1 Ma psycho à moi
PSYCHOLOGIE
PSYCHOLOGIE : Les addictions :
Docteur Philippe ARVERS : L’ALCOOL ET LES JEUNES
Les enfants entendent partout parler de l’alcool. Ils vivent au milieu de l’alcool : Lors de repas familiaux ou amicaux, à la télé, sur les publicités, dans les magasins, dans la rue. Ils grandissent et comme ils ont inscrit dans leur inconscient l’alcool comme étant un moyen festif et agréable qu’ils se doivent d’inviter plus tard lors de leurs soirées quand ils deviennent adolescents et c’est ainsi qu’ils finissent, au risque de flirter avec la dépendance, sans modération devant l’alcool.
Parmi les déterminants cliniques les mieux validés du risque d’abus d’alcool et d’alcoolo-dépendance figurent : la tendance à chercher des sensations fortes, la résistance aux effets de l’alcool et la consommation précoce d’alcool. Les jeunes aiment l’alcool et en consomment presque plus que les adultes.
Le Dr Philippe Arvers médecin épidémiologiste et addictologue, spécialisé dans les comportements des jeunes adultes avec la consommation d’alcool, de tabac et de drogue, vous met en garde contre les nouveaux comportements des adolescents.
« Nous sommes dans l’air du “binge drinking”. Cet anglicisme désigne la consommation d’une très grande quantité d’alcool dans un minimum de temps. Pratique très courante dans les pays anglo-saxons et nordiques, le “binge drinking” gagne du terrain en France. Alors que les générations précédentes consommaient de l’alcool en quantités raisonnables, à table et principalement du vin, aujourd’hui, il n’est plus question de dégustation mais plutôt de recherche d’ivresse avec des conséquences sanitaires et sociales désastreuses.
En rupture avec les générations précédentes, les jeunes ont été appâtés voire piégés par ces cocktails sucrées et sur alcoolisés. L’adaptation des alcools aux goûts des jeunes est responsable du rapport qu’entretiennent les adolescents vis-à-vis de l’alcool. Aujourd’hui, ils n’hésitent plus à ingérer de grandes quantités d’alcools forts et de bière pour atteindre rapidement des états ébriétés importants.
.
L’abus d’alcool touche toutes les couches sociales. Les intoxications au GBL (molécule chimique, contenue dans certains solvants industriels, destinés aux professionnels) recensées ces dernières années en sont la preuve. Cette substance qui peut être toxique et qui tend à remplacer l’alcool, se trouve très facilement en boîte de nuit, sur internet, ou dans les raves party. Apprécié pour ses vertus euphorisantes, ce solvant est beaucoup moins cher que l’alcool, d’où son succès auprès des jeunes.
Les études ont toutefois révélé que, parmi les facteurs associés à l’ivresse et à la dépendance, on retrouve beaucoup plus d’enfants de familles aisées. Ces derniers ont plus d’argent de poche et par conséquent plus de pouvoir d’achat et d’où leur facilité à se procurer de l’alcool.
“binge drinking” oblige, les jeunes, n’ont plus de limites. Ils consomment de grandes quantités d’alcool (5 verres et plus par occasion), en des temps records. Pour les ados, fin de semaine et fêtes riment avec alcoolisation à outrance. Si officiellement la vente d’alcool est interdite aux mineurs, dès 14-16 ans, beaucoup d’adolescents consomment des boissons alcoolisées dans les bars, en achètent dans les grandes surfaces ou se réunissent à leur domicile pour des fêtes dangereusement alcoolisées. A l’âge de 16 ans, plus d’un garçon sur 10 (13%) et plus d’une fille sur 15 déclarent avoir eu au moins 6 épisodes de “binge drinking” au cours des 30 derniers jours. L’alcoolisation de la jeunesse devient donc un enjeu majeur !
De nombreuses études ont démontré que la part de la génétique a autant d’influence que le milieu et l’environnement. On estime qu’il y a une héritabilité de la dépendance à l’alcool, au tabac et aux autres drogues. Cette transmission inter familiale est de 60% pour l’alcool et le tabac, de 70% pour la cocaïne et les stimulants et de 40% pour les hallucinogènes. En ce qui concerne les conséquences de l’alcoolisation pendant la grossesse, nous n’avons pas de recul suffisant pour analyser les répercussions sur l’adolescent. Il est toutefois certain que l’alcoolisme de la mère a des effets sur la santé et sur le rapport de l’enfant à la boisson ».
Nous avons voulu vous communiquer un extrait du site du Docteur ARVERS pour que vous y trouviez l’envie d’aller le lire de plus près car il renferme des informations très intéressantes :
« L’expérimentation précoce de l’alcool, c’est-à-dire avant 13 ans, est souvent mise en avant comme un facteur de risque. Ce comportement est en effet associé à d’autres comportements comme les ivresses, la consommation de tabac ou de drogues illicites. C’est donc comportement qu’il importe de mesurer dans le temps et d’expliquer autant que possible.
Avec le soutien de l’Ireb, le docteur Philippe Arvers a entrepris d’analyser simultanément les principales enquêtes conduites auprès des jeunes depuis une quinzaine d’années en France (données INSERM 1993 et ESPAD 1999-2003-2007).
|
Base |
ENADO93 |
ESPAD99 |
ESPAD03 |
ESPAD07 |
Total |
|
garçon |
1588 |
2242 |
2174 |
2308 |
8312 |
|
fille |
1607 |
2134 |
2322 |
2410 |
8473 |
|
Total |
3195 |
4376 |
4496 |
4718 |
16785 |
Il s’intéresse plus particulièrement à la consommation précoce, à ses facteurs associés ainsi qu’à ses facteurs de vulnérabilité.
L’analyse du docteur Arvers montre pour sa part qu’après l’expérimentation de l’alcool, la première ivresse et l’expérimentation du tabac et du cannabis surviennent au cours de l’année suivante. Ainsi, plus tôt on consomme de l’alcool, plus tôt surviendra la première ivresse et plus tôt sera fumée la première cigarette (ou le premier “joint”). L’alcoolisation précoce est corrélée avec de nombreux comportements (ce qui ne signifie pas qu’elle en soit la cause), notamment : la consommation régulière d’alcool et de cannabis et les consommations ponctuelles à risque (cinq verres et plus en une seule occasion). L’expérimentation d’autres drogues illicites et les ivresses répétées sont également associées à une alcoolisation précoce.
Facteurs de risque associés à une alcoolisation précoce
|
|
Risque |
|
Ivresses régulières |
augmenté de 39% |
|
5 verres d’alcool ou plus par occasion |
augmenté de 28% |
|
Cannabis régulier |
augmenté de 68% |
|
Expérimentation d’autres drogues illicites |
augmenté de 80% |
|
Ivresse précoce (moins d’1 an après la première prise d’alcool |
multiplié par 9 |
Ces phénomènes sont plus fréquents chez les garçons. En revanche, la consommation précoce d’alcool n’est pas associée à la consommation quotidienne de tabac.
Source : LA LETTRE D’INFORMATION DE L’IREB - N° 38 / Janvier 2010
Les conséquences :
Développement d’une alcoolodépendance
Ralph Hingson et al. (2006) ont montré qu’une alcoolisation avant l’âge de 14 ans augmente le risque de développer une alcoolodépendance à l’âge adulte (78%) et dans les 10 ans qui suivent la première alcoolisation (69%),
Ina Koning et al. (2009) fait le même constat : une consommation précoce d’alcool est associée à un risque plus élevé d’alcoolodépendance 10 ans plus tard, et le recul d’une année de consommation réduit le risque d’alcoolodépendance de 14%,
Deborah Dawson et al. (2008) montre que le risque de développer une dépendance à l’alcool est multiplié par 3,8 lorsque la consommation d’alcool a lieu avant l’âge de 18 ans.
Atteintes du système nerveux central (SNC)
L’imagerie par résonance magnétique objective également l’atteinte du SNC de manière très fine, y compris chez les adolescents
atteinte globale,
Sandra Chanraud et al. (2006) montre que la perte de matière grise du cervelet et des régions frontales (perte de 20%) est d’autant plus importante que le contact avec l’alcool est précoce.
atteinte de la matière blanche et du corps calleux : les études de De Bellis en 2005 et Medina et al. en 2008 montrent une diminution du volume de la matière blanche au niveau du cortex préfrontal, chez des adolescents consommant de grandes quantités d’alcool.
Tim McQueeny et al. (2009) a fait passer une IRM à 28 adolescents de 16 à 19 ans : ceux qui avaient consommé au moins 5 (4 pour les filles) boissons alcooliques lors d’une soirée, dans les 3 mois précédents l’IRM présentent une diminution significative du volume de la matière blanche, au niveau du cortex frontal, des aires sous-corticales, du cervelet, du lobe pariétal, et du lobe temporal.
Ceci révèle ainsi les répercussions sur le fonctionnement cognitif : apprentissage, mémorisation et fonctions exécutives. Cela met ainsi en jeu la vie scolaire, universitaire et l’avenir professionnel des jeunes.
Le rôle central des parents :
Lors de la 35e Matinée de l’IREB, Marie Choquet, directeur de recherche à l’Inserm au sein de l’unité “Santé de l’Adolescent” (U 669) et présidente du comité scientifique de l’Ireb, a présenté une revue de la littérature sur ce sujet. Celle-ci montre d’ailleurs que les études sur le rôle des parents sont assez récentes et proportionnellement plus développées en Europe qu’aux Etats-Unis où c’est le rôle des pairs qui est plus souvent étudié. Un phénomène sans doute dû au constat de la prise d’autonomie des adolescents vis-à-vis de leurs parents, à l’idée que les pairs jouent un rôle plus important à l’adolescence ou à celle selon laquelle les parents n’ont plus d’influence sur leurs adolescents. Pourtant, les études pointent l’importance des parents bien au-delà de l’âge de la majorité.
Certains articles sont présentés dans cette rubrique.
Si le rôle des parents diminue pendant l’adolescence et celui des pairs augmente, il est toujours présent même à l’université : Abar et Turrisi (2008) ont montré que plus les étudiants percevaient que leurs parents cherchaient à savoir comment ils passaient leur temps libre, moins ils passaient de temps avec d’autres étudiants consommateurs excessifs d’alcool et moins ils buvaient d’alcool. Une implication élevée des parents dans la vie de leurs enfants est associée à des relations de moindre importance entre l’influence des pairs et la consommation d’alcool (Wood et al., 2004 ; Call & Labrie, 2010).
Parents, ados et alcool - France2 - 18 Janvier 2010
A visiter le site du Docteur ARVERS :
MA PSYCHO A MOI

photo-libre.fr
LE SYNDROME D’ALIENATION PARENTALE (SAP)
Nous avons trouvé intéressant de vous transcrire un extrait du site « acalpa.org » qui décrivent très bien ce syndrome qui n’échappe pas dans une famille où l’un des deux parents est un manipulateur pervers narcissique. Cet état est violent et important lors d’un divorce mais il existe également à un état latent dans une famille lorsqu’un des deux parents se trouve être un grand manipulateur pervers qui abaisse souvent son partenaire et le maltraite psychologiquement.
C’est pourquoi ce dossier est une suite évidente à celui du mois dernier sur les manipulateurs pervers narcissiques.
Si vous vous trouvez dans ce cas, n’hésitez pas à contacter l’association d’Yvonne PONCET BONISSOL dont nous avons parlée dans cette rubrique le mois dernier :
ASSOCIATION DE DEFENSE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL (A.D.C.H.M)
23 rue Nicolo

