3 La caractérologie
CARACTEROLOGIE
LE MANIPULATEUR OU LE PERVERS NARCISSIQUE

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Comment définir et identifier la personnalité à profil de pervers narcissique ?
Voici la description que nous livre YVONNE PONCET-BONISSOL, dans son blog :
Faire d’autrui sa victime pour rehausser l’image déficiente qu’il a de lui-même, tel est, au masculin comme au féminin, le projet de ce sujet aux apparences trompeuses.
En effet, le sujet dont la personnalité présente un profil pervers narcissique organise, par un travail de sape psychologique, la démolition mentale de l’autre, tout incapable de respect de la personne humaine qu’il est, et inapte à aimer et à s’engager dans une relation constructive. Ses moyens sont ceux de la dévalorisation, de l’humiliation, du dénigrement, mais aussi de la brimade, du discours contradictoire et paradoxal, de la polémique systématique. Le recours à l’allusion, au non- dit et sous- entendu fréquent. Rabaisser les agissements du partenaire, nier ses accomplissements, et faire silence sur ses réussites, tout cela participe à ces techniques insidieuses.
Aussi est- il difficile pour le harcelé de prendre conscience qu’il est manipulé où le « bourreau » s’arrange pour ne jamais être pris en flagrant délit et fait passer aussi l’autre pour coupable. Il lui fait perdre sa confiance en lui- même, en son jugement et son intuition. Harceler, c’est savoir renverser les situations, accuser le partenaire de tous les torts et de tous les maux, c’est s’arranger pour jouer le beau rôle.
C’est vivre avec l’arme de la mauvaise foi pour parvenir à semer le doute dans la conscience de l’autre, pour faire vaciller ses certitudes, ses convictions, sa volonté. Il s’agit avant tout de sauver les apparences, d’offrir aux yeux de tous une image de papier glacé, irréprochable.
Comment comprendre ce mode de fonctionnement
La logique du bourreau est en faite celle de la protection : souvent prisonnier d’une image négative de lui- même, caractérisée par un narcissisme pathologique qui compense le sentiment de détestation et le manque d’estime qu’il se voue, il a besoin de dominer, cherchant confusément à exploiter, tel un vampire de toutes les heures les qualités du partenaire.
Ce qui explique ce mode de fonctionnement est la peur de n’être rien.
Ce sujet s’offre comme une enveloppe vide de sens, d’humanité, d’affects. Ce n’est pas un hasard s’il s’en prend à des sujets dont la sensibilité, la richesse intérieure, les qualités intellectuelles l’attirent comme un aimant. Il s’agit de piller, de prendre chez l’autre ce qu’ils ne pense pas avoir développé lui même.
Au fond, la personne qui harcèle est victime d’un sentiment d’auto dévalorisation dont les sources remontent à l’enfance, où l’ombre d’une mère omnipotente l’a empêché d’entrer dans la lumière, de croire en lui, de développer une autonomie et une image positive de lui- même pour se construire. Tout engagement affectif profond et durable est impossible pour être immature.
Par ailleurs, il est au courant que ce type d’individu n’ait pas fait d’apprentissage des limites et qu’il reproduise dans sa vie d’adulte un modèle d’éducation où tout était dû à l’enfant qu’il était. Il peut envisager la relation avec autrui que sur le mode du besoin et non du désir et du respect ; le partenaire, dans quelque domaine que ce soit, devenant la « chose » qui doit satisfaire ses envies sans rien demander en échange.

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Portrait du harceleur :
Dans un premier temps, le harceleur a deux visages : au premier abord, il est charmant, plutôt brillant. Il excelle dans l’art de la séduction. Il choisit une proie généreuse et forte. Cette résolution n’est pas anodine, c’est n moyen pour lui de conserver l’estime de soie. Si aux yeux de son entourage, il demeure quelqu’un de parfait, son discours dans l’intimité va changer.
Sa partenaire va devenir victime de critiques systématiques, d’une campagne de dévalorisation permanente destinée à l’épuiser psychologiquement au point de lui faire douter de ses moindres jugements.
Son travail de sape est soutenu par la volonté de maintenir sa victime dans l’isolement.
Incapable d’empathie, les souffrances des victimes sont le cadet de ses soucis. A l’extérieur, c’est un être qui privilégie l’apparence.
Les harceleurs sont, au masculin comme au féminin, dénués d’émotion, très narcissiques, ce sont des coquilles, souvent superbes mais vides, qui travaillent toujours sur la dévalorisation. Ils veulent tout maîtriser, tout posséder, tout diriger.
Leur objectif : placer le partenaire amoureux sous haute dépendance ! Pas question qu’elle (il) ne s’essaye à égratigner son ego en présence d’amis. Les mesures de rétorsions seront à la hauteur de l’humiliation qu’il considère avoir subie, si vous osez seulement le contredire en public.
De plus, ce tyran domestique se considère comme le meilleur partout. Il sait tout et rejette sur l’autre tout ce qu’il ne supporte pas en lui. La mauvaise foi est son fond propre. Sadique ? Peut être ! Il n’existe que grâce à ses victimes.
Quand il vous sent mal, il a une forme de jouissance, quand vous pleurez, il est là, avec une jouissance non- dite. C’est de l’ordre de la jouissance car c’est un être qui ne vibre pas, quand il voit vibrer l’autre négativement, alors pour lui c’est un summum. Et si il ne change jamais, c’est parce qu’il n’en a aucune envie et n’en ressent pas le besoin.
