5 La philosophie du mois
LA PHILOSOPHIE DU MOIS
Le mois de mars étant le mois de la fête des grands mères, j’ai trouvé sur internet un site qui m’a amusée, que j’ai trouvé très sympa, et que je vous recommande : il parle de philosophie et de citations avec un air léger qui n’en dégagent pas moins des réflexions et des envies de philosopher.
Aussi, pour fêter nos grands mères, pourquoi ne pas vous donner quelques unes des citations connues de celles ci mais avec des explications…pour que nous puissions comprendre, enfin, ce que voulaient nous dire nos grands mères quand nous étions enfants !!!!
« Nous avons tous, dans notre enfance, entendu ces proverbes de grand-mère. Ils nous ont amusés, agacés, parfois vexés. Pourtant, les réentendre est toujours un plaisir tellement ils ont le parfum de notre jeunesse, du temps passé, de chez nous. Ces proverbes, pleins de bon sens et d’images populaires, l’auteur de ce blog a eu envie de les regrouper pour ne pas les perdre » :
|
Manges, tu ne sais pas qui te mangeras |
|
|
|
Les grand-mères croient toujours que leurs petits enfants ne mangent pas assez. Cette gentille phrase était utilisée par ma grand-mère pour m’inciter à manger. C’est probablement une autre manière d’exprimer la loi de la jungle : les plus forts mangent les plus faibles. |
|
Avoir les yeux plus gros que le ventre |
|
|
|
Se dit de quelqu’un de très gourmand qui mange plus qu’il ne peut avaler. Ses yeux lui font croire que son estomac peut contenir plus que cela est possible. |
|
J’en ai vu des vertes et des pas mûres |
|
|
|
Une version imagée de « j’en ai vu de toutes les couleurs ». On imagine des fruits à différents stades de maturité. |
|
On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre |
|
|
|
Il vaut mieux pour attraper des mouches prévoir une boisson sucrée. Cela signifie qu’ « on n’a rien sans rien », qu’il faut investir du temps ou de l’argent pour avoir un résultat. |
|
Il vaut mieux t’avoir en photo que te nourrir |
|
|
|
A dire à un gros mangeur. Ironique. Il est clair qu’une photo coûte moins cher à nourrir qu’un humain. |
|
Si maigre qu’il peut passer derrière une affiche sans la décoller |
|
|
|
On imagine combien il faut être maigre et combien il faut se contorsionner pour passer entre une affiche et un mur sans la décoller. Désigne quelqu’un de très très très maigre. |
|
Avoir les yeux plus gros que le ventre |
|
|
|
Se dit de quelqu’un de très gourmand qui mange plus qu’il ne peut avaler. Ses yeux lui font croire que son estomac peut contenir plus que cela est possible. |
|
ça pédale dans la semoule |
|
|
|
A dire lorsque quelque chose n’avance pas. Comme si on essayait de faire du vélo dans de la semoule, forcément ça glisserait et on n’avancerait pas. La même version existe avec de la choucroute : c’est selon qu’on vient plutôt du nord ou du sud de la France… |
|
En Bretagne, il ne pleut que sur les cons |
|
|
|
A dire à tous les médisants sur la météo bretonne car à priori les bretons eux ne s’en rendent pas compte. |
|
Avoir eu du soleil et du tonnerre vaut mieux qu’un ciel gris |
|
|
|
Une journée est plus complète avec des hauts et des bas que simplement une journée vide. |
|
Je ne suis pas né de la dernière pluie |
|
|
|
Ne me prends par pour un imbécile ! Je ne suis pas un débutant. A dire lorsqu’on essaye de vous faire croire n’importe quoi. |
|
l pleut comme vache qui pisse |
|
|
|
Se dit quand il pleut averse, en référence au débit dru de soulagement des vaches. Il vaut mieux rester à couvert dans ce cas là non ? |
|
Je ne vous mets pas dehors, mais il ne pleut plus |
|
|
|
Manière polie de raccompagner un invité. Se dit à une personne qui tarde à partir. |
|
Un chien regarde bien un évêque |
|
|
|
C’est ce que ma grand-mère répondait toujours aux gens mécontents du regard des autres qui faisaient des commentaires comme: ”Ne me regardez pas comme ça !” ou tout autres phrases qu’on peut dire lorsqu’on est gêné d’être observé. |
|
Ils ont fait Pâques avant les rameaux |
|
|
|
Se dit lorsqu’un couple a eu un enfant avant de se marier. Pour les mécréants ou ceux qui ne sont pas des spécialistes en religion, il faut savoir que normalement on fête les rameaux avant Pâques… |
|
C’était quand Jésus-Christ portait encore des bretelles |
|
|
|
Utilisé pour faire référence à un événement d’un passé lointain. A cette époque, Jésus Christ était en culotte courte et portait des bretelles. J’adore le principe ! |
|
On lui donnerait le bon dieu sans confession |
|
|
|
Se dit de quelqu’un qui à l’air d’un ange mais qui justement n’en est pas un. On lui promettrait d’aller au paradis sans se confesser comme s’il n’avait rien à se reprocher. |
|
C’est étouffe chrétien |
|
|
|
Se dit d’une nourriture tellement sèche qu’on manque de s’étouffer à chaque bouchée. Pourquoi chrétien ? à priori, il faut comprendre “chrétien” par “personne humaine” (avec une nuance du style “normalement constituée”, ou “de bonnes mœurs”). |
Voilà de quoi méditer et philosopher….Grâce à nos chères grands mères qui nous ont laissé tout cet héritage. Merci aux créateurs de ce blog qui font du bon travail et que je vous recommande une nouvelle fois de visiter :
Chantal ROLLAND
L’ART ET LA SOLITUDE

photo-libre.fr
Etude SeRencontrer.com et la Saint Valentin
6 célibataires sur 10 souhaitent
une fête printanière réellement dédiée au célibat
A quelques semaines de la Saint-Valentin, AGL, éditeur du site SeRencontrer.com, leader des rencontres amoureuses sur Internet, a sondé, en partenariat avec Toluna[i], les célibataires sur leurs perceptions de la Saint Valentin. Les résultats du sondage démontrent qu’ils se détournent massivement de cette fête jugée trop commerciale tout en souhaitant la création d’un évènement qui leur soit intégralement réservé.