photo-libre.fr
75116 PARIS
Tél : 01 45 04 74 51
Voici donc l’extrait trouvé sur « acalpa.org » :
« Qu’est-ce que le syndrome d’aliénation parentale?
1.1. Définition
L’aliénation parentale est un processus qui consiste à programmer un enfant pour qu’il haïsse un de ses parents sans que ce ne soit justifié. Lorsque le syndrome est présent, l’enfant apporte sa propre contribution à la campagne de dénigrement du parent aliéné. (GARDNER2 et GARDNER3, §1)
Le parent aliénant est souvent un parent sur-protecteur. Il peut être aveuglé par sa rage ou animé par un esprit de vengeance provoquée par la jalousie ou la colère. (GARDNER2, § 14 à 17)
Il se voit en victime, injustement et cruellement traitée par l’autre parent dont il cherche à se venger en faisant croire aux enfants que cet autre parent a tous les torts. (LOWENSTEIN1, §15)
Dans des familles qui présentent des dysfonctionnements, le phénomène implique plusieurs générations. Le parent aliénant est soutenu par des membres de sa famille, ce qui renforce son sentiment d’être dans le vrai. (MAJOR, §53)

photo-libre.fr
Conséquences pour l’enfant
L’enfant est amené à haïr et à rejeter un parent qu’il aime et dont il a besoin. (FAMILYCOURTS, §3)
Le lien entre l’enfant et le parent aliéné sera irrémédiablement détruit (GARDNER3, §66) En effet, on ne peut reconstruire le lien entre l’enfant et le parent aliéné s’il y a eu un hiatus de quelques années (GARDNER_ADDENDUM2, §2)
Le parent aliéné devient un étranger pour l’enfant. Le modèle principal des enfants aura été le parent pathologique, mal adapté et présentant un dysfonctionnement. Beaucoup de ces enfants développent de sérieux troubles psychiatriques (MAJOR, §57)
Induire un syndrome d’aliénation parentale à un enfant est une forme d’abus. Dans les cas d’abus sexuels ou physiques, les victimes arrivent un jour à surmonter les blessures et les humiliations qu’ils ont subies. A contrario, un abus émotionnel va à coup sûr avoir des répercussions psychologiques et peut engendrer des problèmes psychiatriques pour le restant de la vie (GARDNER_ADDENDUM2, §2)
Les effets chez l’enfant victime du syndrome d’aliénation parentale peuvent être une dépression chronique, une incapacité à fonctionner dans un cadre psychosocial normal, des troubles d’identité et d’image, du désespoir, un sentiment incontrôlable de culpabilité, un sentiment d’isolement, des comportements hostiles, un manque d’organisation, un dédoublement de personnalité et parfois, le suicide. Des études ont montré qu’une fois adulte, les victimes d’une telle aliénation ont un penchant pour l’alcool, la drogue et présentent d’autres symptômes de mal être profond (FAMILYCOURTS, §19)
Le sentiment incontrôlable de culpabilité est provoqué par le fait qu’il réalise, une fois adulte, qu’il a été le complice malgré lui d’une grande injustice infligée au parent aliéné (LOWENSTEIN1, §13)
L’enfant aliéné risque de reproduire la même pathologie psychologique que le parent aliénant (GARDNER3, §66)

photo-libre.fr
Comment réagir ?
Il faut, tout d’abord, identifier le syndrome
Puis tenter une médiation aidé par des professionnels au courant de l’aliénation parentale.
S’il le faut, saisir le tribunal
Comment identifier un parent aliénant manipulateur ?
Dans son livre « Protecting your children from parental alienation », le Dr Douglas Darnall décrit le parent aliénant comme procédant d’un système fait d’illusions, où tout son être est orienté vers la destruction de la relation entre les enfants et l’autre parent (MAJOR, §28)
Pour le parent aliénant, avoir le contrôle total de ses enfants est une question de vie ou de mort. Il est incapable d’individualiser (de reconnaître en ses enfants des êtres humains séparés de lui) (MAJOR, §38 et

photo-libre.fr
39)
Le parent aliénant ne respecte pas les règles et n’a pas l’habitude d’obéir aux jugements des tribunaux. Il présume que tout lui est dû et que les règles sont pour les autres (MAJOR, §38 et 40)
Le parent aliénant est parfois sociopathe et sans conscience morale. Il est incapable de voir la situation sous un autre angle que le sien, spécialement pas sous celui des enfants. Il ne distingue pas la différence entre dire la vérité et mentir (MAJOR, §41)
Le parent aliénant cherche désespérément à contrôler l’emploi du temps des enfants lorsqu’ils sont chez l’autre parent. Laisser partir ses enfants équivaut à lui arracher une partie du corps (MAJOR, §45 et 46)
Le parent aliénant est très convaincant dans sa détresse et dans ses descriptions. Il arrive souvent que les personnes impliquées (police, assistants sociaux, avocats et même psychologues) le croient (MAJOR, §60)
Le parent aliénant feint de manière hypocrite de vouloir forcer les enfants à se rendre en visite chez l’autre parent (GARDNER2, §22)
Le parent aliénant n’est pas coopératif et offre une grande résistance à être examiné par un expert indépendant, qui pourrait mettre au grand jour ses manipulations (GARDNER1, §39 à 41)
Lors d’une évaluation, le parent aliénant peut montrer des failles dans son raisonnement. Celui-ci, fondé sur des mensonges et des illusions, s’avère parfois absurde ou non crédible (GARDNER1, §43 à 45)
Le parent aliénant soutient l’enfant dans ses allégations propres, sans égard pour leur degré d’invraisemblance (GARDNER1, §48 et 49)
Lorsque la présence de paranoïa est détectée, la victime du système se limite au parent aliéné. Au cours des litiges, la paranoïa s’étend à ceux qui défendent le parent aliéné (parents, avocat) (GARDNER1, §91 et 92)
Þ 2.1.1. Les comportements classiques d’un parent aliénant manipulateur
On observe souvent les mêmes comportements chez le parent aliénant qui sabote la relation entre les enfants et l’autre parent: (CHILDALIENATION, §2)
|
1 |
Refuser de passer les communications téléphoniques aux enfants. |
|
2 |
Planifier toutes sortes d’activités avec les enfants durant la période où l’autre parent doit normalement exercer son droit de visite. |
|
3 |
Présenter le nouveau conjoint aux enfants comme leur nouvelle mère ou leur nouveau père. |
|
4 |
Intercepter le courrier et les paquets envoyés aux enfants. |
|
5 |
Dévaloriser et injurier l’autre parent en présence des enfants. |
|
6 |
Refuser d’informer l’autre parent au sujet des activités dans lesquelles les enfants sont impliqués (match de sports, représentation théâtrale, activités scolaires…) |
|
7 |
Parler d’une manière désobligeante du nouveau conjoint de l’autre parent. |
|
8 |
Empêcher l’autre parent d’exercer son droit de visite. |
|
9 |
« Oublier » de prévenir l’autre parent des rendez-vous importants (dentiste, médecin, psychologue…) |
|
10 |
Impliquer son entourage (sa mère, son nouveau conjoint…) dans le lavage de cerveau des enfants. |
|
11 |
Prendre d’importantes décisions concernant les enfants sans consulter l’autre parent (choix de la religion, choix de l’école) |
|
12 |
Changer (ou essayer de changer) leur nom de famille ou leurs prénoms. |
|
13 |
Empêcher l’autre parent d’avoir accès aux dossiers scolaire et/ou médical des enfants |
|
14 |
Partir en vacance sans les enfants et les placer chez d’autres personnes que l’autre parent, alors que celui-ci est disponible et volontaire pour s’en occuper. |
|
15 |
Raconter aux enfants que les vêtements que l’autre parent leur a achetés sont laids et leur interdire de les porter. |
|
16 |
Menacer de punir les enfants s’ils appellent, écrivent ou essayent de contacter l’autre parent de n’importe quelle façon. |
|
17 |
Reprocher à l’autre parent la mauvaise conduite des enfants. |
Þ 2.1.2. Critères d’identification Dans l’étude de 700 cas de séparations conflictuelles au cours des 12 dernières années, on a pu observer la présence de 4 critères qui permettent raisonnablement de prédire que le processus d’aliénation est en route (BONE-WALSH, §1 et 24)
Comment identifier un enfant aliéné?

