Vous prenez quelques atomes de carbone ( 18), d’hydrogène ( 28) et deux atomes d’oxygène, vous y adjoignez un noyau de cholestérol et vous obtenez de manière très simple, l’hormone du plaisir : la testostérone. Hormone du plaisir mais aussi hormone mâle, c’est elle qui permet à l’embryon encore blotti dans le ventre de sa mère, de devenir un petit garçon en lui faisant pousser ses testicules. Plus tard elle fera chez le jeune adolescent apparaître des poils sur tout son corps visage y compris et en même temps naître son désir sexuel. La testostérone est donc bien pour l’homme l’hormone du plaisir sexuel mais fait plus étonnant c’est aussi le cas pour la femme. Si les testicules secrètent , ils ne sont pas les seuls : les ovaires aussi. Ainsi une femme produit environ 60 % de la quantité totale de testostérone produite par un homme, d’une part depuis ses ovaires comme déjà vu mais aussi à partir de la transformation de ses hormones féminines, les œstrogènes en testostérone. Si bien que l’on peut parler d’elle comme fer de lance de la sexualité masculine comme  féminine. C’est elle qui contrôle la libido tout au long de la vie, y compris après la ménopause. Contrairement à une idée trop couramment répandue, le désir sexuel ne baisse pas alors en tout cas chez la femme parfois seulement chez l’homme et on peut alors parler d’andropause.

Dans ce denier cas C.F encadré un petit test permet de s’y retrouver .
Après si besoin un dosage sanguin, des traitements existent, pour les deux sexes à base de patchs de gel, il suffit d’en parler à son médecin pour voir réapparaître avec le désir sexuel le plaisir qui l’accompagne.

 

 

Test Monsieur : êtes vous en andropause?

 

 

 


questionnaire de détection simplifié de St Louis Androgen Defficiency in Agin Male (ADAM) selon Legros et Delhez

 


1- Avez vous constaté une baisse de votre libido ?


2- Sentez vous que vous manquez d’énergie ?


3- Avez vous constaté une diminution de votre force musculaire et de votre endurance à   l’effort ?


4- Avez vous noté une diminution de votre taille ?


5- Avez vous remarqué une baisse de votre joie de vivre ?


6- Vous sentez- vous grincheux ?


7- Vos érections sont -elles moins fortes ?


8- Avez vous remarqué une diminution de votre capacité à faire du sport ?


9- Vous endormissiez vous facilement après les repas ?


10- Avez vous remarqué une diminution de votre capacité de travail ?


Le test est positif s’il est répondu oui aux questions 1 et 7 prises isolément
ou sinon à trois au moins des autres questions.


Dans tous ces cas on doit pratiquer un dosage de la testostérone dans le sang.

Pour en savoir plus : le livre Avoir du plaisir à tout âge du Dr J LABESCAT Editions Blanche

 

J LABESCAT

La sexualité

LES HORMONES DE L’EXTASE

 

Si la testostérone est l’hormone de la libido, d’autres hormones peuvent être considérées elles comme celles du plaisir en général, de l’extase en particulier. Ces hormones de structure voisine de celle de la morphine n’ont pas été découvertes depuis si longtemps. Ce qui ne signifie pas que le plaisir n’existait pas avant les années 1970 simplement on ne se l’expliquait pas. Ce sont des neuropeptides servant en quelque sorte de connexion à l’intérieur du cerveau. En occupant des sites communs aux morphine et opium, elles empêchent de cette façon la diffusion de  tous les messages à caractère désagréable, douloureux. Ce sont elles de la même manière qui aident à gérer le stress et les émotions. Mais elles sont surtout essentielles dans l’excitation sexuelle aidant à la provoquer , l’entretenir la sublimer. Ce sont les endorphines.


Mais alors  comment produire ces endorphines en grande quantité.


Un premier exercice est favorable : le sport et pas seulement celui auquel vous pensez. Tout sportif régulier produit des endorphines en grande quantité ce qui l’aide d’ailleurs à améliorer ses performances. Le rire est également une bonne source de production hormonale . Ainsi selon la très célèbre revue de l’American Physiological society : au niveau du cerveau, le taux d’endorphines augmente de 27 % chez les personnes regardant des vidéo humoristiques.
Et dernière source et non des moindres : l’origine alimentaire : parmi les aliments il y en a un qui est digne de sa réputation : le chocolat. Il provoque une libération accrue d’endorphines au niveau
cérébral. Qui peut encore soutenir après cela que le chocolat n’est pas aphrodisiaque ?
Pour lutter contre la morosité ambiante rien de mieux, donc, qu’une cure d’endorphines, pardon de plaisir et à consommer sans modération…

pour en savoir plus le livre : »Avoir du plaisir à tout âge » Editions Blanche du

 

                      Dr Jacques Labescat

La testostérone  ou l’hormone du plaisir sexuel