De la fête des célibataires… à un événement commercial pour les couples !
La Saint-Valentin est historiquement la fête des célibataires, où les jeunes filles se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons les trouvent. Elle est maintenant perçue par les célibataires comme une fête commerciale exclusivement dédiée aux couples. Cette grande fête de l’amour courtois est aujourd’hui devenue pour 42% des célibataires français un événement purement commercial, et même pour 14% des plus jeunes (16-34 ans), le « pire jour de l’année ».
Le Printemps : future grande fête communautaire du célibat ?
L’étude montre que 6 célibataires sur 10 souhaitent qu’une fête leur soit dédiée. 48% d’entre eux l’imagine le premier jour du Printemps et articulée autour de soirées dansantes, de sorties et d’animations réservées aux célibataires. Ils se verraient bien également afficher, ce jour là, un signe distinctif (bracelet, petit ruban…) afin d’être clairement reconnaissables.
A noter que les Franciliens se sentent particulièrement concernés puisqu’ils sont 63% à réclamer l’instauration d’une fête du célibat.
Pour Vincent Hutin, directeur général d’AGL : « On constate que les célibataires rejettent la Saint Valentin sous sa forme actuelle. L’aspect commercial a vidé de son sens cette fête qui à l’origine était dédiée à l’échange de billets doux entre célibataires. Il est intéressant de constater qu’ils trouveraient légitimes d’avoir leur fête qui rétablisse l’esprit originel de la Saint-Valentin.»
A propos d’AGL
Créé en 1986, le groupe AGL, pionnier dans l’édition de services multimédia en ligne, édite des sites télématiques et Internet dans plusieurs domaines : la rencontre amoureuse (seRencontrer.com) ; les ventes d’objets d’art et leurs enchères (auction.fr); les petites annonces sites Web et journaux (jannonce.fr et g-tout.fr) ou encore les données financières (verif.fr).
A propos de Toluna
Toluna est le premier fournisseur mondial de panels et technologies de sondage en ligne à destination de l’industrie des études marketing. Avec 17 implantations en Europe, en Amérique du Nord et en Asie Pacifique et des panels dans 33 pays, la société fournit des services et solutions d’enquêtes en ligne aux plus grands instituts d’études, agences médias et entreprises dans le monde.
Merci à Fabien PECOT Aspect consulting France
LA PHILOSOPHIE DU MOIS
|
COMMENT SAINT-VALENTIN EST-IL DEVENU LE PROTECTEUR DES COUPLES?
Au IIIème siècle après Jésus-Christ, Valentin, d’abord prêtre romain, vivait sous le règne de l’Empereur Claude II surnommé Claude-le-cruel. Il jouissait d’une haute réputation de sagesse et la plupart des romains, y compris les païens, le vénéraient. En 250, l’Empereur prit un Edit contre tout ce qui contrariait le culte impérial en particulier les chrétiens. A cette époque, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. Ayant du mal à recruter des soldats, Claude II fit interdire le mariage qui selon lui, attachait beaucoup trop les recrues potentielles à leur foyer. Malgré les ordres de l’Empereur, Valentin continua de célébrer des mariages. Il fut dénoncé puis arrêté en 268. Lors de son arrestation, Claudius II lui demanda pourquoi il se refusait à adorer leurs dieux. Valentin lui répondit: “Si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux, vous et votre empire, vous rejetteriez le culte des idoles, vous verriez qu’il n’y a qu’un seul Dieu” Désemparé mais redoutant le trouble dans la ville païenne, Claudius II confia le prêtre au préfet Calpurnius, lequel le mit en prison sous la garde de l’officier Astérius. A son tour, ce dernier fut captivé par la foi rayonnante de Valentin et lui lança un défi: s’il guérissait sa fille aveugle, il se convertirait. Le miracle se produisit et toute la famille se convertit. Suite à cet événement, redoutant un revirement du maintien du culte des idoles dans tout Rome, l’Empereur romain fit décapiter Valentin le 14 février 270.