photo-libre.fr
Le parent aliénant confie avec force de détails à son enfant ses sentiments négatifs et les mauvaises expériences vécues avec le parent absent. L’enfant absorbe la négativité du parent et devient en quelque sorte son thérapeute. Il ressent le devoir de protéger le parent aliénant (MAJOR, §55)
L’enfant aliéné sent qu’il doit choisir le camp du parent aliénant. C’est lui qui a le pouvoir et la survie de l’enfant en dépend. Il n’ose pas se rapprocher du parent aliéné. Il racontera uniquement ce qui n’était pas bien durant le droit de visite. Un détail ou un incident isolé est monté en épingle par le parent aliénant, confortant l’enfant dans l’idée qu’il n’aime pas être avec l’autre parent (MAJOR, §48 et 50)
Les enfants aliénés entretiennent les mêmes illusions que le parent aliénant, dans un processus psychiatrique appelé la «folie à deux» (GARDNER1, §91 et 92)
Traiter la maladie au stade I (léger)
En général, la simple confirmation par le tribunal qu’il a la garde principale fait cesser la campagne de dénigrement du parent aliénant (GARDNER3, §22)
Þ 3.1.2. Traiter la maladie au stade II (moyen)
L’enfant a généralement créé un lien plus fort avec le parent qui a assuré la continuité. Il est dès lors logique de ne pas lui enlever la garde principale de l’enfant. Par contre, la menace de devoir payer une amende ou d’aller en prison peut suffire à remettre le parent aliénant dans le droit chemin tout en fournissant une excuse aux enfants leur permettant de ne pas trahir ce parent (GARDNER3, §29 à 31)
Þ 3.1.3. Traiter la maladie au stade III (grave)
Le seul salut pour l’enfant est le changement de garde. Le caractère définitif de cette mesure dépend du comportement du parent aliénant. Cette mesure doit être accompagnée d’un traitement psychologique d’autant plus compliqué que l’enfant ne veut pas coopérer (GARDNER3, §40)
Ce manque de coopération qui semble rendre impossible le changement de garde et la croyance très répandue qui veut qu’il ne vaille mieux pas enlever un enfant de sa mère ? dans le cas où elle serait le parent aliénant ? peu importe son degré de dérangement, explique la réticence des tribunaux à imposer une telle mesure (GARDNER3, §41)
Si le transfert des enfants directement chez le père s’avère impossible, on peut envisager le passage par un site de transition. Le programme de transition doit être suivi par un thérapeute mandaté par le court et à laquelle il doit avoir un accès direct concernant l’aide judiciaire et la production des ordonnances nécessaires au succès du plan (GARDNER3, §43) 3.2. Thérapie familiale dans le stade II (moyen)
(Résumé de l’article «Family Therapy of the Moderate Type of Parental Alienation Syndrome» de Richard A. GARDNER, 1999)
Þ 3.2.1. Bases de la thérapie
La thérapie doit être prise en charge par un seul thérapeute. Celui-ci doit rencontrer et traiter tous les membres de la famille afin d’établir les liens entre ce que chacun dit (GARDNER2, §3)
Le traitement doit être ordonné par le tribunal et le thérapeute doit être en communication directe avec le tribunal (via un avocat spécialisé par exemple) Le parent aliénant doit être informé du fait que toute obstruction au traitement et tout non-respect du droit de visite sera immédiatement rapporté au juge par le thérapeute. Le tribunal doit absolument appliquer les sanctions prévues (GARDNER2, §4)
Le thérapeute doit être familier des méthodes autoritaires et contraignantes. De plus, dans ce type de traitement, la confidentialité traditionnelle doit être modifiée. En particulier, il peut révéler, à sa propre discrétion, toute information apprise lors du traitement à des tiers tels que le juge ou les avocats des deux parties (GARDNER2, §5)
Þ 3.2.2. Les sanctions
Toutes les sanctions doivent être prévues et développées dans le jugement. Il est important que le thérapeute, mandaté par le tribunal, connaisse exactement les menaces qu’il pourra utiliser dans le traitement. Ces sanctions doivent être applicables sans difficultés afin de préserver la crédibilité du thérapeute (GARDNER2, §7)
Les sanctions possibles, par ordre d’importance: (GARDNER2, §8 et 9)
1. un rapport défavorable du thérapeute à l’adresse du tribunal 2. une réduction de la pension alimentaire 3. une astreinte 4. la menace de transférer la garde principale à l’autre parent 5. un séjour en prison
Þ 3.2.3. Conseils pour le traitement du parent aliénant
Ce parent suit souvent déjà une thérapie. Il a généralement le feeling pour choisir un thérapeute qui le soutiendra totalement dans sa cause et avec lequel il développe souvent une relation pathologique de type «folie à deux» Le tribunal ne doit pas interdire ce traitement mais imposer de suivre parallèlement le traitement imposé dans le jugement (GARDNER2, §11)
Typiquement, le parent aliéné va refuser d’être impliqué dans une thérapie imposée par le tribunal ou va, au contraire, faire preuve d’un grand intérêt tout en n’étant pas coopératif et en faisant tout ce qu’il est possible pour la saboter (GARDNER2, §12)
Le thérapeute doit faire son possible pour trouver un allié interne: un membre proche de la famille du parent aliénant qui se rend compte du fait qu’il va trop loin. La mère du parent aliénant fait un allié excellent, si le thérapeute arrive à l’enrôler. Elle peut amener le parent aliénant à lâcher prise en le persuadant que ses manouvres sont désastreuses pour les enfants. Un tel allié est difficile a trouver car chacun a peur de devenir lui-même la cible du parent aliénant (GARDNER2, §13) »
Pour en savoir plus :
www.acalpa.org/ressourcesbiblioth.htm
PSYCHOLOGIE

o http://www.omegatv.tv/video/16807190001/psychologie/profilspsy/manipulateur–comment-le-fuir
PSYCHOLOGIE : LES MANIPULATIONS PSYCHOLOGIQUES DANS LES COUPLES
Les pervers narcissiques, hommes ou femmes, utilisent les autres comme s’ils n’étaient que des objets. On se sent d’ailleurs rapidement comme une « marionnette » entre leurs mains, faisant des choses que nous n’aurions même pas osé imaginer (soit à l’encontre de notre morale soit de notre éducation). Outre le fait de manipuler, ce sont aussi des « torpilleurs psychiques » : ils pratiquent la douche écossaise ! Un jour, vous serez encensé, porté aux nues, vous êtes le joyaux de sa vie (mais ce ne sont que des sentiments simulés), pour mieux vous insulter par la suite, vous rabaisser plus bas que terre, traiter encore moins bien qu’un chien…
Mais là où la perversion se fait ressentir, c’est qu’ils justifient leur comportement en vous prouvant que tout est de votre faute. Leur pouvoir de persuasion est si fort qu’ils sont capables de vous faire renier vos convictions, de vous éloigner de vos proches et même de vous convaincre que c’est vous qui avez un problème.
De plus en plus de couples qui divorcent se trouvent confrontés à ce problème. Les manipulateurs pervers narcissiques qui terrorisent leur femme jusqu’à ce que celle ci rencontre dans sa vie une personne qui arrive à lui ouvrir les yeux ou tout au moins à l’envoyer vers un psy et là, tout s’écroule dans ce couple. La femme prend réellement conscience de sa douleur, de son mal être et fait tout pour fuir ce foyer qui mais les difficultés ne font que commencer. Chatouiller la susceptibilité d’un manipulateur pervers narcissique en se confrontant à lui, ne fait que réveiller son potentiel de « diableries », de méchancetés et de combat malsain.

photo-libre.fr
Il faut absolument que cette femme soit aidée psychologiquement, soutenue moralement et entourée juridiquement.
Seule, même la plus volontaire ne peut s ‘en sortir.
Nous disons « cette femme » car il y a plus de femmes que d’hommes tout au moins au niveau des couples, mais il faut savoir que les femmes manipulatrices existent aussi mais d’une façon plus subtile et le plus souvent moins destructrices aussi. L’homme se laisse un peu moins influencé que les femmes. Il a tendance à s’en sortir plus vite car une femme manipulatrice, donc sans affect, se repère plus vite chez l’homme, à quelques exceptions près.
C’est pourquoi nous vous apportons, aujourd’hui des conseils afin que chacun(e) de vous s’y retrouve et suive la bonne voie.
Dans notre rubrique « caractérologie », vous allez trouver la description du manipulateur pervers narcissique.
Et dans ce papier-psy, la description de la victime et ses moyens de défenses.
Tout d’abord, nous vous livrons l’interview que j’ai faite de Christel PETITCOLLIN. Elle a écrit un livre
formidable sur le sujet et s’est spécialisée dans ce domaine depuis 15 ans. C’est une personne que j’ai beaucoup appréciée par téléphone et qui a bien voulu faire partie de notre équipe de coachs à partir de février 2010.
Nous en sommes très fiers et lui souhaitons la bienvenue dans notre équipe.
- Christel Petitcollin est psychothérapeute, conférencière et écrivain. Passionnée de relations humaines, elle traite depuis plus de 15 années la manipulation sous toutes ses formes relationnelles.
« La manipulation mentale fait peur et fascine à la fois ! Elle est de plus en plus présente dans la vie quotidienne : chantage affectif familial, jeux de pouvoir au travail, domination individuelle dans le couple, forte influence d’un ami… Il existe une catégorie d’individus nuisibles et destructeurs dont le but reste le même à travers les siècles : satisfaire leurs priorités à nos dépens. Leurs techniques - simples et sophistiquées à la fois - sont d’une redoutable efficacité. Ainsi, de nombreuses personnes vivent une relation d’emprise ou de harcèlement sans même le savoir. Elles sont angoissées, stressées, désorientées, parce qu’un manipulateur dans leur entourage, tel un vampire, les vide de leur énergie. C’est pour ces victimes d’emprise et de manipulation au quotidien que j’ai écrit ce livre.
Et vous, Christel Petitcollin, qu’entendez-vous exactement par “manipulateur” ?
Premier trait commun à tous les manipulateurs : ils ont deux visages. “Le premier est celui de quelqu’un de très avenant, sympathique, attentionné, bref : au-dessus de tout soupçon, Le second, qui apparaît quand il retire son masque, est celui d’une personne morose, taciturne, sans joie de vivre.”
Quand on apprend à mieux connaître cette personne, on découvre également qu’elle est d’un naturel très stressé et impatient. Elle aime se montrer méchamment moqueuse et dévalorisante, elle est égoïste.
Ce sont des gens qui satisfont leur priorité à nos dépens. Ils n’ont aucun respect des autres. Ils les utilisent. J’aurais pu employer le terme de “pervers narcissique” pour les définir mais je n’ai pas souhaité utiliser cette expression dans mon livre ça leur donnerait trop de plaisir…Nous avons tous des tendances à la manipulation mais le vrai manipulateur n’a aucune capacité de remise en cause et d’empathie. Il n’est pas capable de voir la souffrance de l’autre. C’est une pathologie. Il y a une part de folie chez les manipulateurs. Mais attention, ces derniers sont responsables de leurs actes. Ils sont conscients de ce qu’ils font et le font même exprès..Il ne faut pas les considérer comme malades. Ils ont l’habitude de passer entre les mailles du filet et ne sont en aucun cas demandeurs de changement. Pour eux, ce sont les autres qui ont un problème. D’ailleurs, ils se moquent des psychologues et des thérapies.
Comment interprétez vous cette pathologie ?
Comme je vous l’ai dit, ce sont des enfants (des sales mômes) dans un corps d’adultes
Cette pathologie se développe durant l’enfance lorsque l’on se rend compte que les adultes sont bêtes et manipulables. La manipulation mentale devient alors un mécanisme de survie. La relation avec leurs parents est difficile.
Avoir une emprise sur les gens : voilà l’objectif des manipulateurs. Cela s’apparente à une secte. En général, ce “travail” d’emprise psychologique est assez long. Le manipulateur progresse étape par étape pour coloniser le mental de sa victime. En premier lieu, il met en place une stratégie de séduction. Il charme, observe, teste, flatte l’égo. Puis, petit à petit, il colonise votre vie. Il fait le vide autour de vous, vous brouille avec vos amis, mélange amical, professionnel, amour. Il se permet de juger. La période de séduction fonctionne jusqu’à ce qu’il soit sûr que la personne est sous emprise. Ensuite, il tombe le masque. Cela peut être lors de la première cohabitation, à la naissance du premier enfant ou bien, le soir du mariage.
En agissant ainsi, les manipulateurs cherchent à se faire prendre en charge. Ce sont des enfants, de sales enfants dans des corps d’adultes.
Comment peut-on éviter de se laisser prendre au piège d’un manipulateur ?
Tout d’abord, méfiez-vous des amitiés trop rapides et de ce qui parait trop beau pour être vrai. Arrêtez aussi de croire au prince charmant. Ensuite, jugez les gens sur leurs actes et non sur leurs dires. Un manipulateur ne tient pas vraiment ses promesses.
Jusqu’où un manipulateur peut-il aller ?
Ils peuvent être dangereux. Je pense que beaucoup de personnes violentes sont manipulatrices. Au-delà de la violence physique, il y a la violence verbale qui peut être très ordurière chez les femmes notamment. Mais ce qui les rend vraiment dangereux c’est notre manque d’autoprotection.
Qui peut être victime d’un manipulateur ?
Tout le monde peut être victime d’un manipulateur ! Tout simplement parce qu’il est très difficile d’être méfiant à chaque instant. Et puis, il y a chez le manipulateur une volonté délibérée de tromper son monde. A l’image des sectes, il va choisir des personnes, non pas fragiles, mais qui sont dans une période de faiblesse passagère, notamment à cause d’un deuil ou d’un divorce. Les personnes victimes sont en général optimistes, joviales, gentilles.
Comment réagit la victime ?
Elle est maladivement culpabilisée, s’excuse sans arrêt, s’auto-dénigre, change de caractère.
Comment peut-elle sortir de cette emprise ?
Il y a d’abord une prise de conscience de cette emprise. Les victimes réalisent qu’elles sont comme “droguées”. Voilà pourquoi le déconditionnement est très dur. Dans ces cas-là mieux vaut se faire accompagner par une thérapeute. Je conseille aussi fortement de couper définitivement les ponts avec le manipulateur. Ensuite, pour se reconstruire, il sera important d’être conscients de ses propres erreurs et de s’en servir pour grandir.. Mais en général, les personnes sous emprise ont un fond résolument positif. Le plus dur pour elles sera alors de se pardonner d’avoir été trompées.
Que devons nous faire face à des manipulateurs pour éviter d’être manipulés ?
Moins vous aurez peur d’eux, moins ils auront de pouvoir sur vous.
Croyez vous qu’il y ait autant d’hommes manipulateurs que de femmes manipulatrices ?
Ce n’est pas si simple mais je crois bien qu’une étude sur le sujet les estimait à 2 % de la population. Il y a sûrement plus d’hommes que de femmes. Mais beaucoup d’entre eux ne sont pas repérables. Surtout dans les milieux professionnels. En tout cas, aucun secteur n’est épargné. Il peut s’agir d’un conjoint, d’une mère, d’un frère, d’un patron… peu importe l’âge et le sexe. Selon moi, la manipulation n’est pas l’apanage des hommes. Il y aussi des femmes manipulatrices, mais elles sont moins brutales et vont moins loin dans leur manipulation (en général). Par ailleurs, pour un égo masculin, il est très difficile d’admettre qu’il s’est fait berner. S’il en a l’impression, il aura du mal à le reconnaître.
www.christelpetitcollin.com
“Echapper aux manipulateurs”
Christel Petitcollin
Editeur Guy Tredaniel
Consultez les librairies
Nous vous conseillons de lire notre rubrique « coaching » qui vous donnera plus d’informations sur Christel PETITCOLLIN.
Puis, nous connaissons tous YVONNE PONCET BONNISOL, la psy de Jean Luc DELARUE sur les petits écrans l’après midi, et elle aussi, s’est tellement intéressée de près à la manipulation qu’elle en a créé un blog, monté une association avec des renseignements très précieux que nous vous livrons ci dessous. Vous pourrez aussi lire la partie de son blog ayant attrait aux manipulateurs dans notre rubrique caractérologie.
Voici donc, d’après Yvonne PONCET BONNISOL le portrait de la victime qu’elle nous décrit au travers de son association, sur son blog :
Douée, consciencieuse, c’est un être tourné vers l’extérieur, qui n’hésite pas à donner.
Intelligente, pleine de vie, gaie, elle manque cependant de confiance en elle et s’épuise à tenter de plaire à