Voir la description de la victime et les possibilités de défenses dans notre rubrique psy intitulée « les manipulations »
Bibliographie :
« Pour en finir avec les pervers de la famille » de Yvonne Poncet- Bonnisol (Edition Chiron)
Pour en finir avec les blessures de l’amour » de Yvonne Poncet-Bonnisol (Edition Chiron)
« Comment finir avec l’enfer familiale, et les enfants dans tout ça ? » de Yvonne Poncet Bonnisol.
« Le harcèlement moral » de M. France Hirigoyen (Edition Pocket)
« Ces mots qui tuent, ces mots qui soignent » de Christiane Kreilow (Edition Harmattan)
Contacts :
Pour tous renseignements complémentaires, ou simplement envie de parler, prenez contact avec l’association
Association de défense contre le harcèlement moral 23 rue Nicolo 75 116 Paris

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Tél : 01 45 04 74 51
Antenne de l’association à Dijon Tél : 03 80 58 48 89
ASSOCIATION DE DEFENSE CONTRE LE HARCELEMENT MORAL 23 www.adchm.org
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LE MANIPULATEUR OU LE PERVERS NARCISSIQUE
Comment définir et identifier la personnalité à profil de pervers narcissique ?
Voici la description que nous livre YVONNE PONCET-BONISSOL, dans son blog :
Faire d’autrui sa victime pour rehausser l’image déficiente qu’il a de lui-même, tel est, au masculin comme au féminin, le projet de ce sujet aux apparences trompeuses.
En effet, le sujet dont la personnalité présente un profil pervers narcissique organise, par un travail de sape psychologique, la démolition mentale de l’autre, tout incapable de respect de la personne humaine qu’il est, et inapte à aimer et à s’engager dans une relation constructive. Ses moyens sont ceux de la dévalorisation, de l’humiliation, du dénigrement, mais aussi de la brimade, du discours contradictoire et paradoxal, de la polémique systématique. Le recours à l’allusion, au non- dit et sous- entendu fréquent. Rabaisser les agissements du partenaire, nier ses accomplissements, et faire silence sur ses réussites, tout cela participe à ces techniques insidieuses.
Aussi est- il difficile pour le harcelé de prendre conscience qu’il est manipulé où le « bourreau » s’arrange pour ne jamais être pris en flagrant délit et fait passer aussi l’autre pour coupable. Il lui fait perdre sa confiance en lui- même, en son jugement et son intuition. Harceler, c’est savoir renverser les situations, accuser le partenaire de tous les torts et de tous les maux, c’est s’arranger pour jouer le beau rôle.
C’est vivre avec l’arme de la mauvaise foi pour parvenir à semer le doute dans la conscience de l’autre, pour faire vaciller ses certitudes, ses convictions, sa volonté. Il s’agit avant tout de sauver les apparences, d’offrir aux yeux de tous une image de papier glacé, irréprochable.
Comment comprendre ce mode de fonctionnement
La logique du bourreau est en fait celle de la protection : souvent prisonnier d’une image négative de lui- même, caractérisée par un narcissisme pathologique qui compense le sentiment de détestation et le manque d’estime qu’il se voue, il a besoin de dominer, cherchant confusément à exploiter, tel un vampire

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Ce qui explique ce mode de fonctionnement est la peur de n’être rien.
Ce sujet s’offre comme une enveloppe vide de sens, d’humanité, d’affects. Ce n’est pas un hasard s’il s’en prend à des sujets dont la sensibilité, la richesse intérieure, les qualités intellectuelles l’attirent comme un aimant. Il s’agit de piller, de prendre chez l’autre ce qu’ils ne pense pas avoir développer lui même.
Au fond, la personne qui harcèle est victime d’un sentiment d’auto dévalorisation dont les sources remontent à l’enfance, où l’ombre d’une mère omnipotente l’a empêché d’entrer dans la lumière, de croire en lui, de développer une autonomie et une image positive de lui- même pour se construire. Tout engagement affectif profond et durable est impossible pour être immature.
Par ailleurs, il est au courant que ce type d’individu n’ait pas fait d’apprentissage des limites et qu’il reproduise dans sa vie d’adulte un modèle d’éducation où tout était dû à l’enfant qu’il était. Il peut envisager la relation avec autrui que sur le mode du besoin et non du désir et du respect ; le partenaire, dans quelque domaine que ce soit, devenant la « chose » qui doit satisfaire ses envies sans rien demander en échange.

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Portrait du harceleur :
Dans un premier temps, le harceleur a deux visages : au premier abord, il est charmant, plutôt brillant. Il excelle dans l’art de la séduction. Il choisit une proie généreuse et forte. Cette résolution n’est pas anodine, c’est un moyen pour lui de conserver l’estime de soi. Si aux yeux de son entourage, il demeure quelqu’un de parfait, son discours dans l’intimité va changer.
Sa partenaire va devenir victime de critiques systématiques, d’une campagne de dévalorisation permanente destinée à l’épuiser psychologiquement au point de lui faire douter de ses moindres jugements.
Son travail de sape est soutenu par la volonté de maintenir sa victime dans l’isolement.