Ce n’est que plusieurs siècles après, une fois l’Empire romain déchu, qu’il fut canonisé en l’honneur de son sacrifice pour l’amour, et devint Saint-Valentin. A cette époque, une vaste entreprise de transformation des fêtes païennes en fêtes chrétiennes eut lieu, menée par l’église catholique. . La Saint-Valentin fut ainsi instituée pour contrer une fête païenne, les “Lupercales”, fêtée le 15 février, à l’occasion du jour de la fertilité, dédié à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et à Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. Le rite le plus marquant de cette fête était la course des Luperques au cours de laquelle des hommes à moitié nus poursuivaient des femmes et les frappaient avec des lanières de peaux de bouc, leur assurant par là-même fécondité et grossesse heureuse. Le pape Gélase Ier jugea à raison qu’il s’agissait d’une fête de religion démoniaque et obtint la suppression des Lupercales en 495. Les saint-Pères de l’église d’alors instaurèrent à la place une fête particulière qui se célébrait la veille en l’honneur de Saint-Valentin, reconnu comme étant le protecteur des couples.
Le village des Amoureux Le village Saint-Valentin existe. Il se situe dans le Berry. Sa première mention remonte à 1190. Les habitants de la Saint-Valentin honorent depuis longtemps la mémoire du martyr le 14 février. C’est en 1965 que fut instituée à Saint-Valentin la fête nationale des amoureux. Depuis, chaque année, cette fête rencontre un succès florissant : elle s’étend sur trois jours et comprend à la fois messe, bénédiction des fiancés, procession, coutumes berrichonnes, bals et fête foraine et mêmetriage de la super cagnotte de la Saint_Valentin à Châteauroux! Les habitants consacrent plusieurs semaines à la décoration de leur maison qu’ils tapissent de fleurs. Le Dimanche avant le 14 Février, tous les amoureux de tous les âges se donnent rendez-vous à Saint-Valentin pour flânent dans les rues du village au son des vielles et des cornemuses (les japonais et les autrichiens en sont friands!) ; pendant deux jours, cartes et timbres postaux partent en grand nombre du bureau de poste temporaire établi pour l’occasion.
Le jardin des Amoureux: Chaque couple, en offrant un arbre au parc du village Saint-Valentin, officialise symboliquement son existence devant le patron des Amoureux; vous pouvez également laisser une trace de votre visite en ce lieu unique en faisant graver pour 30 euros votre message sur l’une des feuilles (laiton ou cuivre) en forme de Coeur du Saule aux Coeurs, véritable oeuvre d’art située dans le jardin des Amoureux. Karine TUZET Renseignements: mairie de Saint-Valentin Place de la Mairie 36000 Saint-Valentin Tel: 02 54 21 41 7info@village-saint-valentin.com |
|
Les amoureux roucoulent Une autre origine de la Saint-Valentin remonte au Moyen-Âge: à cette époque une croyance se répandit en France et en Angleterre selon laquelle la saison des amours chez les oiseaux débutait le 14 février. Prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice à la déclaration amoureuse. Depuis, à la Saint-Valentin, chaque Valentin cherche sa Valentine !
|
|
Votre couple n’a plus l’élan amoureux qui le caractérisait dans les premières années? Offrez à votre partenaire un cadeau qui le surprendra |
LA PHILOSOPHIE DU MOIS

photo-libre.fr
UNE NOUVELLE FACON DE TRAVAILLER
« NON ! je ne veux pas avoir à choisir entre vie de famille et vie professionnelle . …Et si je changeais ma façon de travailler… ? » Avoir besoin de flexibilité horaire pour mieux concilier vie de famille et activité professionnelle, gérer des dossiers plus motivants, exploiter au mieux ses compétences et ses envies… avoir le contrôle de son activité, tout simplement. Combien de femmes en rêvent ?
L’actualité nous le rappelle encore une fois : malgré 6 lois entre 1972 et 2008, et un accord national interprofessionnel conclu le 1er mars 2004, la situation n’est toujours pas satisfaisante en matière de parité professionnelle. Alors que les femmes constituent près de la moitié de la population au travail ou à la recherche d’un emploi, des inégalités persistent incontestablement au sein des entreprises. Il est d’autant plus difficile pour les femmes de s’accomplir professionnellement à l’égal des hommes lorsqu’elles ont des contraintes liées à des enfants à élever, ce qui motivent certaines à envisager de travailler sous un autre statut que celui de salarié. Concernant la création d’entreprise, l’observatoire de l’Agence Pour la Création d’entreprise (APCE) estime après études que 30% des créateurs d’entreprise sont des femmes ; moins d’un tiers, c’est peu…. Néanmoins, elles sont nombreuses à vouloir voler professionnellement de leur propres ailes pour s’affranchir de ce contexte et à défaut de créer une entreprise, elles souhaitent en tous cas créer leur propre emploi et évoluer de manière indépendante.
Ainsi, certaines d’entre elles ont déjà choisi de modifier leur rapport au travail en utilisant leurs compétences de manière différente. Entre la création d’entreprise et le travail salarié classique, se trouve une solution qui permet d’allier sécurité et esprit d’entreprise, indépendance et soutien administratif. Cette solution est le portage salarial particulièrement adapté pour les consultantes qui fournissent des prestations intellectuelles dans des secteurs tels la formation, l’informatique, les ressources humaines ou encore la communication.