photo-libre.fr
tous et surtout à lui. Généreuse, elle ne peut se résoudre à sa perversité et cherche souvent des excuses à son bourreau. En partie à cause de son sens de responsabilités, elle n’hésite pas à se remettre en question à chaque remarque, à chaque critique. Petit à petit, elle perd le peu de confiance en elle, qui lui restait et dépérit.
Lorsqu’elle comprend qu’elle n’est pas à l’origine de tous les problèmes, et qu’elle se résout enfin à réagir, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.
La victime se remet constamment en question et ne comprend pas pourquoi elle est ainsi affublée de tous les maux s de la terre. Amoureuse, elle se sent trahie, mais cherche néanmoins longtemps à sauver la situation, à retrouver un état d’amour. Jusqu’à l’ultime prise de conscience qui la conduit à rompre. Mais à la différence de son bourreau, une prise de conscience (parfois aidée d’une psychothérapie) peut lui permettre de sortir de ce cercle vicieux.
Il y a deux sortes de victime : les victimes déprimées et en même temps agressives. Heureusement, car l’agressivité leur permet de rester « vivantes », et les victimes complètement broyées et qu’il faut alors porter.
Comment sortir de cet engrenage ?
Pour se sortir de ce cercle infernal, il faut d’abord l’affirmation de soi associée à un cadre juridique.
L’affirmation de soi nécessite une remise en question et une retrouvaille avec soi- même. Prendre la décision de se séparer de son partenaire est très difficile. Il faut en effet que les blessures de l’amour soient un peu cicatrisées et faut être convaincu que la rupture est inévitable. Quand on arrive à cette ultime décision, c’est que les autres se sont avérées inutiles parce qu’il est impossible de transformer cet homme qui ne se remettra jamais en question. L e harceleur estime n’avoir aucun besoin de changer. C’est pourquoi, il faut éviter les séances de médiation ou de thérapie familiale qui se soldent par un retournement de situation contre la victime. En effet, face au psychologue ou au médiateur, le bourreau se transforme comme par magie en victime. Il ne changera pas et ses capacités à séduire comme à manipuler auront toujours autant d’impact lors des premières rencontres avec les conciliateurs.
Pour sortir de cet engrenage, la seule arme est de recouvrer l’estime de soi afin de na plus être happée par cette séduction diabolique. Il faudra mobiliser toute son énergie pour quitter son statut de victime.
La justice sera une aide précieuse.
La justice :
Quand la victime aura fait le chemin nécessaire, elle conclura qu’elle n’a pas d’autre choix que d’envisager la séparation du partenaire pervers.
Ø La préparation de cette séparation doit se faire dans le secret absolu sous peine de voir le harceleur redoubler ou préparer un dossier destiné à contrer le vôtre qui sera un chef d’œuvre de perfidie. Attention, celui qui à démasqué un pervers devient la « bête à abattre ».
Ø Il est préférable de choisir un avocat spécialisé dans le harcèlement moral qui pourra vous défendre en toute connaissance de causes et connaît vos souffrances. D’autant que le pervers est dans le délit : il se rend insolvable. Il est mystérieux, hors norme. Il transgresse les lois, et tout lui est permis.
Ø Préparer un dossier claire, apporter des preuves indispensables : certificats médicaux, attestation de ceux

photo-libre.fr
qui ont été témoins des humiliations vécues.
Ø Dans le cas de violences physiques, consulter un médecin qui établira un certificat médical, accepter des ITT (Interruption Temporaire de Travail) indispensable pour que la plainte (non « main courante ») déposée au commissariat soit remise au procureur et prise en considération.
Ø La procédure de divorce pour faute paraît la plus adaptée. Il est indispensable de se constituer un dossier : attestation établissant des faits précis suite à des violations graves des devoirs et obligations du mariage, certificats médicaux, plainte, documents financiers (déclarations de revenus, tout document établissant le train de vie mené par le couple).
Ø En cas de séparation urgente (violences physiques), une requête à fin de divorce pour faute avec demande de mesure urgente est possible. La séparation de corps est alors décidée rapidement avec des mesures afin d’assurer le logement et les ressources financières pour la victime.
Coté finances : les pervers sont généralement très avares du moins avec leur famille et incapable de donner quoique se soit. En cas de séparation, ils se rendent insolvable grâce à des tours de passe- passe plus ou moins légaux. Il faut repérer ses transactions financières et photocopier tout ce qui pourrait donner des indications sur son mode de vie (occulte ou non) tant professionnel ou privé.
Merci à YVONNE PONCET BONNISOL
Bibliographie :
« Pour en finir avec les pervers de la famille » de Yvonne Poncet- Bonnisol (Edition Chiron)
Pour en finir avec les blessures de l’amour » de Yvonne Poncet- Bonnisol (Edition Chiron)
« Comment finir avec l’enfer familiale, et les enfants dans tout ça ? » de Yvonne Poncet Bonnisol.
« Le harcèlement moral » de M. France Hirigoyen (Edition Pocket)
« Ces mots qui tuent, ces mots qui soignent » de Christiane Kreilow (Edition Harmattan)
Contacts :
Pour tous renseignements complémentaires, ou simplement envie de parler, prenez contact avec l’association
Association de défense contre le harcèlement moral 23 rue Nicolo 75 116 Paris
Tél : 01 45 04 74 51
Antenne de l’association à Dijon
Tél : 03 80 58 48 89
www.adchm.org
PSYCHOLOGIE