Incapable d’empathie, les souffrances des victimes sont le cadet de ses soucis. A l’extérieur, c’est un être qui privilégie l’apparence.
Les harceleurs sont, au masculin comme au féminin, dénués d’émotion, très narcissiques, ce sont des coquilles, souvent superbes mais vides, qui travaillent toujours sur la dévalorisation. Ils veulent tout maîtriser, tout posséder, tout diriger.
Leur objectif : placer le partenaire amoureux sous haute dépendance ! Pas question qu’elle (il) ne s’essaye à égratigner son ego en présence d’amis. Les mesures de rétorsions seront à la hauteur de l’humiliation qu’il considère avoir subie, si vous osez seulement le contredire en public.
De plus, ce tyran domestique se considère comme le meilleur partout. Il sait tout et rejette sur l’autre tout ce qu’il ne supporte pas en lui. La mauvaise foi est son fond propre. Sadique ? Peut être ! Il n’existe que grâce à ses victimes.
Quand il vous sent mal, il a une forme de jouissance, quand vous pleurez, il est là, avec une jouissance non- dite. C’est de l’ordre de la jouissance car c’est un être qui ne vibre pas, quand il voit vibrer l’autre négativement, alors pour lui c’est un summum. Et s’ il ne change jamais, c’est parce qu’il n’en a aucune envie et n’en ressent pas le besoin.
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« Pour en finir avec les pervers de la famille » de Yvonne Poncet- Bonnisol (Edition Chiron)
Pour en finir avec les blessures de l’amour » de Yvonne Poncet-Bonnisol (Edition Chiron)
« Comment finir avec l’enfer familiale, et les enfants dans tout ça ? » de Yvonne Poncet Bonnisol.
« Le harcèlement moral » de M. France Hirigoyen (Edition Pocket)
« Ces mots qui tuent, ces mots qui soignent » de Christiane Kreilow (Edition Harmattan)
Contacts :
Pour tous renseignements complémentaires, ou simplement envie de parler, prenez contact avec l’association
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LE PARESSEUX

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Nous commencerons cette étude par un poème bien connu de Marc Antoine Girard SAINT-AMANT qui a su si bien nous décrire la paresse :
* Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661)
Le paresseux
Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,

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Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.
Là, sans me soucier des guerres d’Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.
Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine,
Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t’écrire ces vers.
La paresse est parfois un subterfuge. Chez celui considéré comme paresseux, elle sert parfois à dissimuler une peur de l’échec. Pas la peine de faire des efforts puisque malgré tout il n’arrivera pas à réussir. Et ce
manque d’efforts va être immédiatement considéré comme de la paresse.
Synonyme de servitude pour l’Antiquité, le travail est devenu une valeur des sociétés modernes. Et si la paresse nous mettait sur la voie d’une société plus apte à nous apporter notre réel équilibre ? Si nous

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pouvions travailler, chacun à notre façon, à notre rythme, existerait il encore des paresseux ?
Il est rare que quelqu’un se qualifie lui-même de paresseux. C’est une attitude qu’on attribue généralement à un autre et, typiquement, pour marquer une déception à son égard. Et plus on lui attribue cet adjectif, plus il va se replier sur lui même et moins il aura envie de faire d’efforts.
Qui n’est pas passé par là un jour ou l’autre ? La paresse est aussi souvent confondue avec le manque de motivation.
Combien d’élèves ont été ainsi qualifiés alors qu’ils se trouvaient face à des enseignants qui ne savaient pas faire passer l’indispensable dans cette profession pour captiver ces jeunes, à savoir, la motivation, l’intérêt, le plaisir de l’apprentissage, la

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pédagogie tout simplement.
Un très mauvais élève non motivé et incompris par son enseignant deviendra un excellent sujet dans un autre cours et face à un bon pédagogue…
Nous terminerons cet article par les conseils judicieux du Dalaï Lama qui nous dit :
« Pour vaincre la paresse, il existe quatre antidotes :
la foi, l’intention, l’effort et la souplesse. »
Alors, bon courage à tous et si vous rencontrez un problème sur ce sujet, n’hésitez pas à contacter nos coachs via le forum. Ils répondront gratuitement à toutes vos questions.
Bonne rentrée !
LE SÉDUCTEUR
Les vacances arrivent et nombreux seront ces hommes à l’affût des belles femmes plus ou moins dénudées, voluptueusement allongées sur nos belles plages de France ou d’ailleurs…Comme nous les comprenons ! Et pourtant, parmi ces regards largement absorbés, nous arrivons à différencier les dragueurs des séducteurs.
Qu’est ce qu’un séducteur ?
Le séducteur est un homme qui a du succès auprès des femmes; il le sait, et il cultive ce trait. Le séducteur sait que les trois quarts des femmes n’aiment ni les hommes sales, ni les hommes grossiers, et encore moins les radins.
Il n’est pas obligatoirement beau mais a du charme, du charisme et surtout un bagout qui lui permet d’emballer facilement ses proies féminines.
Les femmes qu’il veut séduire, il les étudie attentivement, et adapte sa stratégie en fonction de sa victime.
il sait très vite celles qui vont lui résister ou non.
Il peut se faire sensuel, romantique ou cynique et même les trois si sa victime est au courant de sa réputation.
Il essaie toujours au maximum de faire croire qu’il est amoureux (ce qui, souvent, est faux), mais ses intentions ne sont au final jamais pures. Ce qui l’intéresse c’est le lit !
