutile ou utile d’objets, le plus souvent en plusieurs exemplaires. Se reproduisant d’une façon
permanente ou épisodique et survenant chez une personne ne pouvant pas se contrôler, est appelé achat compulsif. Ces épisodes de déséquilibre psychique ont été comparés à des accès boulimiques La frénésie incontrôlable d’achats est une pathologie en augmentation (1,1% de la population générale), qui touche principalement les femmes (80 à 92% des acheteurs compulsifs) d’après les dernières études.
Les acheteuses compulsives sont le plus souvent âgées de 30 à 40 ans, ont un bon niveau professionnel, scolaire ou universitaire.
La plupart du temps, les femmes achètent des vêtements, des chaussures, des bijoux, des objets de décoration, du maquillage etc…alors que les hommes préfèrent les disques, les objets multimédias, et pour les plus fortunés, les voitures et les antiquités.
On peut comparer cette frénésie d’achats à un besoin de drogue ou d’alcool. Ces personnes sont dans le même besoin et sous la même pression.
Comme dans toute addiction, ils ressentent cette euphorie qui les poussent à dépenser sans en avoir besoin et qui les rend heureux dans l ‘instant même. Puis ils se ressaisissent, se promettent de ne plus recommencer car ils sont conscients d’avoir fait des folies et recommencent de plus belle quelques jours plus tard. Au travers de ces achats compulsifs, la « victime » met en jeu l’équilibre familial tout entier dans la mesure où ces achats dépassent de loin les possibilités du ménage.
- Les achats imprévus ou compulsifs tiennent une large place dans la consommation moderne, entre 25% et 65% selon les chiffres du Credoc
- • 4 % de la population française souffre de dépenses compulsives. 90 % sont des femmes.
- • 54 % sont mariées et la moyenne d’âge des acheteuses compulsives est de 36 ans.
- • Les quatre principales dépenses compulsives concernent les vêtements, les chaussures, les bijoux et les produits de beauté.
- • La journée sans achat a lieu tous les ans, en Europe, le dernier samedi du mois de novembre.
L’endettement est l’une des conséquences de cette dépendance (83% des acheteurs compulsifs)
Dépression et trouble de la personnalité
Lorsque ces personnes se rendent compte des conséquences négatives de leurs achats excessifs, ils sont
confrontés au problème du contrôle de leur impulsion, ce qu’ils ne parviennent pas à réaliser. Le surendettement peut les pousser à chercher du secours et à consulter.
La compulsion des achats est présente chez 32% des dépressifs, qui accusent des sentiments d’infériorité et cherchent une compensation à une existence qu’ils voient comme médiocre.. C’est ce qui ressort d’une des dernières enquêtes effectuées sur ce sujet.
Les troubles de la personnalité sont présents, avec un type « proche de la personnalité borderline, qui est caractérisée par une impulsivité marquée, des émotions excessives, une instabilité des relations interpersonnelle, de l’image de soi et des affects » (J. Cottraux)
L’acheteur pathologique recherche l’émotion positive pour compenser une émotion négative, une frustration qu’il ne sait canaliser. D’où l’intérêt d’une aide psychologique
Ces achats compulsifs accompagnent généralement d’autres troubles tels que les obsessions, les compulsions, les TOC, les troubles de l’humeur et certaines dépendances.
Ces personnes doivent se faire aider psychologiquement par des thérapeutes qui ont l’habitude de traiter les problèmes de comportement et encore mieux, ceux qui sont spécialisés dans les addictions.
Il existe aussi des groupes de soutien, du style des alcooliques anonymes.
Dépression et achats compulsifs
Il est bien connu que certaines femmes se consolent de difficultés passagères ou d’une déception
amoureuse en allant faire du shopping .La mode les aidant à remettre constamment leur garde robes ou leur décoration intérieure en l’ordre du jour, elles croient calmer leurs souffrances en suivant la tension ressentie par le désir de posséder l’objet convoité. Cette possession agirait un peu comme un calmant momentané de leurs souffrances. Mais une fois l’objet acheté, le plaisir s’efface et la douleur revient…Il leur faut envisager un nouvel achat et retour à la case départ…
Les achats compulsifs sont comme la boulimie pour les aliments, c’est un besoin qui ne s’apaise jamais.
