SOPHROLOGIE, COMMENT GERER SON BIEN-ETRE …
Bien plus qu’une méthode de relaxation du corps, la
sophrologie prend en compte toute la dimension psychosomatique de la
personne, considérant que c’est là que
réside l’essentiel des comportements
pathologiques, conscients ou non.
Bien
plus qu’une méthode de relaxation du corps, la
sophrologie prend en compte toute la dimension psychosomatique de la
personne, considérant que c’est là que
réside l’essentiel des comportements
pathologiques, conscients ou non.
Du
grec sôs (l’harmonie), phren (conscience) et logos
(science). La sophrologie est donc l’étude de la
conscience en harmonie.
Mise au point en 1960
par Alfonso Caycedo Lozano, psychiatre espagnol d’origine
colombienne, cette technique est construite en réaction
à l’hypnose à laquelle il reprochait un
manque de résultats et à la psychanalyse dont il
contestait les fondements théoriques.
La
technologie sophronique agit sur les EMC (états
modifiés de conscience). C’est la modification de
l’état de la conscience qui permet,
grâce à l’induction verbale du
sophrologue, d’atteindre un état de veille proche
du sommeil, la « zone X » ou
niveau sophroliminal.
On sait, notamment par les
travaux et les expériences menés sur le sommeil,
que l’accès à l’inconscient
est particulièrement facilité à cet
instant privilégié. C’est là
que commence le travail durant lequel le sophronisé va se
débarrasser de ses sentiments négatifs pour
stimuler et intégrer ses sensations positives.
C’est lui permettre de gérer ses angoisses, son
stresse, remobiliser le potentiel de tout être à
pouvoir s’adapter à toutes les situations.
La
sophrologie s’adresse à toute personne qui, face
au incidents ou accidents de la vie, ne sait plus s’adapter
et se laisse dépasser par son stress.
Angoissés,
dépressifs, migraineux, insomniaques sont légion
dans notre monde moderne. Mais le champ d’application de la
sophrologie est beaucoup plus vaste encore : faciliter un
régime, préparer la future maman à
l’accouchement, aider le sportif avant une
compétition, un étudiant en période
d’examens, accompagner un malade dans une période
difficile de son existence…
On
distingue en sophrologie trois grandes orientations : la lutte
contre la douleur, la préparation à
l’épreuve et les indications
psychothérapeutiques. Ces dernières sont de loin
celles qui constituent l’essentiel des indications.
La
Sophronisation simple
Installez-vous confortablement, de
préférence en position assise, pour ne pas courir
le risque de vous endormir… Fermez les yeux et
relâchez globalement votre corps. Commencez votre
sophronisation en fixant votre attention sur la tête et le
visage. Vous laissez aller les muscles et la peau du cuir chevelu, du
front et des tempes. Sentez bien ce qui se passe. Faites en sorte que
votre front devienne lisse. Laissez aussi aller vos sourcils, la racine
de votre nez, notamment les ailes. Appréciez vos propres
sensations. Relâchez maintenant les paupières. Si
elles continuent de battre imperceptiblement, çà
ne fait rien, laissez faire. Derrière les
paupières, laissez aller les globes oculaires, un peu comme
s’ils pouvaient
« s’étaler ». Appréciez
bien le calme que cela procure. Décontractez aussi les
joues, les mâchoires trop souvent crispées, les
lèvres souvent pincées et toute la bouche,
notamment la langue. Appréciez bien toutes les nouvelles
sensations que peut procurer un visage détendu. Une
fois le visage relâché, laissez aller les
épaules, les bras, les avant-bras, les poignets et les mains
jusqu’au bout des doigts. Percevez bien ce qui se passe dans
la pulpe des doigts, des ongles. Plus votre concentration sera bonne,
plus vous percevrez des sensations fines. Pendant la
décontraction des membres supérieurs,
c’est tout le cou qui va pouvoir se décomprimer,
la gorge, la nuque. Trouvez une bonne position pour la tête,
en équilibre, avec le moins de tension possible. Relâchez
le dos à partir des omoplates, toute la colonne
vertébrale jusqu’à la région
lombaire, les reins. En même temps que le dos,
décontractez le reste de la cage thoracique, la poitrine, la
ceinture. Laissez aller le ventre, décontractez le bassion,
les fesse, le bas-ventre, les organes génitaux,les hanches,
les cuisses, les genoux, les mollets et les jambes pour finir avec les
chevilles et les pieds. Soufflez doucement… Au
début aidez-vous d’un petit
magnétophone. Su fond de musique très doux
(bruits de nature, d’oiseaux dans la forêt, de
ruisseau…) enregistrez votre voix en lisant tout simplement
le texte ci-dessus. Faites le tout doucement, en marquant des
arrêts pour que le temps d’enregistrement soit
d’environ une quinzaine de minutes….
C’est à vous !
Martine VIAL |