LA PERSONNALITE
Personnalité : c’est un mot qui ne peut recevoir que des réponses évasives, intuitives, dogmatiques ou factorielles.
Pourtant, on entend toujours parler de la sienne, de celle des autres, Tout le monde en a une, cela est certain. On la conjugue à la première personne. On s’en sert même pour se valoriser : Ne dit on pas « avoir de la personnalité » ? On la respecte.
Chaque être humain a sa personnalité.
Derrière l’interrogation « qui suis je ? », se dissimule une angoisse existentielle.
Avez vous remarqué que nous avons toujours besoin de références banales alors que, souvent, nous sommes en admiration devant des personnalités originales ?
Alors, pourquoi toujours cet incessant besoin de classer, de tester, de mesurer, de référencer ces pauvres êtres humains ?
A quoi servent les tests de personnalité, les classifications, et les méthodes ?
Certainement un orgueil, une projection de soi, une preuve de notre existence ou un repère pour soi même….
D’autre part, nous avons du mal à comprendre ou admettre l’interaction des paramètres hérédité, intelligence, instinct, milieu social ...
D’où les différentes écoles de psychologies, les théories diverses, les mouvements contradictoires et les pratiques scolaires quelquefois dangereuses…
Depuis des millénaires, des penseurs, des poètes, des philosophes nous apprennent que nos contradictions apparentes vont de pair avec nos contradictions intérieures et nous donnent accès à nos contradictions occultes… Il faut donc inventer des nouveaux types afin de rentrer en delà et en deçà des normes données par les tests de personnalité.
Il est rassurant de voir qu’entre le génie et le fou, l’intelligent et le bête, l’ange et le démon, il existe un monde où les moyens et les médiocres se retrouvent…Pour un magazine comme le nôtre, il est rassurant de voir qu’en fin de compte, la majorité ne fait pas partie de cas très isolés ! ...Nous ne sommes pas seuls...
La caractérologie s’intéresse aux capacités et aux difficultés qui mettent l’être humain en situation à chaque instant en lui imposant une réaction qui lui est très personnelle.
Il y a tout d’abord l’hérédité qui le conditionne à la base, dès sa naissance, puis tout ce qui lui est donné par la société. Tout d’abord, la famille, puis les amis, les copains d’école, les enseignants, les collègues, etc… Chaque étape de la vie lui apporte son lot de situations et d’exemples qui le changent petit à petit, le construisent.
En effet,, l’homme se transforme chaque jour. Il est en perpétuelle progression (ou régression) mais jamais le même. C’est pourquoi la caractérologie commence toujours par une observation de ses semblables. Il est rassurant de ressembler à certains tout comme il est rassurant pour notre égo de ne ressembler à personne…
Des identités sont obtenues et ces identités sont des éléments qui constituent toute typologie. Il est donc facile de retrouver les mêmes traits de caractères et de pouvoir interpréter facilement la personnalité de la personne que l’on veut connaître…Mais la subtilité de chaque interprète est justement de percevoir les non dits et les non actes qui font toute la différence et qui évitent de classer trop rapidement la personne dans un cadre pré établi qui ne la représente pas vraiment.
L’étude de la caractérologie est un excellent outil de base qui permet de classer « approximativement » l’être humain pour lui donner la possibilité de transformer quelques défauts en qualités ou pour se situer par rapport aux autres mais ce n’est qu’un classement de base qui laisse des portes ouvertes à toute transformation ou progression ou, quelquefois, régressions…Rien n’est définitif et il ne faut pas utiliser la caractérologie pour identifier à tout jamais un individu. Ce n’est pas un travail d’étiquetage. Cette partie des Sciences Humaines demande du doigté.
L’essentiel n’est pas de se connaître ou de connaître l’autre à tout prix mais de se connaître ou de connaître l’autre à sa juste valeur. De mieux comprendre ses réactions, ses actes, son caractère, tout ce qui fait sa personnalité dans le moment présent...