Le vecteur indispensable et qui permet de payer l’objet dont ces personnes ressentent un sentiment amoureux est l’argent. C’est en utilisant surtout les cartes de crédit (qui leur donne l’impression de faire en quelque sorte leurs achats sans culpabiliser sur le moment puisque le paiement leur paraît « virtuel », que certaines se mettent dans une situation financière désastreuse.. Pour « se faire plaisir à elles mêmes », ces personnes prennent souvent une revanche sur le passé, sur ce qu’elles ont interprété comme un manque d’amour, soit par des refus de tout ce qu’elles voulaient dans leur enfance, soit en épousant un mari qui contrôle d’une façon exagérée le budget qu’il consacre à sa femme, soit ce même mari qui, tout en lui donnant un budget correct, ne peut s’empêcher de culpabiliser sa femme constamment. En dépensant plus que la normale, cette femme se venge des souffrances que celui-ci lui occasionne…
D’où, encore une fois, l’intérêt pour ces femmes de se faire aider par des spécialistes car le problème même pour celles ci est un manque complet de confiance en elles et un manque d’amour. Ce qui permet de dire que sur le plan psychologique, la surconsommation vient d’un déséquilibre entre le rationnel et l’émotif; l’achat n’a donc pas de lien avec le besoin réel ou l’utilité du produit convoité.
Et surtout, ce n’est pas parce que nous parlons beaucoup des aspects psychologiques de ce phénomène, que
nous n’engageons pas la responsabilité des créanciers qui encouragent et facilitent indûment l’usage du crédit L’acheteur compulsif n’a pas ce qu’il lui faut, psychologiquement, pour se battre face aux pressions de notre société de consommation: la publicité et les techniques de vente, sont omniprésentes et agissent sur nous d’une manière insidieuse, ce qui fait que les personnes fragilisées par leur vie personnelle, n’arrivent pas à faire face.
Ces tentations deviennent pour eux des intoxications permanentes.
Pour y faire face, voici quelques astuces :
- Ne jamais faire les courses seuls(es).
- Se fixer un budget inférieur à ses besoins et s’y tenir un maximum.
- Prendre toujours le temps de réfléchir avant d’acheter l’objet convoité ( se donner une nuit pour y réfléchir)
- Travailler sur son image pour s’aimer telle qu’on est et non pas telle que la société veut nous habiller ou nous équiper. Faire qu’on nous aime pour ce que nous sommes et non pas pour l’apparence extérieure.
- Penser aux difficultés que nous fera vivre une carte bancaire qui vire au rouge.. Bien se dire que l’insatisfaction provoquée par le manque d’argent nous enlèvera tout bonheur suscité par cet achat.
- Bien contrôler ses achats quand les finances ne le permettent pas apporte plus de satisfaction que l’achat lui même.
- Et surtout, chaque réflexion qui permet de se dépasser nous fait grandir et nous éloigne du groupe des «acheteurs compulsifs ». Cette fierté là peut devenir pour chacun de nous aussi euphorisante que l’achat lui même. C’est nous dépasser et grandir. C’est bon pour notre égo.
Les achats compulsifs sur internet
• Le E-shopping : les sites de ventes en ligne ont explosé ces dernières années. C’est tellement plus facile
de faire des courses de chez soi, au chaud, derrière son écran, en un clic de souris et de dévaliser une boutique on line sans avoir à sortir son portefeuille ! Il y a tellement de choix, qu’en plus, on ne peut pas ne pas trouver l’objet qu’on recherche… Et ces sites qui vendent par enchères !!! Quoi de plus jubilatoire que d’être « celui » qui remporte la vente et en plus en faisant une affaire ! Attention danger pour tous ceux qui, soit à cause de problèmes psychologiques ou physiques, fuient la foule, les gens et qui trouvent là le plaisir qu’ils n’avaient pas avant l’existence d’internet…Ces personnes ont encore plus de mal à prendre conscience de ce qu’elles dépensent si elles ne tiennent pas leurs comptes bien à jour et surtout d’une façon très détaillée . Ne jamais oublier de bien mentionner ses dépenses sur son chéquier à chaque commande et faire ses comptes à chaque fois.
D’après une étude menée par le cabinet Harris Interactive, en octobre 2007, 55% des femmes âgées de 45 à 54 ans sont susceptibles de réaliser des achats compulsifs sur internet. Contre 38 % des hommes !
(Source www.buzzinessman.com )
A consulter :
www.debiteursanonymes .org
Chantal ROLLAND
Visuels:www.photo-libre.fr
CONSTRUIRE SON BONHEUR POUR MIEUX LE RÉPANDRE

Est-il possible de rendre les autres heureux ? Devons-nous sacrifier notre bonheur pour nous consacrer à celui d’autrui ?
Avons-nous le devoir de faire le bonheur d’autrui ?