PSYCHOLOGIE : LES REVES DES ENFANTS
o http://www.omegatv.tv/video/60521304001/famille/parent2/enfant–comprendre-son-sommeil
o http://www.omegatv.tv/video/61826192001/famille/parent2/enfant–quand-il-refuse-de-se-coucher
o http://www.omegatv.tv/video/61743727001/famille/parent2/enfant–la-peur-du-noir
o http://www.omegatv.tv/video/60466597001/famille/parent2/enfant–le-cauchemar–un-reve-d-angoisse
Une étude sérieuse de FNAC EVEIL ET JEUX que nous avons envie de partager avec vous, juste avant Noël, pour vous guider un peu…
Ça pousse à être curieux
Fnac éveil & Jeux révèle les rêves des enfants
Toujours à l’affût des tendances, Fnac éveil & jeux met en vedette les rêves des 4-11 ans à travers une
enquête réalisée en septembre par le Cabinet ABC+ : Les rêves des enfants.
A l’occasion de l’anniversaire de ses 20 ans, Fnac éveil & jeux a choisi de donner la parole aux enfants à travers une vaste étude répertoriant leurs rêves secrets. Menée du 21 au 30 septembre dernier par le Cabinet ABC+, l’enquête on line a mobilisé 300 enfants, répartis en 2 tranches d’âges distinctes (4-7 ans et 8-11 ans).
Très enthousiastes, ces derniers se sont volontiers prêtés au jeu des questions réponses, en offrant des témoignages touchants, amusants et étonnants.
Gravitant autour du thème fédérateur du rêve, plusieurs thématiques ont fait l’objet d’un focus particulier : la famille, les loisirs et les activités, l’école, l’environnement et la nature, les animaux, les jeux et jouets, les cadeaux, la profession future …
Au chapitre des rêves, les ordres de préférence varient également en fonction du sexe de l’enfant.
Si, par exemple, les filles accordent de l’importance aux animaux, les garçons sont davantage sensibilisés par les loisirs.
Les filles privilégient d’abord la famille (29%), les animaux (27%), les vacances (20%), les loisirs (17%), la nature et l’environnement (3%) et l’école (3%).
Les garçons choisissent d’abord les loisirs et les activités (33%), la famille (28%), les vacances (19%), les animaux (11%), la nature et l’environnement (6%) et l’école (3%).
L’étude « Les rêves des enfants » révèle également des évolutions et des changements dans leurs aspirations, avec un retour prononcé des valeurs traditionnelles de l’enfance.
Ainsi, la famille (rempart, cocoon, harmonieuse), l’univers ludique célébrant l’importance et l’attachement aux jouets et jeux de société, les activités de loisirs à l’extérieur, en famille ou avec ses petits camarades, les vacances agrémentées de grands voyages et les animaux (sauvages et de compagnie) occupent une place
de choix dans l’imaginaire des enfants.
• passer des vacances de rêve 13,8%
• exercer un super métier 13,4%
• avoir plein de jouets 11,5%
• avoir un animal de compagnie 10,2%
• faire des activités de grand 7,6 %
• avoir une belle maison 6,8 %
• avoir une belle voiture et des « rêves imaginaires » 6,8 %
• être une princesse 5,2 %
• avoir une vie de rêve 4,9 %
• être riche 4,6 %
Au regard des résultats de l’enquête, deux constats majeurs ressortent :
Réhabiliter le ludique dans le quotidien de l’enfant
Contrairement à certaines idées en vogue, il ne sert à rien de tenter de rendre les enfants adultes avant l’heure ! Les enfants revendiquent le fait de pouvoir s’amuser avec des jouets traditionnels (poupées, voitures, garages…) et des jeux de société. L’envie de jouer à sa guise, sans contrainte de temps, reste omniprésente dans le quotidien des juniors à la maison et en vacances comme à l’école.
Les jouets demeurent bien présents (en 2ème position des 4-7 ans, idem pour les garçons tous âges confondus, et encore en 4ème position pour les 8-11 ans !!).
Cessons de répéter à nos enfants qu’ils sont trop grands pour jouer, à fortiori quand la pression est bien forte par ailleurs.
Au-delà du jouet même, le mot « jouer » revient tout le temps dans la bouche des enfants, que ce soit pour les vacances idéales, les loisirs ou la famille.
Prendre conscience du besoin de l’enfant de jouer en plein air
Jouer à l’extérieur, profiter des parcs d’attraction, en famille ou avec ses petits camarades, remportent les suffrages des enfants. Comme pour les générations précédentes, s’amuser et respirer au grand air ont des attraits quasi magiques,
Paradoxalement, la nature et l’environnement se trouvent aux antipodes des rêves spontanés des enfants, traduisant un décalage avec le discours des adultes. Si l’on suggère aux juniors d’envisager la question, ceux- ci lui accordent tout au plus « une certaine importance ».
Enfin, l’école inspire peu les enfants… Leurs attentes portent surtout sur l’intégration du jeu au sein de l’espace scolaire et le fait d’avoir moins de devoirs ou de sanctions.
A noter également : les souhaits à connotation matérialiste (grande et belle maison, voiture sensationnelle…) ou sportive sont en perte de vitesse par rapport aux résultats des précédentes études menées.
Voilà une étude psychologique très intéressante de l’enfant dans son monde. Elle nous montre bien que celui ci a bien son monde à lui qu’il faut respecter et encourager afin qu’il puisse s’y construire à l’abri du monde des adultes qu’il côtoie tous les jours mais de l’extérieur. Ne les poussons pas à devenir adultes trop vite. Laissons les vivre leur vie d’enfant, de rêves et de jeux et jouets. En faisant cela, ils intègreront très bien et à leur vitesse le monde des adultes quand l’heure aura sonné pour eux !
Pensez à cela en choisissant leurs cadeaux de Noël !
Chantal ROLLAND
PSYCHOLOGIE

photo-libre.fr
o http://www.omegatv.tv/video/1620682612/famille/parent2/parent–quand-le-doute-nous-envahit
LE DOUTE
En navigant sur le site VIADEO, je me suis arrêtée sur une page que j’ai eu envie de partager avec vous et qui a été écrite par un coach - formateur Mr Aman BEJAOUI. Il nous parle DU DOUTE.
LE DOUTE, ce poison qui nous bloque et nous empêche d’avancer comme on le voudrait.
Voici donc ce qu’il en dit :
“Je n’aurai jamais assez d’une vie pour lire tous les ouvrages de développement personnel et y trouver ma clé ; temps que je douterai.
J’aurais beau participer à tous les stages de succès, jamais je n’avancerai tant que je douterai.
A quoi serviront les plans et les stratégies de succès, si je continue à douter ?

photo-libre.fr
Le doute : ce poison de l’esprit, qui est tant re-douté.
Sa force ? Il n’a pas besoin d’être absorber, il est déjà en nous. Il est gravé sur le revers de chacune de nos pensées.
Si vous vous dites ça y est c’est décidé : “Je crée mon entreprise”,
le doute vous dira “Oui et que se passera-t-il si tu échouais ?”.
Et vous, en bon humain vous lui répondez : “Je n’aurais plus d’argent,
je perdrai mon logement, je n’aurais plus de travail et je finirai par mendier !”…
Voilà le mal est fait, il a réussi à vous détourner sur ce que vous re-doutez. Au lieu de regarder votre route, vous avez focalisé sur votre doute. Il vous a fait regarder le mur dans lequel, tout droit vous irez.
Le doute est un processus normal. il nous aide à réfléchir, à penser à toutes les éventualités, au risques d’une action, au pour et au contre d’une décision. Bien sûr il nous rappelle les expériences du passé mais il nous reste le choix d’approfondir nos pensées. Nous avons le pouvoir sur nos pensées, apprenez donc à les gérer.
Pour vaincre le doute :
1) Acceptez-le, accueillez-le et ne cherchez pas à le combattre, car n’oubliez pas : il fait partie de vous, .

photo-libre.fr
.. il est vous !
2) Après avoir accepté (sincèrement) les conséquences d’un échecs et ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile, imaginez les conséquences d’une réussite. Que ce passerait-t-il si vous réussissiez ? - “J’aurais plus
d’argent, je pourrais encore mieux apprécier ma liberté, j’aurais une plus grande estime de moi, etc…”
2) AGISSEZ - c’est le meilleur remède contre le doute ; l’action.
C’est en agissant que vous saurez si vous vous trompez. C’est en agissant que découvrirez de nouvelles opportunités, de nouveaux alliés.
Imaginez que vous conduisez sur une route de campagne en pleine nuit. Vos phares n’éclairant pas à plus de 30 mètres allez-vous vous arrêter et attendre le soleil se lever ? … Voilà pourquoi certains réussissent et d’autres échouent. Audiard à écrit “Un intellectuel assis ira toujours moins loin qu’un imbécile qui marche !” - Je confirme !
3) Dernière étape : vérifiez puis ré-AGISSEZ ou ré-AJUSTEZ !
Que cette page vous fasse bien réfléchir et vous permette de travailler sur vous pour aller droit vers votre but et non pas en douter et le contourner.
Juste une gymnastique de l’esprit, une nouvelle façon de penser, un effort à faire pour transformer votre vie et enfin vous réaliser !
Bon courage et beaucoup de réussites !
Chantal ROLLAND
APPRENDRE A SE CONTROLER

photos-libres.fr
o http://www.omegatv.tv/video/10344083001/psychologie/emotions/emotions–comment-les-controler
LE CONTRÔLE DE SOI …
C’EST SAVOIR SE TAIRE LORSQUE MONTE LA COLÈRE
Qu’y a t il dans « contrôle de soi » ?
- le calme,
- la dignité,
- la sobriété,
- la conscience des autres.
Le contrôle de soi c’est …
- Maîtriser ses réactions.
- Suivre sa volonté, malgré les émotions.

photos-libres.fr
- Parler des choses qui ne vont pas avec calme.
- Écouter les autres.
- Montrer la même attitude dans la victoire ou la défaite.
- Rester en toutes circonstances agréable et juste avec les autres.
Attendre avant de parler ou d’agir
Manifester spontanément ses émotions dans la vie est une chose importante, essentielle quand ces émotions ont une dimension positive. Sinon, elles nous font parfois dire ou faire des choses que nous pourrions regretter. Nous vivons ensemble et nous devons tenir compte des autres, les respecter. Un vieux dicton dit : « Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler ».
Pourquoi faire ? Parce que le temps de tourner, on s’est calmé, on a eu le temps de réfléchir à ce que nous allions dire et à la façon de le faire ! L’idée n’est pas de ne plus avoir d’émotions (c’est impossible et ce serait triste !), mais que ce qu’on dit ou fait soit maîtrisé. On ne parle pas sans réfléchir, on n’agit pas sans contrôle. Car, comme le dit un autre dicton : « La colère est mauvaise conseillère ».
Avoir conscience qu’il faut se contrôler
Savoir se contrôler parait facile quand on est calme… c’est beaucoup plus difficile quand on est en colère, qu’on est triste, que l’on a envie de rien, ou que l’on a peur ! Or c’est à ce moment-là, bien sûr, quand

photos-libres.fr
l’émotion du moment occupe notre esprit, qu’il faut que l’esprit soit fort : être capable de reconnaître qu’on est sous l’influence d’une émotion, comprendre qu’il faut la maîtriser pour montrer une attitude digne, pour faire bonne figure aux autres. C’est important parce que, quand on est sous le coup d’une émotion forte, on ne pense pas en général à la façon dont les autres nous voient et ressentent nos réactions… et on risque d’autant plus facilement de
mal se comporter.
Une attitude de combattant
Les sportifs qui pratiquent le judo le savent bien :
Le contrôle de soi est une habitude à prendre. Le judo peut nous y aider parce que c’est une discipline de combat et que dans un combat, il faut contrôler ses déplacements et tout son corps, mais aussi ses émotions pour faire face à la situation. Le combattant maîtrise sa peur ou sa colère pour être efficace. Il reste calme dans la victoire comme dans la défaite, par respect pour les autres et parce qu’il sait qu’il y aura d’autres combats, d’autres victoires et d’autres défaites.
Être un combattant c’est avoir une attitude dans la vie. À la base de cette attitude, il y a le contrôle de soi.
Le contrôle de soi en compétition
La colère monte vite en compétition et il est très important de savoir la maîtriser : un judoka en colère,

photos-libres.fr
c’est choquant pour les autres, dévalorisant pour lui. Le moment de la défaite est difficile : les gestes ou les paroles de dépit, de frustration, montrent l’absence de contrôle de soi.
Si des grands champions qui viennent de tout perdre en un instant peuvent le faire, nous pouvons le faire aussi : relevons nous, retournons à notre place, rhabillons nous sans manifester d’humeurs, saluons simplement et sincèrement notre vainqueur et serrons lui la main qu’il nous tend. Si c’est vous qui êtes le vainqueur, votre sobriété et votre calme seront remarqués et appréciés. Les joies trop fortes font sourire…
(Source : Judo Magazine, janvier-février 2004)
Alors, prêts pour progresser dans ce sens et apprendre à vous contrôler ? Vous aurez tout à y gagner mais il est vrai qu’il faut un entrainement et une pratique régulière…tout comme le sport…
D’autant plus qu’il nous serait merveilleux de progresser car, je ne sais si vous l’avez remarqué, mais c’est très souvent face aux personnes que nous aimons le plus, avec qui nous avons une affectivité très forte, que nous perdons pied !!! Les émotions sont trop fortes, encore plus qu’avec un inconnu et se mélangent alors, la colère, l’égo, la panique, les sentiments, la peur, le stress etc, etc…
A ce moment là, essayons de repenser à ce qui est écrit plus haut…Et peut être que le temps de nous le répéter dans notre tête, plus le temps de tourner sept fois la langue dans notre bouche, peut être que nos émotions auront laissé place à une compréhension, un respect de l’autre, bref, un joli sourire !!! Peut être que….
La partie n’est pas gagnée mais nous allons nous y appliquer !
Et puisque j’en suis là, pardon à mon meilleur ami !!! Il se reconnaitra ! A mes proches qui ont à supporter mon manque de contrôle verbal quand je suis trop fatiguée ! Promis, je vais m’entrainer…Et le moteur de cet entrainement pour progresser et ne plus faire mal, c’est, bien sûr, l’Amour !
Chantal ROLLAND

photos-libres.fr
PSYCHOLOGIE

photo-libre.fr
UNE RENTREE BIEN REUSSIE
Que vous ayiez pris un nouveau chemin ou que vous continuiez le vôtre, dans le travail ou les études, la rentrée mérite des petits conseils pour bien l’aborder.