Christie Genteuil-Boisel, consultante en relations presse et portée par la société AD’MISSIONS depuis 5 ans, témoigne :
«J’ai choisi le portage salarial motivée par la création d’une activité indépendante avec un minimum de tâches administratives et de gestion. Cette formule répond parfaitement à mes attentes, elle m’offre une totale indépendance en terme d’organisation». Elle ajoute « Grâce à cette autonomie et au télétravail, j’ai pu concilier mon activité freelance et la naissance de deux enfants sans culpabiliser à cause de longues journées de travail qui m’empêcheraient d’être suffisamment présente à la maison, ce qui est difficile à vivre pour une jeune maman».
Le portage salarial se présente ainsi aujourd’hui comme étant une des solutions les mieux adaptée aux femmes, si tant est qu’elles évoluent dans les prestations intellectuelles : consulting, formation, informatique, ressources humaines, aide à la personne….
Les avantages du portage salarial sont nombreux pour les consultants portés, on trouve en particulier la possibilité de :
- Créer son activité sans créer de structure juridique
- Constituer et conserver sa propre clientèle
- Se consacrer à son cœur de métier sans le souci des démarches administratives
- Gérer son emploi du temps en harmonie avec sa vie sociale
- Valoriser son image
- Gain de temps sur la gestion des tâches administratives, comptables, fiscales etc.
- Mettre à l’abri son patrimoine personnel
- Bénéficier du statut salarial (Sécurité sociale, prévoyance, retraite, et généralement l’assurance chômage)
- D’intégrer la dynamique d’un réseau d’experts
- Disposer d’une assurance responsabilité civile professionnelle
- Avoir un régime de prévoyance
Merci à MARION MOREL
POUR CEUX DONT LES REVENUS NE DEPASSENT PAS 32000 Euros par an :
LA MICRO ENTREPRISE
LA PHILOSOPHIE DU MOIS

photo-libre.fr
Changer nos habitudes d’achat pour aller vers une meilleure entraide et égalité…
Et si on changeait de mentalité en allant vers plus d’échanges et d’entraide envers notre prochain ? Si, au lieu de payer en argent, on employait une autre méthode ? (Souvenez vous, le Club Med avait déjà un temps d’avance avec ses colliers de perles…)
Si on humanisait un peu plus notre environnement, si on sortait un peu de l’individualisme qui nous habite?
Un site internet a lancé un projet tout à fait intéressant que nous vous soumettons…Dîtes nous ce que vous en pensez..
SITE INTERNET TRES INTERESSANT : UNE NOUVELLE FACON « D’ACHETER »
www.easyswap.org - unique créateur de pouvoir d’échange sur le Web
Chez nous, on “swap”… et vous ? Alors que de plus en plus de gens se demandent comment finir le mois, comment acheter un bien ou s’offrir un service alors que leur pouvoir d’achat leur interdit tout écart, www.easyswap.org crée de la richesse en offrant à ses utilisateurs un réel pouvoir d’échange. Easyswap, c’est une histoire de rencontres, d’échanges, de partages. Ceci n’est pas une alternative à l’économie dans laquelle nous sommes mais tout simplement un complément. Ce que je n’utilise plus chez moi et que je pense inintéressant peut s’avérer précieux pour un autre, de même que mes propres connaissances, mes propres savoirs peuvent être d’une grande utilité pour l’autre et vice et versa. Tout échange est rémunéré par une monnaie virtuelle, le swap, pour permettre ainsi d’accéder à un bien ou un service d’un autre. Dans ce sens, avec easyswap, un madrilène peut donner des cours d’espagnol à un parisien par skype, un étudiant peut récupérer un clic-clac chez celui qui veut s’en débarrasser, une étudiante peut faire un baby-sitting chez sa voisine, etc… De plus en plus de français recherchent à consommer mieux ou différemment, www.easyswap.org peut leur apporter des solutions. Le site est lisible en cinq langues, il permet ainsi de créer un réel échange entre européens. Bonne visite du site et à bientôt sur www.easyswap.org

photo-libre.fr
ET SI ON RÉAPPRENAIT À ÊTRE UN PEU PLUS…PHILOSOPHE?
Dans notre société occidentale actuelle, la philosophie est souvent considérée comme un art qui nous
éloigne de la vie quotidenne pratique, en ce sens qu’elle appartient soit aux trop grands esprits éclairés déconnectés de la réalité urgente ou encore aux oisifs bourgeois qui préfèrent intellectualiser le monde plutôt que l’éprouver.
En réalité, savoir philosopher ne nous aide pas accéder à une Vérité absolue. Savoir philosopher est quête et non possession du savoir, et s’oppose donc par définition au dogmatisme du fanatique (assuré de détenir la vérité).
On pourrait dès lors penser que la philosophie est accessible à tout un chacun puisque tout être humain posséde la faculté de raisonner. Or, comme Hegel (1770-1831) l’affirme, on ne sait pas fabriquer des chaussures du seul fait qu’on possède des pieds! C’est se réduire à dire que philosopher s’apprend.
Et si philosopher, c’était apprendre à réfléchir?