Tout d’abord, avant même de se poser la question, il faut absolument apprendre à être heureux soi-même, à comprendre et à savourer son propre bonheur avant de vouloir faire celui des autres. Si vous avez en vous beaucoup de compassion, si vous êtes de nature à vous tourner vers les autres facilement, si vous avez le sens de l’écoute et êtes dévoué à l’Autre et que vous décidez de le rendre heureux mais en étant vous-même mal au fond de vous, vous lui dévoilerez un regard ou un visage triste et ne pourrez absolument pas laisser passer de message positif et rassurant. Il ne pourra pas se laisser envahir par le bonheur puisqu’il vous sentira triste au fond de vous, logique!
Travailler sur soi
Il faut donc, avant tout, travailler sur vous et avoir le courage d’être heureux, ce qui exige de vous une
vigilance de chaque instant, une volonté de ne jamais sombrer dans le découragement. Il faut apprendre à saisir les petits moments de la vie qui sont de purs bonheurs. Ces petits riens qui font qu’une douce sensation de bonheur envahit votre cœur: un magnifique coucher de soleil, un chant d’oiseau, un beau paysage, un joli sourire, un enfant qui vous tend ses bras, une belle musique, etc….Et tout cela ne se résume qu’en une petite phrase : AIMER LA VIE.
Si vous prenez conscience de la valeur de votre vie, si vous saluez avec amour chaque matin qui se présente, vous saurez dépasser les épreuves que la vie vous met sur votre chemin. Il est vrai que très souvent, être malheureux est plus facile que d’être heureux…On se laisse doucement noyer dans nos peines, on se complait à se laisser envahir par le poids de nos problèmes. Dans ces moments là, il est plus simple de se mettre en état de victime de la vie plutôt que de voir toutes ces richesses que nous avons tous au fond de nous, toutes ces possibilités que la vie nous offre de pouvoir rebondir, dépasser les obstacles qui sont sur notre route. Certes, les heurts, les malheurs, les manques, les départs, les absences nous paraissent souvent insurmontables, mais quand on a bien ingéré les lois du bonheur, on sait qu’on peut les dépasser en faisant confiance à la suite de notre vie. Il y a toujours un rayon de soleil après une averse. Les épreuves, la souffrance, sont sur notre chemin pour nous aider à « grandir ». Il est difficile pourtant de réfléchir ainsi lorsqu’on est en pleine épreuve, puisqu’on manque de recul et qu’on a tendance à dramatiser ce qui nous arrive. Grâce aux autres, à leur présence, à leur aide, à leurs conseils, on peut se sortir de nos ennuis.
Comprendre qu’on est le seul artisan de notre bonheur
Dans nos passages à vide, on envie le bonheur des autres sans même comprendre qu’on est seul à bâtir notre bonheur. Chacun est responsable de son bonheur et par ricochet, de celui des autres. Le Bonheur est contagieux et c’est lui que nous devons mettre en avant pour aider l’humanité. Il faut avoir le courage de saisir ce bonheur en nous faisant confiance, en croyant en ce que nous faisons. Le courage d’être heureux, c’est toujours garder l’espoir et ne jamais douter, même en pleine crise sociale et morosité ambiante; c’est lutter, c’est voir la vie avec sérénité, c’est avoir confiance en la vie, tout simplement. C’est garder confiance même quand nous nous sentons seuls ou abandonnés.
Avoir envie d’être heureux
Le courage de vouloir être heureux est le plus grand défi à relever pour soi, pour les autres. Il faut, chaque jour, travailler sur sa confiance en soi, sur ses propres possibilités et exploiter à fond ce que chacun d’entre nous a dans son esprit. L’art d’être heureux est le sort de ceux qui savent se battre contre vents et marées.
A partir du moment où vous choisissez de vivre votre vie, vous trouverez la solution pour la rendre belle et riche à vivre.
« On ne peut faire le bonheur des gens malgré eux », dit le proverbe. Le bonheur est affaire de volonté, de réflexion, de disponibilité morale, fruit d’un long exercice que personne ne peut faire à votre place. Nous savons tous que pour traverser nos moments de grandes difficultés, nous avons besoin de l’aide des autres, de leur écoute, de leurs conseils. Tout comme on a besoin des autres dans ces moments difficiles, nous avons aussi besoin que les autres soient heureux pour l’être pleinement. On ne peut être heureux seul, même si chacun a un chemin à suivre. On a besoin de donner, de partager, de faire plaisir et ce bonheur là vient du
bonheur de voir l’autre heureux. Une fois acquise la volonté d’être heureux, à nous de la partager et de la répandre comme une traînée de poudre sur notre entourage!