photo-libre.fr
Qu’il s’agisse de votre travail ou de vos études, la rentrée est souvent un moment un peu dur pour le moral : En effet, après l’été qui, pour beaucoup, est une saison synonyme de vacances, donc de liberté, il est temps de reprendre le chemin de vos activités.. Et ça, c’est souvent assez difficile. Il faut reprendre un rythme régulier, se refaire de nouvelles connaissances ou se réadapter à des relations qu’on ne trouve pas facilement faciles, et tout cela en très peu de temps et sans grandes transitions. Pour profiter de ce moment charnière, au lieu de le subir avec sans enthousiasme, sachez prendre connaissance de ces quelques conseils qui peuvent vous être bien utiles :
Pour avancer, il faut savoir trier. Repartir sur des bases nettes. Nous ressentons ce besoin de « faire le ménage » avant la rentrée : nouvelles coupes de cheveux, nouvelles fringues, nouveaux sacs, nouvelles fournitures, etc…(Avez vous remarqué comme les petits enfants, d’instinct, aiment préparer leur nouveau cartable avec leurs nouvelles fournitures ? Rappelez vous votre ressenti quand vous étiez petits et que vous prépariez la rentrée !!!). Avant le nouveau départ, on aime s’entourer d’ un peu de neuf. Mais on va rarement plus loin que ce nettoyage de surface. Or, pour bien profiter de la rentrée et attaquer l’année avec entrain, il faudrait faire le tri dans tous les domaines de sa vie et ce, selon une certaine logique : remettre à plat tous nos objectifs, faire un bilan pour savoir ce qui l’année dernière nous a aidé – ce que nous allons garder – et jeter ou transformer ce qui nous a freinés.
D’où l’intérêt de faire un bilan de toute l’année passée.
Osez prendre une feuille de papier et un crayon et faîtes une liste : d’un côté, le positif, de l’autre, le négatif.
Garder ce qui aide. Notez tout ce que vous avez réussi, ce qui vous a avantagé, comme une certaine méthode de travail, des lectures, un rythme bien précis, etc…
Au contraire, osez vous avouer tout ce qui, dans vos méthodes de travail, dans votre vie quotidienne, vos relations vous ont le plus handicapé et forcez vous à les renier pour pouvoir changer ces habitudes.
Ne visez pas trop haut dans les changements à effectuer : il vaut mieux au contraire y aller à petits pas pour ne pas créer un changement qui vous obligerait à gérer de nouvelles habitudes. Forcez vous à passer une sorte de « contrat » avec vous-mêmes. Donnez vous des objectifs et essayez de les atteindre et de vous y tenir. Quand vous verrez que votre nouveau comportement a des effets positifs, vous aurez envie de continuer et de faire de mieux en mieux. C’est toujours très valorisant de se donner des objectifs et de se forcer à les atteindre. Ca vous permet de prendre confiance en vous en vous découvrant. Faîtes ceci dans tous les domaines de votre vie. (famille, travail, scolarisation, amis, sentiments etc..)
Il est important de se créer un nouveau départ.
D’où l’importance de se créer un nouvel espace de vie et de travail, soit en changeant ses meubles de place

photo-libre.fr
ou en achetant des nouveautés ou en refaisant la déco etc…Pour vous mêmes, osez changer de look, de vêtements, de style, lisez des livres qui vous donneront des conseils pour acquérir plus de confiance en vous, forcez vous à aller vers les autres etc…
Chaque année est une nouvelle aventure qui ne ressemblera en rien à la précédente. Il n’y a donc pas de raison qu’après une année horrible, ou pas très agréable, vous ayez à répéter les mêmes erreurs. Il vous faut donc aller vers de la nouveauté.. Il faut que vous vous obligiez à ne voir les résultats que par vous mêmes et non pas en fonction des « on dit que… »Ce qui est désastreux pour les uns peut tout à fait convenir à d’autres.
Et si l’année passée a été une très bonne année pour vous, une fois votre bilan fait, vous pouvez continuer sur votre lancée. C’est que vous avez trouvé votre vitesse de croisière et que vous êtes sur le bon chemin.
Pour conclure, au lieu de voir la rentrée comme une période difficile en adaptation et contraintes de toutes

photo-libre.fr
sortes, voyez-la plutôt comme une chance de pouvoir faire un bilan qui vous permettra de ne plus refaire les mêmes erreurs et l’unique et chanceuse occasion de pouvoir prendre un nouveau départ…en vous disant que chaque échec est aussi une étape pour avancer si on sait s’en servir pour grandir.
Alors, bonne rentrée à tous, bon bilan et surtout bonnes réalisations de tous vos projets.
ANNA FORT
LA SÉPARATION PENDANT LES VACANCES

o http://www.omegatv.tv/video/18468913001/famille/parent1/parent–l-angoisse-de-la-separation
La séparation pendant les vacances est souvent vécue douloureusement pour la plupart d’entre nous. Il est vrai que pendant quelques semaines, les couples qui se séparent, se retrouvent dans des états de crainte, de peur, de jalousie, de solitude.
Bien à tort, certains extrapolent ce qui peut se passer sans eux dans la vie de leur partenaire. Une nouvelle rencontre, une soirée au clair de lune, les plaisirs de la plage, les corps plus ou moins dénudés des filles sous le soleil des vacances etc ;..
Quand ces pensées traversent l’esprit, le mental se met en marche et imagine un tas de choses qui ne peuvent que nuire aux sentiments.
C’est bien pourquoi il ne sert à rien d’imaginer des situations qui n’existeront peut être jamais, de souffrir avec des idées qui n’existent que dans votre esprit.
La séparation pendant les vacances est, au contraire, un moyen idéal pour mesurer la grandeur et la solidité de votre amour. C’est pendant ce temps là que vous pouvez, tous les deux, savoir si vous tenez réellement l’un à l’autre. Si tel est le cas, il n’aura pas envie de vous tromper.
S’il le fait, c’est que son Amour pour vous bat de l’aile et que tôt ou tard, votre relation se serait détériorée.
Quand il y a de l’Amour entre deux êtres, il y a un besoin de pureté, de fidélité qui fait que même à des kilomètres de distances, vos esprits sont toujours aussi liés et rien ne peut venir détruire une telle relation.
Alors, pourquoi vous faire du mal et souffrir pour rien puisque de toutes façons, vous ne pourrez pas changer les choses.
Lâchez prise, vivez parfaitement le moment présent, oubliez votre jalousie que seul votre
mental commande et faîte tout ce que vous n’avez pas le temps de faire quand il est là.
Ne lui posez pas plein de questions embarrassantes et inquiétantes qui pourraient plus lui donner des idées qu’autre chose. Faites lui confiance et profitez de ses appels pour vous rapprocher un peu plus.
Si vous vous obstinez à lui montrer votre souffrance et vos inquiétudes, il ne se sentira pas libre de tout vous raconter et aura peur de vos réactions. Alors que si vous parlez avec lui de ses rencontres, de ses soirées, de ses sorties loin de vous, il se confiera avec bonheur et vous fera participer, de loin, à ses vacances.
La peur n’évite pas le danger.
A quoi ça sert de vous rendre malheureuse et de subir la solitude si tout doit bien se passer et dans le cas où votre partenaire ne serait pas un homme fiable, vous ne souffrirez qu’une fois : lorsque vous apprendrez sa faute. Alors que si vous vous inquiétez avant, vous n’empêcherez pas cet ingrat de vous tromper et vous souffrirez deux fois : avant de savoir et quand vous saurez….
Aussi, pas de crainte, ne vous sentez pas seul (e) devant ce fait : nous sommes tous ressemblants devant les séparations amoureuses pendant les vacances. Mais réagissez comme réagissent ceux qui vivent le moment présent. Laissez le temps au temps, faites confiance, profitez pleinement de ce moment pour vous occuper de vous et surtout, faites confiance.
Quand on est vraiment dans l’Amour, dans le vrai, on fait confiance. L’autre ne nous appartient pas. Il faut le laisser vivre sans l’étouffer et s’il vous aime vraiment, d’un vrai Amour, il vous reviendra aussi amoureux de vous qu’à son départ….
Bonnes vacances à tous!
Chantal ROLLAND
SE LIBERER DE SES ATTACHEMENTS