Émettre une réflexion, c’est mettre en évidence des choses auxquelles on ne pense pas forcément d’ordinaire. C’est donc remettre en cause les idées reçues. Tout être est apte à philosopher à partir du
moment où il accepte d’explorer des terrains de pensée différents de ceux auxquels il est habitué. Il s’agit de questionner pour apprendre à désapprendre.
Platon (428-348) et Aristote (384-322) considéraient l’étonnement comme le sentiment marquant la rupture avec l’opinion et l’entrée dans la réflexion philosophique.
Pourquoi l’étonnement?
L’étonnement déclenche la remise en question de ses propres opinions et l’envie de connaître la vérité. Socrate avait l’habitude d’affirmer « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien tandis que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas ». Sa méthode est la maïeutique ou l’art d’accoucher les esprits: en s’interrogeant par l’ironie feinte sur le sens du monde, il amène son interlocuteur à rompre avec sa manière ordinaire de penser.
La finalité de la philosophie est la sagesse
Tout le discours philosophique tend à toucher du doigt cette sagesse (étymologiquement, “philosophie”
signifie “amour de la sagesse”); le philosophe n’est donc pas un sage mais celui qui cherche à l’être. Descartes n’a-t-il pas raison d’affirmer que « c’est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher » ? Car une vie vraiment humaine est fondamentalement celle où l’homme cherche par le pouvoir de sa pensée à se rendre responsable de son destin.
Et si, à votre tour, vous deveniez aussi responsible du-vôtre….?
À MÉDITER…
Karine TUZET
visuels: www.photo-libre.fr
L’ART DE TROUVER LA SÉCURITÉ INTÉRIEURE
Pour rester en totale cohérence avec la thématique du mois, “la quête de la voie intérieure” (voir la rubrique “ma psycho à moi” sur le thème “apprendre à lâcher prise”), nous aborderons la thématique de la sécurité intérieure, celle qui nous apporte réconfort, compensation et sérénité quand on ressent un vide intérieur passager…
La solitude se définit comme nous l’avons déjà évoqué, sur deux niveaux de conscience majeurs: celle que l’on subit, la solitude “objective” et celle que l’on recherche, “la solitude subjective”. Comme vous l’avez peut-être constaté, Tépaseul s’attarde en majeure partie sur la solitude subjective, celle que l’on vit comme un ressenti profond, celle dont on n’ose pas toujours parler puisqu’elle est difficilement explicable et surtout facilement assimilée à de la faiblesse morale quand on fait l’erreur de trop en souffrir. Quelle erreur pourtant! Car nous avons tous ressenti un jour ce vide intérieur, ces moments d’angoisse, de doute et de remise en cause qui nous poussent à trouver un écho dans le monde extérieur, alors que seul le monde intérieur peut combler notre carence passagère. Il est en effet facile de s’étourdir dans l’alcool, les sorties, “les amis”, les conquêtes multiples et variées, le jeu, mais c’est chaque fois “reculer pour mieux sauter”: on se contente de déplacer le problème, pas de l’affronter. Et la souffrance latente reste tapie dans notre coeur.
Oui, mais quoi faire alors, les jours où ça ne va pas?
Passées les premières heures d’angoisse et de tristesse, oser laisser couler ses larmes et se poser chez soi.
Se dire ensuite que chaque instant qui s’offre à nous est un nouvel apprentissage de la vie, dans ses limites comme dans les grands moments de plénitude. Il faut oser regarder en face l’obstacle du moment qui nous empêche d’avancer moralement, la limite morale qui fait qu’on se sent stagner au lieu d’avancer de façon fluide comme sur une autoroute. L’épreuve que l’on traverse fait souvent office de goutte d’eau qui dévoile un problème de fond qu’on a souvent préféré balayer de la main pour ne pas l’affronter pleinement.
Savoir aujourd’hui l’affronter est faire preuve de grande maturité et aussi de responsabilité: car notre équilibre moral est un joyau qu’on se doit de protéger et nous sommes seuls artisans de cet équilibre.
Pourquoi les autres ne peuvent pas toujours m’aider?
S’il est crucial psychologiquement de se sentir entouré, il est encore plus important d’apprendre à se structurer soi-même: car si le besoin de l’autre est très grand, il ne peut en aucun cas combler le vide qu’on ressent et nous apporter la sécurité que nous recherchons: cette sécurité, nous nous devons de la trouver en nous-même car il est totalement utopique de penser qu’on peut la trouver en quelqu’un d’autre!
Le sens de l’identité personnelle
C’est en effet là tout le sens de cette fameuse identité personnelle que nous définissons: on se doit de la bâtir chaque jour de notre vie, et de la protéger. La VOIE intérieure se trouve en suivant notre VOIX intérieure et en osant s’y fier.. Elle se trouve en osant s’écouter soi-même et surtout en apprenant à se connaître soi-même.
Découvrir ses limites, apprendre à connaître ses failles, les analyser objectivement, les tolérer et faire en sorte de les atténuer, est le début d’un travail personnel très constructif. Le maître-mot est la tolérance est oser reconnaître ses défauts sans jamais se fustiger. Nous avons tous des défauts, inutile de s’accabler. Notre identité se trouve en marchant sur notre propre chemin, et en osant se voir tel qu’on est, sans caricaturer nos traits, sans les déformer ni y être indifférent.
