Archive for mai, 2009

ET SI ON RÉAPPRENAIT À ÊTRE UN PEU PLUS…PHILOSOPHE?

Dans notre société occidentale actuelle, la philosophie est souvent considérée comme un art qui nous éloigne de la vie quotidenne pratique, en ce sens qu’elle appartient soit aux trop grands esprits éclairés déconnectés de la réalité urgente ou encore aux oisifs bourgeois qui préfèrent intellectualiser le monde plutôt que l’éprouver.

En réalité, savoir philosopher ne nous aide pas accéder à une Vérité absolue. Savoir philosopher est quête et non possession du savoir, et s’oppose donc par définition au dogmatisme du fanatique (assuré de détenir la vérité).
On pourrait dès lors penser que la philosophie est accessible à tout un chacun puisque tout être humain posséde la faculté de raisonner. Or, comme Hegel (1770-1831) l’affirme, on ne sait pas fabriquer des chaussures du seul fait qu’on possède des pieds! C’est se réduire à dire que philosopher s’apprend.

Et si philosopher, c’était apprendre à réfléchir?

Émettre une réflexion, c’est mettre en évidence des choses auxquelles on ne pense pas forcément d’ordinaire. C’est donc remettre en cause les idées reçues. Tout être est apte à philosopher à partir du moment où il accepte d’explorer des terrains de pensée différents de ceux auxquels il est habitué. Il s’agit de questionner pour apprendre à désapprendre.
Platon (428-348) et Aristote (384-322) considéraient l’étonnement comme le sentiment marquant la rupture avec l’opinion et l’entrée dans la réflexion philosophique.

Pourquoi l’étonnement?

L’étonnement déclenche la remise en question de ses propres opinions et l’envie de connaître la vérité. Socrate avait l’habitude d’affirmer « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien tandis que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas ». Sa méthode est la maïeutique ou l’art d’accoucher les esprits: en s’interrogeant par l’ironie feinte sur le sens du monde, il amène son interlocuteur à rompre avec sa manière ordinaire de penser.

La finalité de la philosophie est la sagesse

Tout le discours philosophique tend à toucher du doigt cette sagesse (étymologiquement, “philosophie” signifie “amour de la sagesse”); le philosophe n’est donc pas un sage mais celui qui cherche à l’être. Descartes n’a-t-il pas raison d’affirmer que « c’est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher jamais de les ouvrir que de vivre sans philosopher » ? Car une vie vraiment humaine est fondamentalement celle où l’homme cherche par le pouvoir de sa pensée à se rendre responsable de son destin.

Et si, à votre tour, vous deveniez aussi responsible du-vôtre….?

À MÉDITER…

Karine TUZET

visuels: www.photo-libre.fr

LES BONNES HERBES DU JARDIN DE NOS GRAND-MERES

Stimulant et diurétique le cerfeuil, antispasmodique et tonique le romarin, antiseptique et cicatrisante la sarriette… Nos grand-mères connaissaient tous les petits secrets des plantes aromatiques dispensatrices de plaisirs gastronomiques mais aussi bienfaitrices pour nos petits maux quotidiens.

« Qui a de la sauge dans son jardin, ne verra point le médecin »: ainsi parlaient nos grand-mères.
Averties et compétentes, elles cultivaient avec bonheur, passion et discernement toutes ces herbes si simples dont nous ne saurions nous passer aujourd’hui dans la cuisine mais dont nous ignorons la plupart du temps les nombreuses vertus. Leurs jardins, soigneusement entretenus (jardin du haut, jardin du bas au rythme des saisons) regorgeaient de mille trésors dans un joyeux fouillis savamment organisé.

Ici plantes saveurs du soir pour « dormir tranquille », là pour la « paix du ventre », plus loin encore pour « ça fait du bien là où ça fait mal ». Aujourd’hui toutes ces plantes, sous forme de mollécules, entrent dans la composition de beaucoup de nos médicaments. On sait comment en extraire les principes actifs : phénols, tanins, coumarines, flavonoïdes, saponines, vitamines, minéraux, alcaloïdes… les isoler pour les étudier, conjuguer leurs effets curatifs et les associer à d’autres substances pour mieux comprendre la façon dont ils agissent sur l’organisme.
Nos grand-mères, elles, savaient seulement mais aussi parfaitement comment les cuisiner ou les accommoder et n’ignoraient aucune façon de les préparer en tisanes, décoctions, cataplasmes ou autres pour soulager et même guérir.