o http://www.omegatv.tv/video/17266446001/psychologie/changer/changer–le-role-du-lacher-prise–selon-Marc-de-Smedt
Qu’appelle t-on attachements ? C’est souvent le besoin de posséder quelqu’un ou quelque chose, de gagner à tout prix, de vouloir absolument une réussite, une chose, une personne . Les attachements sont souvent à l’origine de nos problèmes. Quand on sait y résister , on connaît la paix intérieure et on ne peut aller que vers le succès et la réussite.
Il est vrai que l’attachement a quelque chose de sécurisant, de rassurant : On a tendance à penser que si l’on est bien attaché, on ne risque pas de se perdre ni de se séparer. Et ainsi, nous balisons notre vie de nombreux attachements. Nous nous attachons aux autres, à nos blessures d’enfance, à nos croyances, à nos biens matériels, créant ainsi un lien de dépendances qui, au bout du compte, nous emprisonne et nous empêche d’évoluer. Ces attachements nous rendent dépendants, nous éloignent de nous mêmes.
En Amour, l’attachement est souvent désastreux : En effet, nombreux sont ceux qui pensent que l’on ne peut
aimer sans s’attacher. Et pourtant, quand on réfléchit bien, peut-on aimer dans la dépendance de l’autre ? L’Amour vient du cœur. Il doit se vivre dans la liberté, dans la confiance et sans condition. Plutôt que de vouloir emprisonner l’Amour, ne vaut-il pas mieux le laisser libre d’évoluer, en le nourrissant au quotidien, lui permettant d’évoluer par lui même, à son rythme, et le plus naturellement possible ?
L’attachement dans les sentiments, tout comme la jalousie ne sont absolument pas des preuves d’Amour. Ce ne sont que des entraves à notre vie et à notre bien être, mises en place par notre mental. Pour se libérer de ses attachements, il faut être courageux et surtout le vouloir. Cela nous oblige à nous reconsidérer, à devenir entièrement responsables de nos actes en cessant d’imputer nos problèmes à autrui. Ainsi, nous apprenons à nous responsabiliser.
En nous attachant, nous nous accrochons à un bonheur illusoire qui n’est en aucun cas le véritable Amour ni le véritable bonheur. Dans ce cas là, c’est seulement notre mental et lui seul qui nous fait croire à un bonheur qui n’en est pas.
L’Amour le plus authentique se vit innocemment. Sans attachement, sans attente, dans le respect le plus absolu de l’autre, de ce qu’il est vraiment, de ses qualités et de ses défauts, de ses différences. Une réalité que l’on doit vivre dans le moment présent, avec le don de soi et une pureté cristalline offerte à la personne qu’on aime.
On ne doit jamais attendre de retour de l’Amour qu’on donne. On se doit juste, comme je le dis plus haut, de nourrir cet Amour avec notre cœur sans attachement pour lui laisser le plus d’espace possible lui permettant la plus grande évolution possible. Ainsi, on élimine la peur, cette peur destructrice que notre mental imagine si bien et qui se trouve être, bien souvent, à l’origine des échecs et des ruptures sentimentales qui nous mènent vers la solitude négative. Car la peur de perdre l’autre engendre souvent la perte de cet autre.
Pour tout ce qui représente le matériel, forcez vous à réduire, au maximum, votre attachement aux biens
matériels superflus. N’avez-vous jamais remarqué qu’après des années de matérialisme, vous ne pouviez que faire le même constat : vous avez acheté des tas de gadgets qui ne vous ont pas, pour autant, rendu plus heureux. Au contraire, cet attachement à ces biens matériels superflus a fait grandir votre sentiment d’insécurité et ce besoin incessant de vous rattacher au confort de la routine du quotidien. Pour y remédier, rien de plus simple : se forcer à dire non à tous ces faux besoins qui nous enchaînent à cette vie de surconsommation inutile. Apprenez à évaluer vos besoins en respectant scrupuleusement l’achat de l’indispensable, sans plus, sans rentrer dans le cadre du superflu. C’est un exercice un peu difficile au début pour tous ceux qui ont pris ces mauvaises habitudes mais tellement porteur de liberté quand on arrive à en acquérir le réflexe spontané ! Essayez, forcez vous, vous verrez !
En effet, se libérer de l’attachement n’est pas facile et demande beaucoup de vigilance et mieux vaut le faire
avec parcimonie . Sinon, le détachement peut être perçu comme un rejet ( des êtres, des sentiments, des sensations et même du monde entier). Si l’attachement nous amène à engendrer de la souffrance, le détachement peut aussi être la cause de troubles, car cette attitude ne fera, en fait que remplacer un conditionnement par un autre. Le détachement est peut être plus réducteur à nos yeux que ce que ce mot veut vraiment dire. C’est pourquoi, pour certaines personnes à leur début de leur libération des attachements, il serait préférable d’ employer le mot « non attachement ».
Le « non-attachement » est un état mental qui se situe entre l’attachement et le détachement définitif et qui permet à notre esprit de ne pas refouler les sentiments qui viennent, mais de les laisser aller par l’acceptation et le lâcher-prise.
Par exemple, quand la peur commence à venir en vous, observez-la plutôt que de vous laisser submerger par elle, ou plutôt que de la refouler. Laissez-la passer dans votre mental, comprenez-la, dépassez-la, mais ne vous y attachez surtout pas. Lâchez prise. En agissant ainsi, vous briserez le conditionnement de l’attachement et une nouvelle attitude prendra place : le non-attachement.
En Amour, c’est la même chose. Votre mental vous envoie un message : « M’aime t-il (elle) » ? « s’il (elle) m’aimait…il (elle)… ». Si vous êtes dans les attachements, vous imaginerez toute une histoire qui n’aura rien à voir avec la réalité et vous souffrirez. Vous passerez votre mal être sur votre partenaire et vous fabriquerez un climat qui vous mènera au clash.
Si vous laissez glisser votre mental, si vous lâchez prise, vous laissez la situation faire son chemin et le temps vous apportera la bonne réponse sans que vous ayez eu à en souffrir bien avant. Vous partez du principe que votre partenaire est libre de vous aimer ou pas et que vous ne pourrez rien y changer mais que la seule chose qui compte vraiment, c’est votre bonheur, votre Amour à vous. Et c’est envers vous même que vous vous devez d’agir. En vous aimant suffisamment pour vous interdire cette souffrance. Ce qui vous permettra d’aimer l’autre dans l’Amour sans condition, dans la liberté et dans la confiance. Vous vous contenterez de le nourrir chaque jour sans attendre de retour et en le laissant grandir à son rythme. Sans attachement mais rien qu’avec de l’Amour, vous sentirez votre bonheur grandir et vous apporterez mille fois plus de bonheur à ceux que vous aimerez.
CHANTAL ROLLAND
Visuels: www.photo-libre.fr
REBONDIR DANS SA VIE PROFESSIONNELLE
Période d’essai non transformée, départ non volontaire, dépôt de bilan ou simple passage à vide… les
situations de crise sont légion. Mais pas question de se déclarer échec et mat, il est toujours possible de rebondir. C’est ce que l’on appelle en physique la “théorie de la résilience”: cette capacité des métaux à retrouver leur forme initiale après avoir reçu un choc, devenue en psychologie une aptitude à faire face à des traumatismes. Et cela se travaille.
Faire le constat que l’on se trouve dans une impasse professionnelle, qu’il s’agisse d’un licenciement, d’un dépôt de bilan ou de responsabilités qui nous sont retirées, est générateur d’émotions fortes : l’abattement, la colère, le sentiment d’injustice, la perte de confiance en soi et en l’avenir. Des émotions qui sont sur le plan psychologique non sans rappeler un travail du deuil, avec tout d’abord un état choc et de consternation, de déni, avant de ressentir de la douleur, de la colère ou de l’angoisse, passage obligé d’une acceptation progressive de la réalité.
* 1. Je gère mon émotion
* 2. Je dédramatise
* 3. Je sors de la spirale négative
* 4. Je me ressource
* 5. J’évalue ma situation de façon objective
* 6. Je m’appuie sur une aide externe
* 7. Je définis un objectif
* 8. Je détermine les moyens à mettre en œuvre
* 9. Je communique
* 10. Je tire les leçons de ma crise et j’anticipe la prochaine
Face à ce déferlement d’émotions difficiles, le mot d’ordre est cependant de conserver son professionnalisme. “On ne se laisse pas aller à des élans négatifs, comme quitter le bureau en claquant la porte ou dire à son patron ses quatre vérités. Certes, le cadre assouvit un besoin à un instant T, mais cela le conduit surtout à se nuire”, prévient Domitille Tézé, fondatrice de Transition Plus et auteur de l’ouvrage “Réagir face à une crise de carrière”.
Pas question de s’attendre à ce que ce patron parle de vous en bien à votre futur recruteur qui cherche à avoir des références. Et les collaborateurs qui assistent à l’altercation risquent aussi d’être moins enclins par la suite à vous aider dans vos recherches de poste.
Le maître mot, même s’il est difficile à entendre dans cette situation est de mettre en place un climat constructif, c’est-à-dire rester respectueux, conserver une attitude professionnelle jusqu’à son départ, bien assurer la passation de ses dossiers. “Il faut garder à l’esprit que l’on va poursuivre sa carrière professionnelle dans ce même marché et que ce monde professionnel est petit”, assure Domitille Tézé.
“Une crise de carrière met en cause une situation mais pas la personne”
Autre moyen de dédramatiser : Prendre conscience qu’une “crise de carrière” met en cause une situation mais que l’on n’est pas visé en tant que personne. “Les crises de carrière sont souvent déclenchées par des facteurs liés à l’évolution très rapide des organisations : elles ne sont plus réservées à des cadres de moindres valeurs professionnelles. Elles frappent tout simplement ceux qui se trouvent à un mauvais endroit à un mauvais moment”, écrit Domitille Tézé.
En effet, dans le contexte actuel, la perte de son emploi va devenir, voire est déjà devenue une étape comme une autre dans sa vie professionnelle. Si tout un chacun le sait bien, la difficulté, est que tant que l’on ne l’a pas vécue personnellement, on continue à penser que cela n’arrive qu’aux autres.
“J’aurais même tendance à penser que vivre cette douloureuse expérience est un mal pour un bien. Ces cadres deviennent de meilleurs managers par la suite, car ils auront justement vécu cette situation. Et de fait, ils seront mieux armés pour affronter cette situation qu’ils revivront très certainement du côté de l’entreprise, avec la nécessité de se séparer de collaborateurs”, ajoute la fondatrice de Transition Plus.
Bien sûr, lorsque l’on vient d’essuyer un échec, il ne faut pas imaginer passer outre ces moments d’abattement au cours desquels on a l’impression de ne plus avoir d’espoir, ni le courage de repartir. Mais ces moments d’abattement “normaux” sont à distinguer de sentiments plus dangereux de culpabilité et de vindicte, son contraire, qui eux, nous entraînent dans une spirale paralysante.
Cette situation concerne notamment les créateurs d’entreprise contraints de déposer le bilan : situations tendues avec les salariés, mépris des banquiers et des assureurs-crédits, colère des créanciers, attaques des confrères et de la presse, procédures judiciaires… Thierry Jallon, co-créateur de l’association Re-créer et auteur du livre “7 étapes pour rebondir après une crise”, dresse une longue liste des situations génératrices de souffrance que vit un chef d’entreprise lors d’une faillite. “Il est totalement indispensable d’évacuer au plus vite tout ressentiment ou tout sentiment excessif de culpabilité qui consciemment ou inconsciemment mobilisent l’énergie nécessaire à notre rebond”.
Plus généralement, cette spirale de culpabilité et de vindicte est liée à cette perception qu’il s’agit d’un échec personnel. Déculpabiliser ne signifie cependant pas que l’on n’assume pas ses responsabilités. C’est simplement, pour Thierry Jallon, “une nouvelle étape de notre vie et nous avons le droit à la paix comme tout individu, et ce même si nous avons commis des erreurs qui ont eu des conséquences lourdes pour autrui”.
Dans un contexte aussi lourd, où trouver l’énergie pour continuer d’avancer ? Cela passe essentiellement par la case “je m’occupe de moi”. “L’environnement familial et amical est essentiel au rebond sur le plan pratique tout autant que moral”, écrit Thierry Jallon. En effet, il est important d’avertir ses proches de la situation de crise que vous êtes en train de vivre, car ils ont un rôle important à jouer dans cette phase de “repli psychologique”. A privilégier cependant l’entourage intime, dans les premiers temps ; nul besoin de mettre toute sa famille et ses connaissances au courant de sa situation. Quand on est encore submergé par ses émotions, seules les personnes les plus proches pourront comprendre votre émotion et vous apporter le soutien dont vous avez besoin.