Mais finalement, quel est le secret?
Le secret, c’est cette plongée intérieure réelle et sincère qui nourrit notre identité propre, où nous irons puiser force et inspiration les jours où ça ne va pas.
Cela demande un peu d’entraînement , il n’est pas facile de ne pas succomber aux mauvaises pensées les premières fois, mais au fil du temps, l’exercice devient un jeu d’enfant indispensable à une mise au point personnelle pour être d’attaque et se sentir plue fort à affronter l’extérieur. Se promener dans la nature est propice à la concentration pour un retour à l’Essentiel. N’hésitez pas à en user et en abuser…
Karine TUZET
À lire:
Isabelle Delisle, “reflexion sur la solitude”, sur le web
Lise Bourbeau “les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même”
visuels: www.photo-libre.fr
L’ART D’OSER
Ah ! Si j’osais ! Combien de fois nous le disons-nous dans une vie ? Et combien de fois OSONS-NOUS quitter
nos certitudes et nos habitudes pour un Inconnu qui nous effraie ?
Bien sûr, il y a des audaces plus ou moins lourdes de conséquences, pour lesquelles nous allons davantage hésiter, réfléchir avant de nous lancer : changer d’emploi, divorcer, partir en voyage seul(e), abandonner une carrière toute tracée pour une activité qui nous passionne mais qui est incertaine, oser dire ses sentiments à quelqu’un, tant d’occasions d’utiliser cet art d’oser.
Prenons conscience que la Vie est audace
Tout ce qui vit ne s’épanouit et croît que parce qu’il ose : le très jeune enfant qui se lance pour la première fois à marcher sans se tenir va bien commettre là une de ses plus grandes audaces. Et pourtant, il ne se pose pas la question, il OSE parce que d’autres avant lui ont osé. Il peut être parfois utile et rassurant, en effet, de
nous conforter dans notre désir d’oser en pensant à ceux qui, avant nous, ont entrepris des actions comparables, dans n’importe quel domaine.
Mais cela nous rassure-t-il vraiment ? Nous savons tous que certains explorateurs ont entrepris des périples « à risques », et la lecture des aventures d’Alexandre David-Neel nous rendra sans doute admiratifs, mais ne nous poussera pas à entreprendre une marche de plusieurs années dans les montagnes tibétaines ou himalayennes…
Et quand nous nous retrouvons face à un choix qui va nous propulser dans un inconnu forcément effrayant même s’il ne peut être que meilleur que ce connu que nous souhaitons quitter, nous nous retrouvons face à nous même, à nos peurs, à mille visions des risques et dangers possibles. Sans compter les critiques et les mises en garde de nos proches qui ne manqueront pas de se manifester dès que nous leur exprimerons notre projet audacieux : « comment, quitter un mari si gentil alors que tu n’as pas de travail ? » ou encore : « c’est un caprice, un coup de tête, il y a bien trop de risques à te lancer dans cette aventure ! »
Rester fidèle à ses désirs
Il nous faut donc être bien ferme dans notre choix avant de parler de nos décisions audacieuses, sinon nos
rêves s’envoleront en fumée, découragés que nous serons avant même d’avoir sauté le pas. Mais il y a beaucoup d’autres domaines que ceux des choix essentiels où nous sommes amenés à OSER.
Oser dire à quelqu’un que nous l’aimons… ou que nous ne l’aimons pas ou plus. Oser dire NON quand on nous sollicite pour quelque chose que nous n’avons pas envie de faire, oser dire oui aussi, même si notre cœur est battant parce que nous n’avons encore jamais fait cela.
Et puis, le plus difficile peut-être, OSER être heureux et oser le dire et le proclamer dans un monde où chacun se plaint, où les médias ne nous montrent que les horreurs de la vie.
Oser être positif et vivre à contre-courant : joyeux et souriant dans les couloirs du métro, le sourire aux lèvres à chaque instant.
Oser s’arrêter pour parler au clochard et lui apporter une couverture ou un repas. Oser intervenir quand on entend un voisin maltraiter son enfant ou une femme battue.
De combien de petites lâchetés faisons-nous preuve au quotidien ?
Pourquoi ne pas oser fixer les limites à notre patron qui nous écrase de travail ?
Et si nous manifestions également notre audace pour oser enfin vivre nos rêves, ceux que nous avons peut-être enfouis sous une couche de « ce n’est pas possible », « ce n’est pas réaliste », « tu n’y arriveras jamais ! ». Tous ces rêves qui pourtant ont fait battre nos cœurs lorsque nous étions adolescents. Oui, vraiment, la plus grande audace, le défi de toute notre vie, n’est-ce pas d’oser VIVRE nos REVES quels qu’ils soient, de nous donner les moyens de les concrétiser. Il suffit simplement d’oser.
En ce début d’année, pourquoi ne pas se fixer cet objectif motivant pour une merveilleuse année 2009 ?
Danny KADA, coach de vie
www.visual-positif-sante.com
www.vivre-gagnant.com
Visuels:www.photo-libre.fr
L’ALTRUISME
Ce mois-ci, notre débat porte sur l’altruisme: “l’amour désintéressé d’autrui”, en d’autres termes l’art de donner à l’autre sans jamais attendre de retour de sa part car l’altruiste fait passer les besoins d’autrui avant ses propres besoins.