L’AIL : Allium sativum (famille des Liliacées). Difficile de cuisiner sans lui ! Il réveille la saveur de tous les mets, utilisé aussi bien cru que cuit. C’est aussi la plante médicinale par excellence. A la fois antiseptique, diurétique, stimulant, hypotenseur, il renforce aussi l’action des antibiotiques chimiques. Son seul défaut : l’arrière goût qu’il laisse en bouche. Une solution ? Neutraliser l’odeur en mâchant de la cardamone ou de la coriandre.
L’ANETH : Anethum graveolens (famille des Ombellifères). Ajouté aux marinades, aux sauces, ou saupoudré sur le pain, l’aneth donne un petit goût délicieux proche de celui du fenouil. En infusion, il est digestif, vermifuge et antispasmodique (il arrête le hoquet).
LE BASILIC : Ocinum Basilicum (famille des Labiées). Très aromatique, il est une star dans le midi de la France. L’odeur délicieuse de ses feuilles éloigne les insectes alors que le jus de ces mêmes feuilles soulage morsures et piqûres d’insectes. En infusion, il agit sur le système nerveux et l’appareil digestif. Il soulage ceux qui souffrent de gastrite, crampes d’estomac, digestions difficiles et nausées. Sédatif, il est aussi recommandé pour soigner l’irritabilité, l’anxiété et les troubles du sommeil.
LA CORIANDRE : Coriandrum sativum (famille des Ombellifères). Les graines de coriandre sont employées en pâtisserie, pour la fabrication des liqueurs, en macération dans du vinaigre ou pour relever le goût des légumes et des champignons à la grecque. Elle est essentiellement digestive, anti-aérophagie mais ait aussi calmer les douleurs rhumatismales.
L’ESTRAGON : Artémisia drancunculus (famille des Composées). On l’ajoute aux salades, sauces, potages, il parfume vinaigre, moutarde et cornichons et sert même à faire de la liqueur… digestive bien sûr. Une plante apéritive et stimulante qui stimule la digestion et combat l’aérophagie.
LE PERSIL : Petroselinum crispum (famille des Ombellifères). Les feuilles fraiches regorgent de minéraux et vitamines en particulier la C. C’est l’une des herbes les plus employées dans la cuisine : elle accompagne merveilleusement tous les légumes, les champignons et se fait aussi décorative. Antianémique, dépurative, carminative, elle est bonne pour la goutte, la fatigue générale, l’insuffisance hépatique, les calculs urinaires, la cellulite et le manque d’appétit. Une des ses propriétés étant d’arrêter la lactation il est déconseillé d’en manger en période d’allaitement.
LE ROMARIN : Rosmarinus officinalis (famille des Labiées). Excellent stimulant général, le romarin est originaire du bassin méditerranéen. Aujourd’hui encore, les étudiants grecs en font brûleur dans leur chambre en période d’examens. Il a toutes les vertus : cholagogue, stomachique, antirhumatismal, il est aussi antiseptique pulmonaire. A prendre en infusion avant les repas. Véritable dopant pour la santé, le vin de romarin (on fait macérer pendant 48 heures 50 gr de romarin dans une bouteille de bordeaux avant de filtrer) se prend à raison d’un petit verre à liqueur avant le repas.
LA SAUGE : Salvia officinalis (famille des Labiées). On l’ajoute aux potages, salades, omelettes, sauces, légumes qu’elle parfume agréablement. S’il ne fallait avoir qu’une herbe dans son jardin, ce serait l’élue. Antiseptique, astringente, stimulante, elle est aussi stomachique, antisudorifique, digestive, désinfectante. Appliquées frâiches sur la peau les feuilles de sauge sont efficaces pour les piqûres et les morsures.
LE THYM : Thymus vulgaris (famille des Labiées). Le thym ou farigoule est aujourd’hui cultivé dans le monde entier. Antispetique, tonique, décontractant musculaire, il est aussi prescrit aux enfants asthmatiques car il neutralise l’effet sédatif des autres plantes prescrites dans cette maladie. En usage interne (trois tasses d’infusion par jour) il soigne les bronchites, la toux, la grippe ; on peut aussi mâcher les feuilles lorsqu’il est frais pour soulager un mal de gorge.
LA VERVEINE ODORANTE : Luppia citriodora (famille des Verbenacées). Froissez des feuilles de verveine entre vos doigts, il s’en dégagera une délicate odeur de citron. Excellent tonifiant des tissus, la verveine est souveraine pour soulager les maux de dents (feuille écrasée appliquées à la gencive près de la dent malade). Digestive, stomachique et calmante elle facilite la digestion et calme les spasmes (en infusion après le repas).

Quelques définitions :
Carminative : favorise l’expulsion des gaz intestinaux
Cholagogue : contracte la vésicule biliaire et permet l’évacuation de la bile du cholédoque dans l’intestin
Stomachique : facilite la digestion gastrique.

