DALIDA
Qui, mieux que Dalida, artiste complète qui sut
rester populaire auprès de tous les publics, peut mieux
illustrer le portrait d’une femme
désespérément seule, alors que son
parcours est auréolé de gloire, de
succès nopmbreux et de reconnaissance infinie?
Dotée d’une grande beauté,
d’une large culture, d’une éclatante
intelligence et d’une intense
spiritualité, toutes les fées semblaient
s’être penchées sur son berceau,
à sa naissance.
Et pourtant…
Cet atypique personnage au coeur profond mais
meurtri qui sut chaque fois
choisir, avec son frère Orlando les titres qui plairaient
à son public, fut toute sa vie à la
quête d’un amour illusoire. Fuyant parfois la
représentation de Dalida pour mieux se retrouver dans
Yolanda, elle n’eut de cesse dans
l’intimité de faire oublier l’artiste
qu’elle était. Mais ce fut peine perdue, car la
plupart des personnes qui avaient le bonheur d’entrer dans sa
sphère voyaient en elle plus la star que la femme. Elle put
difficilement s’y résoudre autrement
qu’en s’enfermant dans un monde de solitude,
s’éloignant petit à petit de son
réseau amical et professionnel.
Jacques
Pessis, le commissaire général de
l’exposition à l’hôtel de
ville de Paris, dit qu’”à la fin de ses
jours, elle passait ses week-ends enfermée dans sa grande
maison, sans amis et sans amour…Elle se sentait
épuisée, finie; elle a
décidé qu’il était temps de
partir. Le mot qu’elle a laissé
témoigne de son désespoir: “la vie
m’est devenue insupportable”.” Triste
fin pour une femme qui illuminait tant son public quand elle chantait
sur scène.
Pour commémorer
sa disparition, l’Hôtel de ville de Paris lui
consacre une exposition depuis le 11 Mai, et ce jusqu’au 30
septembre 2007. A cette occasion, la ville de paris offre un juste
hommage à cette étoile lumineuse: images et
documents souvent inédits, robes somptueuses
portées par la star, archives de l’INA qui
témoignent de son acuité sur la vie et nombreux
extraits de ses films.
Un juste et vibrant
hommage rendu à cette étoile lumineuse qui se
pensait seule contre tous…
Karine TUZET
Hôtel de ville de Paris
Salle st Jean. Entrée
libre et gratuite tous les jours sauf dimanche et fêtes ; de
10h à 19h.
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