“L’environnement familial et amical est essentiel au rebond sur le plan pratique tout autant que moral”
Pour se regonfler d’énergie positive, pas besoin de chercher bien loin : cela peut être des petits riens comme passer plus de temps en famille, se remettre au sport, s’inscrire à des cours de dessin… Et c’est notamment recommandé aux cadres qui se sentent surmenés, dépassés par des objectifs inatteignables, en situation de “surpression” : “Les émotions positives sont un excellent moyen de lutter contre le stress, explique Domitille Tézé. On voit trop souvent de cadres, totalement dédiés à leur travail, le ‘nez dans le guidon’, qui s’usent car ils ne puisent pas l’énergie dans ce qui, en dehors du bureau, pourrait émotionnellement les recharger et les revitaliser”.
Dans les situations de licenciement également, la priorité lorsque l’on se retrouve chez soi, c’est de s’occuper de soi et de se faire plaisir. Cela n’empêche pas cependant de se recréer des repères, avec un espace de travail, un rythme et des contraintes qui évitent de se couper complètement du monde du travail. La fondatrice de Transition Plus explique par exemple qu’il est important de s’habiller en tenue semi-professionnelle au cas où l’on croiserait un ancien client ou fournisseur. C’est également très vrai pour un entrepreneur qui a dû mettre la clef sous la porte. “Il est primordial de se prendre en main, car il faut rester opérationnel et entretenir une image ‘vendable’”, comme le répète Thierry Jallon.
5-J’évalue ma situation de façon objective
Il est indispensable de mettre les mots sur notre ressenti dans une situation de crise. Si cela s’avère
relativement clair dans le cadre d’un départ (sentiment de perte), lorsque l’on vit un passage à vide, qu’on se sent mis sur la touche ou qu’on est tout simplement démotivé, cette crise est plus difficile à exprimer. Dans ces cas, il faut se poser les bonnes questions, bien souvent toutes simples.
Face à un “trou d’air” professionnel, Domitille Tézé invite les cadres à se demander : “est-ce que je peux accepter cette situation de stagnation ?”, “qu’est-ce qui me fait rester dans mon travail et qu’est-ce qui me ferait partir ?”, “est-ce que cette source d’insatisfaction est liée au contenu du poste, à l’environnement, au métier ?”. Il est également important d’analyser sa part de responsabilité dans cette situation. Car dédramatiser une situation de crise ne veut pas dire reporter la responsabilité de cette situation à de simples éléments externes.
Idem pour les entrepreneurs qui ont échoué. Une analyse de la situation s’impose pour Thierry Jallon qui n’hésite pas à parler d’”inventaire des pertes”, dans lequel l’entrepreneur doit mettre tout à plat avant de pouvoir se relancer dans un nouveau projet. “Pour rebondir vite, il est indispensable d’identifier nos faiblesses dès le départ et présomptueux de croire que nous les connaissons ou que la crise nous les a révélées spontanément”.
6. Je m’appuie sur une aide externe
Mettre les mots sur un mal être professionnel, identifier clairement la source d’une situation de crise, analyser froidement les tenants et les aboutissants d’un échec… la tâche est complexe et bien des cadres aimeraient passer outre ce travail d’analyse. C’est également le cas de nombre d’entrepreneurs participant à un atelier de l’association Re-créer qu’anime Thierry Jallon.
S’imprégner de témoignages de personnes qui sont passées par ces crises et qui s’en sont sorties
L’un d’eux protestait : “Je ne vois pas comment je peux gagner du temps et rebondir rapidement en acceptant de me prêter à cet inventaire de ma situation. Il ne sera pas rapide et constructif. Il me faudra des années pour accepter ce qui m’est arrivé et me pencher sur mes faiblesses va plutôt me casser le moral que m’aider à remonter”. Et pourtant il est important de ne pas faire l’économie de cette première étape de réflexion.
C’est pourquoi il est fortement recommandé dans ces situations de s’imprégner de témoignages et d’exemples de personnes qui sont passées par ces crises et comment elles s’en sont sorties. Il faut “benchmarker” cette expérience, car cela permet de relativiser son propre cas et surtout de comprendre ce que cette analyse peut apporter. Il est donc conseillé de lire les livres consacrés à ce sujet qui offrent une base d’outils et de méthodes simples, mais aussi de se tourner vers des coachs spécialisés, des structures d’accompagnement, des associations, et de participer à des ateliers si l’on sent qu’on n’y arrive pas tout seul.
7. Je définis un objectif
Pour rebondir, il est nécessaire de se fixer un nouvel objectif. Il ne se résume pas, lorsque l’on est licencié à se dire : il me faut un nouveau poste. Les questions à se poser sont : qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Qu’est-ce que j’aime faire ? Quel est mon poste idéal ? “Une séparation peut être l’occasion d’un examen qui peut aider le cadre à redéfinir ses besoins et ses souhaits autant sur le plan professionnel que personnel”.
En effet, la fondatrice de Transition Plus déconseille de se remettre tout de suite à la recherche d’un poste identique dans une entreprise similaire dans le même marché : “mon expérience dans l’accompagnement de cadres m’a montré que parmi les personnes que j’ai aidées, celles qui avaient fait un ‘copié/collé’ sans s’interroger sur la suite qu’elles voulaient donner à leur carrière se sont retrouvées dans des difficultés similaires deux ou trois ans après”.
En effet, un échec ne remet pas en cause sa valeur personnelle. Il est donc important d’identifier ses compétences, ses connaissances, pour prendre conscience de ce que l’on vaut sur le marché, ce que l’on perd assez vite de vue au fil des ans, dans un même poste.
C’est notamment le cas d’un petit entrepreneur du secteur du bâtiment qui a récemment déposé bilan, suite à un changement de texte législatif qui l’empêchait de fait de poursuivre son activité. Cet homme voulait recréer une société et réfléchissait à ses moyens de remonter une équipe. “Mais en analysant ses compétences, nous nous sommes rendu compte qu’il parlait plusieurs langues et de par ses origines ethniques, il pouvait ainsi travailler au Moyen-Orient. Nous lui avons donc conseillé de vendre ses services en tant qu’indépendant à Dubaï, où l’on recherche justement des experts techniques dans son domaine. Il ne percevait pas sa valeur au plan international”, explique Thierry Jallon.
Un bilan de ses compétences est donc tout à fait recommandé, de façon à vérifier si son objectif ou son projet est réalisable, et ce qu’il implique en termes de compétences à travailler, à développer. Attention, se lancer dans une formation sans but précis ne sert à rien, prévient Thierry Jallon.
8. Je détermine les moyens à mettre en œuvre
L’analyse de sa situation et la définition d’un nouvel objectif débouchent alors sur la définition des mesures à mettre en œuvre pour prendre cette situation de crise à bras le corps, et ainsi arrêter de subir. Dans le cas d’un sentiment de démotivation ou de stagnation, cela peut être par exemple de demander un rendez-vous avec son supérieur hiérarchique pour faire part de ses souhaits d’évolution, d’un réaménagement de poste, et de réfléchir à des portes de sorties via une mobilité interne ou externe.
Pour les entrepreneurs malheureux dans leur premier projet de création de société, il est préférable de définir une progression étape par étape, avec des objectifs intermédiaires. ” Pour beaucoup, un compromis est à trouver rapidement, car ils doivent tout de suite se mettre à l’abri avec un travail transitoire pour s’assurer de quoi payer un logement, et avoir des ressources pour vivre “, indique Thierry Jallon.
Pour les cadres qui ont été licenciés, la définition de leur plan d’action consiste tout d’abord à mesurer les compétences qu’il leur faut acquérir pour se lancer dans leur nouveau projet et cela peut passer par de la formation. Ce plan d’action intègre aussi les démarches plus habituelles de recherche d’emploi, comme notamment l’inscription à l’Apec, le travail de mise à jour de son cv, la rédaction de lettre de motivation, avant de se plonger dans une recherche d’emploi proactive.
9. Je communique
Avant même de se demander comment annoncer un départ volontaire ou non à son entourage professionnel, encore faut-il savoir quand exactement en parler : le moment où l’on apprend que l’on est licencié n’est pas le plus approprié.
“On est pas à ce moment-là en capacité de se présenter et de communiquer de manière correcte. Il y a là un grand risque de ‘griller’ son réseau que de le mobiliser avec une communication désordonnée, un projet peu clair et une nervosité mal canalisée”, écrit Domitille Tézé. Il est donc préférable de ne communiquer que lorsque l’on a bien analysé à froid sa situation et lorsque l’on a défini un objectif et les mesures à mettre en œuvre.
D’autre part, un équilibre entre ne rien dire et s’épancher est à trouver. Pas question de s’étendre sur le sujet devant ses collègues à la machine à café, pour la fondatrice de Transition Plus : moins on en dit à ses collègues, mieux c’est. “Mieux vaut être extrêmement sélectif. Il faut communiquer à bon escient et faire attention aux mots utilisés et aux raisons données”. Une règle d’or également lorsque l’on se sent démotivé ou dans une phase à vide : si l’on est finalement amené à travailler avec eux, via de la mobilité interne, mieux vaut ne pas avoir une image négative.
Comme la communication est un problème épineux pour les entrepreneurs qui rebâtissent un projet de
création, Thierry Jallon conseille d’opter pour un plan de communication progressif, qui ne met pas en avant l’entrepreneur personnellement : “ce plan doit être axé sur le projet, sur l’équipe qui le porte et sur la raison pour laquelle nous communiquons avec nos interlocuteurs. Il pourra être complété par la communication sur les premiers succès et les événements de reconnaissance qui nous concernent”.
10. Je tire les leçons de ma crise et j’anticipe la prochaine
Lorsque l’on commence à se sortir d’une situation de crise, il est important de ne pas oublier une dernière étape : celle dans laquelle on tire le bilan de son échec, mais aussi de son rebond. “C’est un apprentissage de notre histoire qui implique une évacuation de nos handicaps, le renforcement de nos capacités et l’intégration de réflexes de prévention pour ne pas refaire les mêmes erreurs”, explique Thierry Jallon.
“Celui qui est en mouvement résiste mieux à la crise que celui qui est statique”
Selon lui, cette étape est nécessaire, car elle nous permet d’anticiper les prochains moments difficiles, les voies sans issues. Pas question de se dire qu’on va se mettre à l’abri, car cette énergie que l’on met à se barricader en cas de crise est complètement contre-productive. Et c’est pour cela qu’on sera le premier touché lors d’une nouvelle crise.
Anticiper la prochaine situation critique passe donc par un soin accru quant à ce l’on a perçu de très précieux dans la gestion de notre crise : l’importance de son réseau, de son entourage. “Il faut se positionner dans une dynamique sociale, en entretenant une relation de soutien mutuel avec des partenaires pour les entrepreneurs, avec son équipe pour les cadres, lorsque tout va pour le mieux”. Et toujours se placer dans une optique d’apprentissage et de progression. “Auparavant on faisait carrière, aujourd’hui, il nous faut gérer notre carrière. Celui qui est en mouvement résiste mieux à la crise que celui qui est statique “. Une des composantes majeures de cette fameuse résilience dans notre vie pro.
JDN MANAGEMENT
Thierry JALLON : Association Re-Créer
Visuels: www.photo-libre.fr
Search
VOS RUBRIQUES
Calendrier
Archives
Anciens N°
Votre Magazine
Commentaires récents
- Karine TUZET dans “LE MYTHE DE LA CAVERNE” DE PLATON
- lorina dans “LE MYTHE DE LA CAVERNE” DE PLATON
- Jean-Jacques dans UN GRAND MOMENT DE SOLITUDE
- Herakles dans GROS PLAN SUR BRIGITTE BARANÈS: DÉESSE HERMÈS DE LA COMMUNICATION
- Henri dans “ELEANOR RUGBY”, des Beatles (1966)