Le séducteur n’est attiré que par deux choses : la conquête et le sexe. Et le deuxième sera d’autant meilleur que la première a été difficile.
Pour finir, et invariablement, il rompt avec la pauvre femme qu’il a séduite et qui est bien sûr amoureuse.
Les plus “roublards” préfèrent la difficulté et ne draguent pas les célibataires qui sont des proies trop faciles. Ils leur préfèrent des femmes mariées. Bien sûr, il prend des risques, mais c’est surtout sa victime qui encourt le plus gros ; la réputation d’une dame a vite fait d’être ternie et c’est l’humiliation (la réputation du séducteur ne court aucun risque en revanche, elle est déjà faite mais ce n’est pas pour lui une vilaine réputation, bien au contraire…Notre Casanova a son égo souvent flatté).
N’oublions pas un autre type de séducteur, le Gigolo. Le gigolo vit au crochet de ses
conquêtes, complètement, et se fait entretenir… et il lui arrive même, dans certains cas, de faire entretenir ses autres maîtresses par sa victime. Les gigolos vivent de leur art, et sont des prédateurs tout à fait redoutables, dotés d’une absence complète de remords
- Le séducteur, malheureusement pour l’objet de son attention, est totalement sincère. Il est de plus d’un naturel désarmant.
- On ne peut déceler le jeu du séducteur, puisque c’est quelqu’un qui réagit intuitivement, sans calculer.
- Il n’a pas de regret s’il ne réussit pas, n’ayant pas de challenge, de finalité, de résultat attendu…
- En fait, on en sait très peu sur le séducteur : il est discret sur ses amours, ses passions, son passé, son avenir. Il a un gros problème avec les femmes.
Qu’est-ce qu’il cherche à se prouver au juste ? Don Juan, un séducteur célèbre, était paraît-il homosexuel, et cachait ses mœurs (qui lui auraient valu le bûcher) sous sa réputation de croqueur de femmes.
Valmont, un autre personnage du genre, prend plus plaisir à la performance sportive et aux paris avec sa perverse complice Mme de Merteuil sur ses chances.
On pourrait imaginer des personnages qui se vengeraient d’une mère désaimante de cette manière, ou plein d’autres choses encore ; mais leur principal problème, c’est avec les femmes qu’ils l’ont.
Certains sont tout simplement incapables de supporter qu’une femme leur résiste.
D’ailleurs leur brillante carrière prend généralement fin quand ils tombent amoureux, A ce moment là, il leur est quasiment impossible de se racheter une conduite. Qui pourrait encore croire aux sentiments de ces hommes là après tant de cynisme ?
Quand nos Roméo tombent amoureux, s’ils continuent leur petit jeu de séducteur en parallèle, ils se confrontent en général à des femmes qui, même si elles sont fragiles et tombent facilement amoureuses, ne sont pas dupes. Elles deviennent vite conscientes du jeu malsain de leur partenaire et bien que très amoureuses, finissent par les laisser tomber, vite lassées par leurs comportements devant la gente féminine. Elles perdent petit à petit confiance, et finissent par rompre bien vite. Et le plus souvent, ces hommes là, deviennent très malheureux lors de la rupture car ils se rendent compte, mais trop tard, qu’ils sont tout perdu et surtout le plus précieux, l’Amour.
Aussi, mesdames, cet été, soyez prudentes. Si vous ne voulez pas souffrir, apprenez à vous détacher des attachements (voir nos derniers articles) et surtout, vivez votre « bon temps » en spectatrice si vous ne voulez pas devenir une victime…
Cependant, rassurez vous. Il existe aussi, rarement mais quelquefois, parmi les séducteurs, des hommes qui finissent par être touchés par la flèche cupidon….et qui deviennent des hommes tout à fait sincères…A vous de jouer, Mesdames….
Bonnes vacances à toutes.
Chantal ROLLAND
Visuels: www.photos-libres.fr
CES GESTES QUI NOUS TRAHISSENT
Pour réussir ses entretiens, il ne suffit pas d’être bien habillé. Il faut aussi faire attention à sa gestuelle car nos gestes nous trahissent :
Expression directe de notre inconscient, nos gestes nous échappent. Les GPM (gestes, postures et mimiques) de votre interlocuteur le dévoilent. En les décodant vous pouvez infléchir un entretien mal engagé ou faciliter les échanges.
Par exemple, si le contact est tendu, ouvrir les bras peut suffire à détendre l’atmosphère. Implicitement, vous envoyez un message d’ouverture.
Pour gagner du temps
C’est sans doute là l’un des avantages les plus précieux de cette méthode, gagner du temps. « Une fois que l’on a appris à détecter les gestes significatifs, les relations vouées à l’échec se repèrent facilement » conclut le psychologue. Rien de tel pour ne pas se disperser et investir son énergie dans les relations plus constructives.
Pour ne citer qu’un exemple parmi des centaines, « lors d’un entretien avec un éditeur se souvient Joseph Messinger, j’avais les chevilles croisées sous ma chaise, la droite verrouillait la gauche. Signe d’une rigidité, d’une réticence. Même si la conversation était agréable et cordiale, j’étais sur mes gardes. Le courant ne passait pas. » Effectivement, l’éditeur n’a jamais donné suite.