Les joies et les peines font partie de la vie. C’est en les partageant qu’on se sent vivre.
Il n’y a rien de plus beau que la vie. Elle a tout pour nous apporter du bonheur. A nous de faire en sorte de le ressentir et de l’intégrer complètement à notre vie.Et quand on a pris conscience de ce qu’il nous faut pour accéder au bonheur, on comprend, à ce moment là, que NON, on n’est pas SEUL puisque dans notre course au bonheur, on s’appuie aussi sur les autres. Finalement, on est tous ensemble sur le même vaisseau qui nous mène au même voyage…
Chantal ROLLAND
Visuels: http://www.photo-libre.fr
LES ANGOISSÉS DU DIMANCHE
Les « angoissés du dimanche » existent par milliers dans nos pays occidentaux…
Dès que le vendredi arrive, tout le monde est heureux à l’idée d’un week end de détente, sans travail et avec l’idée de ne faire que ce qui peut nous faire et plaisir, et dès que le dimanche arrive, nombreux sont ceux qui se retrouvent avec des angoisses inexpliquées, une « boule au ventre » qui les paralyse et un cœur qui bat plus fort qu’à l’habituel…L’angoisse est là, blottie au creux de votre estomac et vous maintient au chaud dans votre lit avec une paresse inexpliquée et sans même le plaisir pourtant de pouvoir trainer au lit…
Mais d’où vient donc ce ressenti que vous ne comprenez pas mais qui vous fait souffrir et redouter à ce point les dimanches ?
Il y a ceux qui, enfants, ont été traumatisés par les repas familiaux qui s’éternisent et lors desquels un ennui monumental se cristallise dans l’inconscient : le souvenir de cet enfant sur une chaise autour d’une table où le repas dure une éternité, au milieu de conversations qui ne l’intéressent absolument pas, les poursuit.
Ces enfants là, devaient s’adapter au monde et au rythme des adultes et craignaient les représailles qui pouvaient en découler en cas de rébellion.
Ceux qui, toujours enfants, n’avaient pas la chance d’avoir une famille pour s’occuper d’eux et qui trainaient leur ennui dans la rue ou dans leur chambre, seuls ou avec d’autres enfants qui tournaient en rond également.L’ennui des dimanches est souvent pour ces enfants devenus adultes, l’origine des crises d’angoisse du dimanche.
Il y a ceux qui, pour x ou y raisons, se retrouvent loin de leurs racines familiales, qui savent que le dimanche
est synonyme de réunions familiales et qui, par respect vis-à-vis de leurs amis, préfèrent rester seuls que les solliciter alors qu’ils sont en famille. Et si vous leur demandiez, tout simplement, si vous pouvez être de la fête ? Souvent un élément extérieur enrichit les conversations familiales car il vient poser un regard neuf sur les sempiternels sujets abordés depuis tant d’années !…Si l’ambiance familiale d’autrui vous rappelle combien la vôtre vous manque, opérez la mécanique mentale suivante : le bonheur est bon à saisir où il se trouve, si vos amis vous mélangent à leur famille, c’est que vous faites un peu partie de leur famille également ! Alors autant l’interpréter positivement et adopter cette famille de substitution comme une famille providentielle qui viendrait étouffer votre nostalgie. Et n’hésitez pas à appeler le matin-même la vôtre: c’est dans les libres témoignages d’affection gratuits qu’on récolte le plus de retour ! Et pour le moral, c’est toujours bon à prendre.
Il y a ceux enfin qui, heureux enfants car intelligemment occupés par leurs parents, se retrouvent adultes heureux le dimanche mais angoissés dès qu’arrive le soir car une nouvelle semaine de travail s’annonce. Aujourd’hui, vous êtes de plus en plus nombreux dans ce cas là. C’est d’ailleurs ce que les psychiatres et les professionnels des DRH nomment « le syndrome du dimanche soir ».
En effet, bien qu’ayant un bon poste, un environnement professionnel plaisant,une bonne entente avec les supérieurs ou les collègues, donc sans problèmes particuliers, vous ressentez un profond mal être à l’idée de reprendre le travail le lendemain. D’où angoisses, sautes d’humeur, trac, et inquiétudes…Vous vous couchez tardivement le dimanche soir en espérant que le film de la TV va vous changer les idées, en vain, puisque vous mettez du temps à vous endormir car vous ressassez vos angoisses, ou vous endormez vite et vous réveillez deux heures après pour ne plus vous rendormir. C’est un peu « le mal du siècle » suscité par des informations pas très encourageantes, une économie des moins sûres, un chômage de plus en plus menaçant. Une crainte de l’avenir tout simplement.