Être généreux ne serait pas naturel?
Quelle étrange idée d’introduire l’altruisme dans une dimension philosophique, me direz-vous, puisque toute démarche philosophique consiste à s’interroger sur la cause d’une notion.
Alors justement, interrogeons-nous:
“Qu’est-ce qui peut susciter une générosité aussi dénuée d’intérêt?”
Comme si être généreux gratuitement n’allait pas de soi!
Un égoïsme déguisé?
D’aucuns affirment alors que se soucier de l’intérêt des autres ou pratiquer la bienfaisance est toujours subordonné à l’égoïsme: en effet, quoi de plus gratifiant que l’idée de se bâtir une réputation de “généreux” aux yeux des autres en faisant croire qu’on donne de soi et de son temps sans attente de retour? C’est vrai, on se fait passer pour vertueux, tout en bénéficiant naturellement de ce crédit aux yeux d’autrui!
Ces mêmes accusateurs vont jusqu’à penser par exemple que s’investir dans une association caritative bénévolement apporte avant tout bonne conscience, induisant par là qu’on cherche forcément à s’affranchir d’une culpabilité pour donner de soi à ce point.
Et pourquoi faudrait-il absolument chercher à s’offrir une conscience pour s’investir dans une cause noble? Ou pour être naturellement généreux avec les autres dans la vie de tous les jours?
Pourquoi tout élan généreux ne serait-il pas naturel?
L’individualisme contre l’altruisme
Notre société occidentale a progressivement au fil de ces dernières décennies encré en nous un individualisme forcené qui a tout autant fermé notre coeur aux autres que permis de nous y ouvrir à l’unique condition: d’être en premier lieu considéré par l’autre.
Et voilà où le bât blesse: puisque l’autre ne s’intéresse pas à moi, il est hors de question que je m’intéresse à lui.
Cette réalité s’applique à notre quotidien:
- “Puisque Sophie ne m’a pas appelée depuis des lustres, je ne vois pas pourquoi je l’appelerais…”: laissant alors s’évanouir une amitié sincère que le quotidien éloigne et qu’un simple appel saurait entretenir
- “Puisque mon mari ne fait aucun effort pour me comprendre, je ne vois pas pourquoi je chercherais à savoir ce qui le perturbe en ce moment”: la distance entre deux partenaires peut s’accentuer sur cette simple réflexion alors qu’il suffirait juste de faire l’effort de s’intéresser à l’autre pour que cet autre soit touché en plein coeur et cherche à vous retourner ce réconfort.
- “ Cet homme qui me plait tant ne me regarde pas, je ne dois donc pas l’intéresser, il est hors de question que je cherche à entamer toute discussion avec lui puisque c’est perdu d’avance”: un regard, un geste, un mot qui sonne juste suffirait à inciter cet homme à s’intéresser à cette femme qui a osé aller au-delà de sa timidité à lui..
-La boulangère ne m’a pas souri en me servant le pain, c’est qu’elle n’est pas sympa, je ne vois pas pourquoi je le serais en retour”: un simple sourire pourtant aurait suffi à désamorcer une rancoeur.
- etc, etc
Non au repli sur soi, mais oui à la bienveillance universelle
Lorsqu’on a été trahi, floué ou déçu par quelqu’un, il va de soi que l’attitude la plus naturellement adoptée est le repli sur soi. Combien de fois, n’avez-vous pas entendu prononcer autour de vous: “Je n’aime pas que l’on se serve de moi, on me demande toujours des services et je suis rarement récompensé, plus jamais je ne me ferai avoir.” Et si on commençait par ne plus rien attendre de qui que ce soit quand on donne?
Ce qu’on sait moins, c’est qu’il existe un calcul d’utilité à pratiquer la bienveillance universelle: Jéremy
Bentham (1748-1832), fondateur de l’utilitarisme explique dans sa “Déontologie” que tout acte accompli avec sincérité et générosité sans attente de retour nous revient un jour: même s’ils ne sont pas directement rétribués sur le champ ni par les personnes qui les ont directement reçus, les actes de bienfaisance sont comparables à un dépôt dans un “fonds de bonne volonté générale” dans lequel nous pouvons puiser à volonté en cas de besoin. Lorsque notre stock de sympathie et de bonne réputation augmente, les autres sont mieux disposés à nous aider et moins enclins à nous faire du mal. On peut ainsi pratiquer la bienveillance sans crainte d’être dupé.
Alors attention de ne pas tomber dans les travers décriés par les détracteurs de l’altruisme: ne soyons pas bienveillants seulement pour espérer être recompensé en retour! Soyons naturellement bienveillants et tournés vers les autres pour goûter au bonheur et à la joie de donner par amour ou par amitié, tout simplement.
Donnons dans un complet abandon de soi et avec un total désintéressement.
Donner: un plaisir immense, spirituel, délectable et gratuit!
Et pour être bien sûr de ne pas se méprendre sur nos propres intentions, car il est toujours très difficile d’analyser ses intentions, répondons spontanément aux élans de notre coeur en évitant de les réfréner par la raison: cela s’appelle agir avec le coeur, et c’est sans doute le plus beau langage qui soit ici bas.