Le conseil du coach
Ces gestes qui nous trahissent…
Il contrôle avant tout ses mots, éventuellement les mimiques de son visage. Mais nous ne pouvons pas tout contrôler ! Parfois, un hochement de tête, une main agacée contredit le discours. Travaux pratiques de décodage…
1. Les bras croisés: C’est l’un des « refrains gestuels invariables » les plus courants. Faites l’expérience, vous croisez toujours les bras de la même façon. Soit votre bras droit domine le gauche, soit l’inverse, mais il y a fort peu de chances pour que vous croisiez les bras des deux façons.
« Nous avons tous un bras dominant (celui qui couvre l’autre) explique Joseph Messinger, et celui-ci traduit notre manière d’être. »
Voici quelques astuces mais attention, si vous êtes gaucher, vous devez inverser les significations :
Par exemple :
Pour un droitier :
- Bras gauche dominant = défensif
- Bras droit dominant = offensif
Pour un Gaucher :
- Bras gauche dominant = offensif
- Bras droit dominant = défensif
Il est offensif si son bras droit domine le gauche et défensif si le gauche domine le droit. Qu’est-ce que cela signifie ?
L’offensif a besoin d’avoir confiance en lui pour qu’on reconnaisse sa valeur ; le défensif a besoin qu’on l’estime pour alimenter sa confiance en lui.
On ne s’adresse donc pas de la même manière à un offensif qu’à un défensif.
Le conseil du coach :
Si vous êtes vous-même offensif, face à un autre offensif, mieux vaut prendre du recul (risque de conflit). Evitez les attitudes barrière (bras croisés, jambes croisées, doigts croisés).
2. Les doigts croisés en tricot :
Lorsque vous croisez les deux mains, invariablement un de vos pouces domine.
• Le pouce gauche : mode affectif
Les émotions dominent la raison. Il croit que ce qu’il ressent est vrai.
• Le pouce droit : mode cognitif (rationnel)
La raison domine l’émotion. Il croit que ce qu’il voit est vrai.
Il existe une dizaine de refrains gestuels basiques qui permettent de situer la plupart des composantes essentielles de la personnalité (factorielle de 10).
3. Les mains dynamiques :
Le ballet des mains de certains orateurs fascine. C’est une forme de sous-titrage du discours. Et là encore, nous pouvons y déceler une préférence comportementale. Décryptage de ce langage fugace.
De quelle main votre interlocuteur se sert-il pour illustrer ses propos ?
* Main gauche : ses émotions le subvertissent, c’est un affectif qui se fonde sur son intuition.
* Main droite : la raison domine, il communique sur le mode cognitif.
* Les deux mains en action : c’est un pédagogue, il aime expliquer dans le détail ses propos.
* Il utilise alternativement l’une ou l’autre main : cette gymnastique reflète une véritable souplesse intellectuelle. Votre contact est ouvert à l’échange, il écoute les différents points de vue, les comprend.
Il y a ce que l’on vous dit et puis il y a ce que l’on vous montre. Apprenez à décoder les gestes contradictoires.
4. Le regard fuyant :
C’est un adage bien connu, méfie-toi de celui qui ne te regarde pas dans les yeux. Le regard orienté en bas à gauche ou en bas à droite, votre interlocuteur n’est pas à l’aise.
Attention !
Ses yeux vont simultanément de gauche à droite ? Votre interlocuteur n’est pas forcément en train de simuler. Cette alternance traduit la confusion mentale. Votre propos le déstabilise, comme un étudiant en situation d’examen, un acteur en pleine crise de trac, il hésite, il ne sait comment vous répondre.
Le conseil du coach :
Pour l’aider à reprendre ses esprits, demandez simplement si vous avez été clair. Privilégiez les gestes d’ouverture et d’empathie, mains ouvertes, paumes vers le ciel. Il pourra exprimer son malaise. Le malentendu s’estompera.
5. La bouche masquée :
La main devant la bouche. Votre interlocuteur s’empêche littéralement de parler. Sans doute se refuse-t-il à formuler des objections, soit pour éviter de perdre du temps ou par politesse.
6. Les mains cachées :
Si nos mains soulignent et servent souvent notre communication verbale, elles peuvent également nous trahir. Celui qui cache ses mains sous la table ne dit pas ce qu’il pense ou ne pense pas ce qu’il dit.
Le conseil du coach :
En prenant une légère distance vis-à-vis de votre interlocuteur, dos collé au fauteuil et en ménageant un temps de pause, vous pourrez peut-être obtenir qu’il sorte de sa « cachette ».
Votre interlocuteur est-il d’accord avec ce que vous dites ?
De nombreux signes permettent de comprendre rapidement si ce que vous dites emporte l’adhésion. Les détecter constitue un atout pour mieux présenter un projet ou vendre une proposition à un nouveau client ou un prospect.
7. Les avant-bras posés à plat sur la table qui vous sépare :
Dans une attitude d’écoute attentive, votre interlocuteur est ouvert au dialogue. Il a l’esprit d’entreprise et une curiosité toute positive l’anime. Il veut en savoir plus.
8. Le cadrage gestuel :
Typique de l’ouverture d’esprit, votre contact est une fois encore en position d’écoute attentive. Il est intéressé.
Le conseil du coach :
C’est le moment d’enchaîner sur vos meilleurs arguments, vous avez « la main », tachez de la garder jusqu’à la conclusion.