Mais, que vous fassiez partie de l’un ou l’autre de ces cas, ce qu’il faut avant tout, c’est vous dire que dans la mesure où vous allez bien, où vous avez un travail, des amis, de quoi vous loger, vous nourrir, vous ne
devriez absolument pas souffrir d’une angoisse qui n’a pas vraiment lieu d’être. Vous devriez prendre conscience de votre chance, la savourer et profiter de vos week-end pour faire tout ce qui vous fait plaisir. Le bonheur est simple, il faut juste savoir le saisir.
Et pour en profiter pleinement, il faut penser aux autres, à ceux qui souffrent, qui ont faim, qui n’ont plus de travail, qui sont seuls et sans avenir…C’est en prenant conscience de l’existence de bien plus malheureux que vous que vous ressentirez le bonheur d’exister et savourerez des dimanches agréables. Vous aurez envie de faire mille choses intéressantes, de ne plus perdre ces belles journées qui ne reviendront pas. Chaque jour qui passe est un jour en moins dans votre vie. Il ne faut pas gaspiller cette vie qui est si précieuse…
Et si vous commenciez, justement, par faire du bénévolat ou par vous occuper de personnes moins favorisées que vous ? Apporter du bonheur aux plus défavorisés, vous nourrira mentalement et vous détournera aussi de vos « angoisses du dimanche » puisque vous aurez le sentiment d’avoir accompli quelque chose de grand et de noble.
Chantal ROLLAND
Et pour ceux qui veulent une idée de sortie sympathique le dimanche, allez donc voir notre rubrique “bons plans” de ce mois de novembre…
Visuels: http://www.photo-libre.fr
LA RENTREE ET LA SOLITUDE
Avec la fin des vacances et le retour à la vie active, la rentrée est, pour certains, source d’angoisses et de
solitude. Vous pouvez vous sentir seul devant l’inconnu (pour ceux qui entrent dans une nouvelle société ou pour des étudiants qui changent de niveau, ou pour les mamans qui mettent leurs petits à l’école etc…). A chaque rentrée, on se doit de prendre de nouvelles décisions, de nouvelles orientations ou de nouvelles résolutions. Tout cela dépend du caractère de chacun et de ses possibilités à verbaliser ses angoisses. Pourquoi ressentir de la solitude ?
Tout simplement parce que face à toute nouveauté ou tout changement, certaines personnes commencent à paniquer, en ayant peur de cet inconnu et c’est alors qu’elles se sentent seules à vivre cette situation. Si vous faites partie de ces personnes et si vous vous retrouvez dans cette description, vous devez savoir que vous n’êtes pas seuls à ressentir ces angoisses. Beaucoup sont confrontés à ce type de difficultés et craignent d’ affronter les nouveautés, de voir de nouvelles personnes, de devoir se réadapter à de nouveaux locaux. Beaucoup se sentent très seuls face à cette nouvelle année de travail qui les angoisse, puisque c’est l’inconnu qui domine, et la perturbation de repères habituels.
La timidité et le manque de confiance en soi sont des facteurs qui accentuent ces craintes.
Les enfants et les étudiants sont au premier rang de ces ressentis puisque pour eux, le renouveau est souvent une transformation complète de leur quotidien. C’est toujours très inquiétant et angoissant tous ces changements qui interviennent brutalement dans une vie après une longue période de douceur de vivre et de détente.
Il faut prendre sur soi, se dépasser, oser aller vers les autres, se soumettre à une discipline d’adaptation.
Toujours vous dire que vous n’êtes pas les seuls à ressentir ces moments d’angoisse. Ensuite, il faut vous obliger à vouloir dépasser ces ressentis en vous disant que de toutes façons, vous finirez bien par tout gérer comme vous l’avez toujours fait jusqu’à présent. Prenez comme exemple vos dernières réussites. Et surtout, efforcez vous d’aller vers les autres. Vous romperez ainsi la solitude physique en même temps que la solitude psychologique. Les autres sont comme vous. Eux aussi craignent les nouveautés, l’inconnu, mais les affrontent et savent les gérer. Vous aurez envie de leur ressembler et comme vous ne vous sentirez plus seuls, vous aurez des forces insoupçonnées pour vous dépasser et ainsi affronter cette rentrée avec plus de sérénité. Vous finirez même par vous apercevoir que le renouveau, l’inconnu apportent des fois de bien belles surprises. Et tout vous paraîtra plus simple et plus facile que vous ne l’aviez imaginé jusqu’alors.
Bonne rentrée à tous.
Chantal ROLLAND
visuels:”http://www.photo-libre.fr”
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