Et quoi de plus représentatif que l’amour que l’on porte à un enfant pour illustrer merveilleusement cette vérité: il est évident que l’on trouve un plaisir immense à aimer sans mesure un petit être dont on n’attend aucun retour, juste la satisfaction de le sentir heureux et épanoui sous l’intensité de nos caresses et de nos soins.
Karine TUZET
Visuels: www.photo-libre.fr
DE L’IMPORTANCE DE CESSER D’ENVIER MAIS DE CONTINUER À AVOIR ENVIE!
Qui n’a jamais été confronté à l’envie, cette pulsion dévastatrice qui peut rendre si aigri souvent, si
injuste, parfois, et tant malheureux chaque fois ?
Dans le langage chrétien, l’envie est un des vices qui composent les 7 pêchés capitaux définis parle fameux Thomas d’Aquin. Il y découpe dans cette “envie” une certaine progression avec un commencement, un milieu et une fin.
1- Tout d’abord, l’envie génère le désir d’amoindrir la gloire d’autrui soit discrètement (chuchotement malveillant, diffusion d’une rumeur), soit ouvertement (diffamation)
2- Ensuite, ce qui en découle c’est la jubilation (d’avoir causé des difficultés qui atteingnent autrui), ou la déception (devant la réussite éclatante de l’autre malgré nos entraves)
3- En dernier lieu, il y a la haine.
Psychologiquement parlant, l’envie désigne un désir dont la personne qui en souffre ne connaît pas l’origine. Souvent, cela part d’un effort de ressemblance, donc une insatisfaction d’être ce que l’on est. L’envie est un sentiment de colère exacerbé par le fait qu’un autre possède ce qu’on n’a pas.
La nuance entre désir et envie, donc convoitise
Il y a souvent une confusion d’emploi dans le langage courant entre “désir” et “envie”…
Tandis que le “désir” relève de tout ce vers quoi tend la personne, tant au niveau des souhaits que des rêves, de la volonté, des aspirations, ou des projets (très constructif), l’”envie” relève de tout ce qui encourage l’individu à dévier, comme les pulsions, ou les convoitises, et qui le conduit donc aux bas instincts (très destructeur)
Lorsqu’on est dans l’envie, on se situe souvent dans la convoitise:
“je convoite ce que l’autre a pour lui ressembler”, en d’autres termes, “je trahis le désir profond d’être moi-même.” Et là, vous l’aurez compris, le bât blesse!
Car si l’on dévie de soi, on s’égare dans la quête essentielle de soi-même. N’oubliez pas qu’il est extrêmement important d’apprendre à se connaître soi tel que nous sommes réellement au fond de nous. Si
ce que l’autre possède suscite notre jalousie, il faut savoir qu’une fois l’objet de la convoitise possédé, nous ne serons peut-être pas plus “construit” personnellement car l’objet en question ne viendra en aucun cas combler la carence qui a suscité l’envie: soit l’objet ne nous correspondra pas réellement alors qu’il étincelle sur l’autre, soit il viendra momentanément nous combler jusqu’à ce qu’une autre convoitise se substitue à lui! C’est alors une quête sans fin et surtout une déception permanente:
“j’ai beau chercher à posséder ce que l’autre a pour mieux lui ressembler, je ne suis jamais satisfait de ma possession une fois que je l’ai. Pourquoi? “ Parce que je m’éloigne chaque fois plus de moi, tout simplement!
Et oui: si les objets que nous désirons appartiennent toujours à autrui, c’est parce que c’est autrui qui les rend désirables! Cherchons donc à savoir pourquoi on souhaiterait tant être cet autre, et faisons en sorte que les qualités de l’autre qu’on envie tant deviennent aussi les nôtres!
En conclusion, cessons d’envier l’autre, car non seulement les bas instincts de haine seront canalisés et
anéantis pour la plus grande sérénité de notre âme, mais en plus en nous efforçant à être heureux pour l’autre, ce sera la porte ouverte à l’harmonie vis-à-vis de nous-même.
La générosité appelle la générosité tout comme la haine entretient la haine. Et plus on se rapprochera de nous, plus on se structurera. Commencez par “avoir envie “en vous fixant des objectifs bien à vous qui ne seront pas forcément ceux des autres.
Lisez également notre rubrique “l’art et la solitude” de ce mois, la triste vie de la Cousine Bette que Balzac évoque dans sa mythique “Comédie humaine” y est analysée, et méditez sur tout ce près de quoi cette fausse héroine est passée en s’obstinant sur sa jalousie et son envie…
Karine TUZET
Visuels: http://www.photo-libre.fr
Search
VOS RUBRIQUES
Calendrier
Archives
Anciens N°
Votre Magazine
Commentaires récents
- Karine TUZET dans “LE MYTHE DE LA CAVERNE” DE PLATON
- lorina dans “LE MYTHE DE LA CAVERNE” DE PLATON
- Jean-Jacques dans UN GRAND MOMENT DE SOLITUDE
- Herakles dans GROS PLAN SUR BRIGITTE BARANÈS: DÉESSE HERMÈS DE LA COMMUNICATION
- Henri dans “ELEANOR RUGBY”, des Beatles (1966)