9. Les pupilles dilatées :
Elles traduisent l’enthousiasme, l’excitation.
La dilatation des pupilles vaut approbation dans tous les cas de figure. Elle indique que le système dopaminergique (le plaisir) est de la partie.
10. Les jambes croisées :
Ce croisement, commandé par le cerveau limbique, donc par le siège des émotions est un véritable baromètre de vos humeurs.
Chez un homme :
• Jambe droite croisée sur la gauche : en sympathie avec l’interlocuteur.
• Jambe gauche sur la droite : position répulsive, indique un recul ou un retrait
Chez une femme :
• Jambe gauche croisée sur la droite : position attractive, indique une sympathie
• Jambe droite sur la gauche : position répulsive
11. Jambe à l’équerre, une main verrouille la cheville
Réellement inconfortable, cette posture traduit une forme de stress. Celui qui adopte cette position n’est plus maître de la situation. Par exemple, le fil de la discussion lui échappe.
12. Lorsque la tête prend le relais des mains :
Un signe manifeste de forte contrariété. Le cou tendu vers l’avant, le menton rentré, attention au combat de gladiateur. La tête penchée en arrière, les yeux au ciel : l’exaspération ou le découragement ne sont pas loin.
A LIRE :
• Ces gestes qui vous trahissent, de Joseph Messinger, aux Éditions FIRST
• Conseils du coach : comment s’adapter plus harmonieusement à votre entourage personnel et professionnel ?
LE SENTIMENTAL
Juste avant la Saint Valentin, il est bien de parler du sentimental. Souvent critiqué, décrié, diminué
mais aussi particulièrement envié par ceux qui ne le sont pas…mais qui ne l’avoueront jamais !
Le sentimental est très souvent introverti et timide. Il est très sensible aux événements extérieurs qui viennent fréquemment perturber ses humeurs et ses sentiments. Il préfère la nature, la solitude, la méditation aux bains de foule et aux soirées agitées. Quelquefois, il peut même friser la misanthropie. Il rumine souvent le passé, ce qui le rend mélancolique. C’est un anxieux, un mécontent de lui-même. Il a suffisamment d’ambition et ce qu’il faut pour les concrétiser, mais il y renonce dès que surviennent des difficultés. Il veut bien faire, il est sérieux et même plus que cela car il ne cause jamais de problèmes. Il est fidèle et loyal.
Mais comme il ne sait jamais ce qu’il veut, il est constamment insatisfait car il manque souvent de confiance en lui et comme il a peu d’assurance, cela le rend très souvent maladroit.
Du côté positif, il est souvent rêveur, artiste dans l’âme, doux, gentil, aimable, avec un cœur gros comme ça…aimant et très souvent bon amant !
On dit que les femmes n’aiment pas les hommes sentimentaux !!!
Faux !
Les femmes ont besoin de se sentir séduites et aimées au travers d’actes que les hommes sentimentaux savent très bien témoigner. En général, ces démonstrations sentimentales font fondre les cœurs tendres de ces dames, en général très amoureuses de ces hommes…
En effet, être sentimental ne veut pas dire être faible ! Ce n’est pas parce qu’un homme est sentimental qu’il ne saura pas dire non ou taper du poing sur la table !
Cependant, quand ce même homme se trouve près de celle qu’il aime, il reste prévenant, s’efforce de ne pas se fâcher et fait tout pour s’affirmer auprès d’elle par le dialogue, tout en douceur !
Et là, la femme ne peut que craquer !
Pour les femmes, être sentimentale a souvent une consonnance « fleur bleue » qui peut la déprécier. Elle le sait mais assume complètement son état. Elle sait que le fait d’être sentimentale lui permet d’être une partenaire fidèle, douce, à l’écoute de son Amour et surtout de pouvoir donner à l’homme qu’elle aime tout cet amour ! Une femme sentimentale prend plaisir à donner de l’amour.
Le revers de la médaille est qu’en s’investissant ainsi, elle est souvent très déçue quand elle tombe sur un homme peu scrupuleux qui aura su profiter d’elle sans l’aimer vraiment.
Mais cette même femme, au bout de quelques expériences douloureuses, saura ensuite reconnaître si un homme est sentimental ou pas et ne pourra s’investir que dans une histoire avec un sentimental comme elle. Tous les deux connaitront le vrai bonheur.
Maintenant que nous approchons de la Saint Valentin, voici quelques réflexions sur la sentimentalité dite par des auteurs ou des personnalités connues :
“L’espérance d’un destin n’est jamais aussi forte que dans notre vie sentimentale.”
Alain de Botton
“Une certaine sentimentalité peut, au même titre qu’un certain romantisme, être considérée comme un excellent matériau révolutionnaire.”
Marcel Aymé
“Nous n’aimons de façon sentimentale que les femmes de nos rêves, de nos sommeils, celles qui déposent dans notre coeur une petite fleur bleue qui vit encore une heure, une matinée après notre réveil.”
Jules Renanrd
“Des hommes d’intelligence supérieure ont parfois, au point de vue sentimental, une mentalité voisine de celle d’un sauvage.”
Gustave Le Bon
Le sentimental a la chance de posséder en lui tout naturellement ce qu’il y a de plus merveilleux dans la vie : le rêve et le cœur, l’Amour donc.
