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« L’ODYSSEE SIBERIENNE »
L’Odyssee Sybérienne est un long chemin de 8000 Km à travers les montagnes,la taïga et la toundra qui séparent le lac Baïkal de Moscou. Nicolas Vanier se dépasse et dépasse le cadre de l’exploit physique pour partir à la rencontre des peuples qui vivent ou survivent dans des lieux rudes,sauvages et hostiles. « Ce voyage est avant tout une façon de renouer avec ce que j’aime le plus au monde avec mes 10 chiens, aller à la rencontre de tout ce que ce périple va me permettre de découvrir » nous dit Nicolas Vanier. Il fait de l’Odyssée sibérienne non pas une course mais un art de voyager. Un périple de communauté où l’homme et les chiens sont dépendants les uns des autres, poussés par le même désir d’avancer, de poursuivre la route, au mépris des incertitudes climatiques, de la fatigue et des dangers.
Durant son périple, Nicolas et ses chiens ont vécu sous une température de -40°. Le voyage de Nicolas a été perturbé par certaines frayeurs surtout quand ses chiens sont tombés à l’eau dans une zone de haut-fond avec beaucoup de courant. Heureusement il a réussi a tous les sauver. Pendant sa traversée, il a fallu qu’une équipe ouvre 8000Km de routes quelques jours avant le passage de l’attelage car il n’existait que peu de pistes empruntées par les hommes…
DE GRANDS MOMENTS DE SOLITUDE vaincus par la rage d’arriver au bout de son exploit pour apporter une idée des changements que subissent les habitants des « pays d’en haut » liés notamment aux modifications du climat et bien d’autres problèmes environnementaux comme la pollution, les usines qui rejettent des eaux polluées, le dérèglement climatique qui occasionne la disparition de certaines espèces, sans oublier les braconniers qui attrapent tout et n’importe quoi. Dans la forêt, presque plus de traces d’animaux, des coupes ont été faites dans de vastes espaces, des routes ont été ouvertes avec toutes les conséquences qu’elles ont eues sur la faune et la forêt. « J’ai voulu faire ce voyage pour que les gens se rendent compte que ces milieux fragiles et qu’on imagine préservés, vont très mal ». Une mort lente qui hante ses derniers vestiges de l’équilibre entre l’homme et la nature. Il a voulu donner la parole à ceux qui sont directement concernés. Des hommes et des femmes qui savent vivre en totale communion avec le territoire qui les entoure et qui sont directement concernés par les menaces environnementales. Une communion basée sur le respect et la connaissance de la nature et de ses équilibres. Des témoins vivants d’une philosophie de vie que « l’homme moderne » a depuis longtemps abandonnée et qui, dans quelques années à peine, va complètement disparaître.
Une belle leçon qui nous est donnée par un des meilleurs SOLIBATTANTS.
Chantal ROLLAND
Pour info :
L’Odyssée Sibérienne, c’est aussi :
· Un jeu vidéo · Un album de photographies aux Editions du Chêne et édité par TF1 Editions · Un album et un guide illustré « l’Aventurier » chez Nathan Jeunesse
Le site de Nicolas Vanier : www.odysseesiberienne.com |

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Nicolas VANNIER |
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Nicolas Vannier est un Aventurier, un explorateur de paysages d’une beauté incroyable, un humaniste mais aussi un écrivain, un réalisateur de nombreux documentaires et d’un film. Depuis son dernier voyage dans les plateaux de Laponie en passant par la Sibérie, par les Grands Nord Canadien et Québécois, de l’Alaska et des Rocheuses, il n’a cessé de nous faire découvrir, avec ses traîneaux et ses chiens, ce qu’il appelle « les pays d’en haut ».
Une nouvelle aventure est toujours un événement en soi. « J’ai voulu faire de ce voyage quelque chose d’utile afin que les gens prennent conscience que ces milieux fragiles et qu’on imagine souvent préservés , vont très mal. » nous dit Nicolas Vanier. |