ça, c’est de moi!
Chantal ROLLAND
Visuels: www;photo-libre.fr
À QUOI SERT LA CARACTÉROLOGIE?
La caractérologie sert à comprendre, à connaître ceux qui nous entourent et surtout à réfléchir sur
nous-mêmes. Il est important, surtout à notre époque où chacun de nous se plaint de ne pas pouvoir communiquer, de connaître ceux que nous côtoyons chaque jour afin de savoir comment les aborder pour communiquer le mieux possible avec eux.
Cependant, la caractérologie présente un autre intérêt et pas des moindres, la connaissance de soi. La caractérologie la plus précieuse, explique LE SENNE, est celle « qui nous instruit sur ce que nous sommes congénitalement et par suite, nous ouvre la voie de l’action sur nous mêmes ».
C’est en comprenant les lois qui régissent la nature que l’homme a appris à la maitriser. Non pas en transformant ces lois mais en apprenant à les connaître. De même, l’individu ne peut acquérir la maitrise de soi et développer toutes ses capacités, qu’en ayant de lui même, de son propre caractère, une connaissance approfondie. C’est la caractérologie qui va lui apporter cette possibilité de mieux cerner sa personnalité et ainsi, de mieux réagir face à celle de ceux qui l’entourent.
Le caractère ne change pas mais il évolue.
C’est tout d’abord le milieu familial qui agit sur l’enfant et sur son évolution. On connaît combien un déséquilibre familial, un manque d’affection, de tendresse, une trop grand rigidité ou une faiblesse
pédagogique, des disputes entre parents, une absence ou une trop grande présence, s’imprègnent à tout jamais dans le psychisme de cet enfant.
L’école est le second milieu auquel l’enfant est confronté. Là encore, l’influence de ce milieu le marquera pour toute sa vie.
Le milieu professionnel, enfin, jouera aussi un rôle important mais moindre que les deux cas précédents, puisque la personnalité est déjà bien formée à l’âge adulte. Cependant, il est indéniable que le milieu professionnel ne manque pas d’influer sur notre personnalité.
Nous pouvons donc, grâce à la caractérologie, apprendre à mieux nous connaître, à savoir cerner notre entourage et ainsi, pouvoir développer notre personnalité dans le sens de l’épanouissement. Et pour cela, il faut se connaître et accepter sa personnalité….et travailler sur celle ci…
Chantal ROLLAND
Visuels: www.marylynn-iquebec.com
LE FLEGMATIQUE
En caractérologie, LE SENNE a su classifier l’être humain en huit types de caractères qu’il a appelés : «LES HUIT TYPES DE LE SENNE ».
Les-voici :
- Le flegmatique
- Le réaliste
- Le Passionné
- L’entreprenant
- Le sentimental
- Le nerveux
- Le nonchalant
- Le placide
Ce mois-ci, le flegmatique
C’est un personnage calme, attachant par son flegme, son sens de l’humour et son amabilité. C’est souvent
un automate fermé, impassible, qui se désintéresse des pays, des rencontres, des gens qui l’entourent mais qui est aimable avec tout le monde. Il refuse toute émotion mais sait pourtant être un homme de cœur.
Il déteste afficher sa sensibilité, refuse tout le côté irrationnel des sentiments. Il préfère de loin les jeux de réflexion et le sport individuel et n’aime pas faire partie d’associations ou de groupes. Il n’aime pas trop les jeux de l’amour et se retrouve, dans cette dimension, plus spectateur qu’acteur. Il a de la tendresse mais n’aime pas la montrer et préfère la garder secrète d’où des difficultés à établir des contacts «physiques » rapidement. Il est discret, pudique, peu caressant et est souvent timide. Il craint les côtés «secrets et inquiétants » de la sexualité. Ce qui fait qu’il reste souvent seul dans son coin. Il est cependant fidèle en amour et en amitié.
On ne sait pas grand chose de lui car il parle peu de sa vie qui est, d’ailleurs fort simple et sans grandes surprises. Il a une bonne maitrise de lui, est méthodique, raisonne avec logique.
Il est méticuleux, ponctuel, pointilleux. Il apprécie la discipline, est calme, patient, pas trop influençable .
Comme il est calme et posé, il peut paraître statique dans ses comportements.
Il a une bonne maitrise de lui même, du sang froid, une fermeté et une impassibilité qui lui donnent une image d’être froid, sans émotion, ce qui n’est pas le cas. Il peut avoir des manies, des idées fixes qui le rendent intolérant et toujours sur ses gardes.
Quand on le connaît bien, il est plutôt plaisant, facile à vivre, car il aime concilier, harmoniser les humeurs et les états d’âme.Il est doué pour la diplomatie, mais plus par crainte de l’opposition que par l’envie d’harmonie.
Secret et indépendant, il a un esprit de célibataire et même marié continue à vivre comme si…Ce qui fait qu’on trouve très souvent beaucoup de « solitude » chez le flegmatique.
Vous vous reconnaissez dans le « flegmatique » ? Apportez nous votre témoignage sur votre façon de gérer la solitude, à la fin de cette rubrique dans « commentaires ». Nous nous ferons un plaisir de vous lire.
Le mois prochain, nous parlerons du « réaliste ».
Chantal ROLLAND
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LES PHOBIQUES
Avec l’arrivée du printemps, certaines personnes (souvent les spasmophiles) se retrouvent un beau matin,
coincées chez elles, à ne plus vouloir ou plutôt ne plus pouvoir sortir…Elles se retrouvent là, seules face à elles mêmes, sans trop comprendre, le cœur qui bat, les sueurs froides, les tremblements…elles connaissent au travers de la spasmophilie, mais pourquoi, quand la crise est passée, conserver toujours des angoisses ???
Tout simplement, parce que ces personnes sont atteintes de phobies. Elles se rassurent en restant chez elles. Ainsi, elles n’auront pas de malaises dans la rue, elles ne croiseront pas une araignée sur leur passage, elles n’auront pas à prendre d’ascenseur, elles n’auront pas à prendre un transport en commun, elles n’auront pas à affronter la foule, etc….
La phobie est une angoisse déclenchée par un objet ou une situation, bien que ceux ci ne représentent pas un danger pour ces victimes.
Il n’y a pas de prédisposition génétique à l’état phobique, c’est juste un trouble du comportement mais souvent développé sur une même base : famille anxieuse, stress non géré qui s’accumule, fatigue nerveuse physique ou psychologique…
On reconnaît un phobique par un profil bien précis qui permet de favoriser le déclenchement d’une phobie :
- C’est un perfectionniste
- Sévère envers lui même
- Exigeant
- Qui refoule ses émotions
- Qui s’occupe de tout le monde en s’oubliant complètement
- Qui ne connaît pas ses limites
- Il se sent souvent coupable
- Il ne veut jamais décevoir les autres
- Il craint énormément l’insécurité
A force de tout refouler, de s’occuper des autres, de dépasser ses limites, il se crée une accumulation de stress qui finit par déclencher une panique (dans la majorité des cas) . Pour une minaurité, ce sera un choc traumatique.
Il existe plusieurs phobies typiques :
L’agoraphobie : la femme c’est la plus courante et la plus handicapante des névroses phobiques de l’adulte. Souvent chez la femme. On trouve souvent un facteur précipitant : maladie, accident, choc affectif…
C’est la phobie liée à l’espace. Ces sujets ont peur des grands espaces et des lieux publics.
Le fait d’être exposé à une situation phobogène va entraîner un sentiment de malaise intense, une crise d’angoisse aigüe.
Elle s’associe à la peur de sortir et souvent à la claustrophobie.
Les phobies de situations sociales
Aussi fréquentes chez l’homme que chez la femme.
Ces personnes ont peur d’être en public, de parler ou de manger en public, peur de tout ce qui attrait au public
Cette phobie conduit les sujets à l’évitement
Ereutophobie
C’est la crainte de rougir en public.
Banal à l’adolescence mais prend un caractère très invalidant qui disparaît souvent à l’âge adulte
Les phobies simples
La phobie des animaux : chiens, chats, souris, araignées, pigeons, etc… Elles débutent souvent dans l’enfance
La phobie des transports : avions, bateaux, métros
La phobie des hauteurs : acrophobie
La claustrophobie
La nosophobie
C’est la phobie des maladies. Souvent les sujets sont anxieux et leur névrose est plutôt obsessionnelle. Il y a crainte des microbes, ce qui entrainera un lavage de mains rituel.
La dysmorphophobie
Ce sont des idées fixes et obsédantes qui portent sur l’aspect du corps. Le sujet pense qu’il a une difformité généralisée ou localisée (nez, visage, bouche, seins chez la femme…) Chez l’adulte, il y a souvent une dépression associée.
Les phobies d’impulsion
C’est la crainte de réaliser un acte qui soit absurde, immoral ou agressif en présence d’objet ou de situation pouvant être utilisés de façon agressive envers les autres ou soi même.
L’acte redouté n’est, en général, jamais commis mais peut l’être un jour ; on parlera alors d’obsession impulsive. On trouve, dans la majorité des cas, des troubles dépressifs associés.
TRAITEMENT DES PHOBIES
En dehors des traitements médicamenteux en fonction des phobies et de leur niveau, les psychothérapies apportent souvent une nette amélioration :
- Les thérapies comportementales : conditionner le sujet pour transformer le comportement pathologique en comportement adapté. Ce sont les thérapies brèves
- Les thérapies cognitives : ce sont des thérapies brèves qui sont accès sur la prise de conscience par le patient de l’amplification que celui ci accorde aux évènements de son existence.
- Les thérapies psychanalytiques : Elles sont de très bonnes indications pour les phobies mais sont malheureusement trop longues et les patients ont besoin de résultats rapides car ces séances finissent par créer, chez certains, de nouvelles phobies.
Ce qui me paraît important, quand les phobies sont de simples phobies, c’est que le sujet soit bien informé par un bon psy de sa maladie, des éventuelles origines et surtout de ses conséquences plus ou moins invalidantes mais pas pour autant graves. Lui apprendre à reconnaître les signes et les possibilités qui existent de minimiser la crise . Une personne qui connaît bien sa maladie reprend beaucoup plus vite le contrôle sur celle ci. Une fois que le patient en connaît le mécanisme, il peut, en travaillant sur lui et en se forçant, changer ses comportements en conséquence. Il ne s’en trouvera pas guéri de suite mais s’il est bien accompagné, ses crises de paniques se feront de moins en moins importantes.
Chantal ROLLAND
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