Martine VIAL

Lundi, mai 4th, 2009 2 Mon bien être Comments Off

Qui ne s’est jamais retrouvé désespérément honteux d’une situation scabreuse provoquée malgré soi, juste au moment où l’on souhaitait faire bonne figure? Un grand moment de solitude dont on se souvient, en général, très longtemps!

N’est-ce pas, Isabelle ? (40 ans, chef d’entreprise)
“ Et bien, comment vous dire…je venais de créer ma boîte de déco d’intérieur, c’était l’aboutissement de cinq longues années de réflexion. Je venais de traverser difficilement une période de troubles, de doutes, d’interrogations et de remises en cause diverses, mais là il ne me manquait que l’accord de mon banquier sur un crédit minimal qui pouvait m’aider à gagner du temps auprès de mes fournisseurs. Mon banquier a l’allure d’un jeune premier, très sûr de lui, charmeur et séducteur comme tous les beaux gosses fiers de leur allure. J’ai tout de suite compris qu’il fallait que j’en joue et que je ne le braque surtout pas. Je suis mariée, je connais donc les limites du raisonnable, disons que je me complaisais à entretenir une gentillette relation de séduction. Le jour où il m’a appelée pour me dire que ma demande de prêt était acceptée, j’étais en double-ligne avec ma meilleure amie. Il m’a tout de suite annoncé la bonne nouvelle. Juste avant d’exulter, je lui ai demandé de patienter une petite minute, le temps que je finisse ma première conversation. Fausse manip’ sous mon empressement, je lance tout de go à mon amie bourrée d’humour “ Il faut qu’j’te dise! ça y est! Mickey-( c’est le petit nom que j’avais trouvé à mon banquier du fait de ses oreilles un peu décollées…-) a lâché le morceau de fromage! Il s’apprête peut-être maintenant à me montrer sa queue…!?!” . Grand blanc à l’autre bout du fil. Râclement de gorge . Et là:

“Euh…c’est toujours Mickey en ligne…”
Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi bête de toute ma vie!
Rame…rame….rameur…ramé….”

UN ROMAN BASÉ SUR UNE SOLITUDE DÉRANGEANTE

Le Trouble de la Personnalité Limite est un handicap tabou subi par 3% de la population. Il isole et exclut ses victimes, les murant dans un monde d’angoisses et d’obsessions, qui les empêche d’avoir des relations normales à autrui. Le trouble de personnalité limite (TPL) est un syndrome complexe caractérisé par une impulsivité marquée, une instabilité à la fois au niveau de l’humeur et au niveau des relations interpersonnelles, ainsi que par certains comportements d’automutilations et suicidaires.

“JE NE SAIS PAS” de Catherine Melchior, éditions Benevent.
Ce roman aborde sans tabou le quotidien d’une victime du TPL. L’auteur atteinte elle-même de ce syndrome très peu connu et pourtant fort répandu, ses manifestations y sont détaillées avec beaucoup de sensibilité et d’authenticité.
Mère comblée de quatre enfants, mariée à un musicien aisé qui l’aime d’amour, l’héroïne Lucie a viviblement tout pour être heureuse. Alors pourquoi ce sentiment d’hostilité dans le regard d’autrui? Pourquoi se sent-elle en permanence jugée par “l’autre”, alors que rien ne rend criticable cette femme de bonne famille sans soucis matériels ni problème social apparent?
Le roman prend en compte les crises d’angoisse à répétitions, et ce sentiment d’anormalité dont les victimes se sentent atteintes. Peu à peu, le personnage se bâtit une double vie: sa vie sociale où le souci du regard d’autrui prédomine, et un univers dans une bulle, solitaire et sans issu, construit sur des sables mouvants…

Ce qu’il faut savoir de cette pathologie:
30 % à 40 % des patients de cette pathologie longtemps ignorée, puis souvent dédaignée, feront pourtant une ou plusieurs tentatives de suicide au cours de leurs vies. Tentatives malheureusement réussies pour 10 % d’entre eux. Catherine Melchior dit: “Comme Lucie ne voit pas ce qui peut être la cause de sa douleur, elle ne peut pas se faire soigner d’une chose qui n’existe peut-être pas réellement. Alors, elle se fait mal. Elle a ainsi le droit de dire qu’elle souffre et en expliquer la raison. Et puis quelqu’un soigne cette blessure enfin. Et les soins qu’elle reçoit sont des antidotes. Ils empêchent de sombrer plus profond, d’aller trop loin, de mourir.”

Où trouver de l’information ou de l’aide?

Un omnipraticien (médecin de famille)

Un intervenant d’un centre de santé et de services sociaux (CSSS), d’un organisme communautaire ou d’une clinique privée.

Pour information : www.personnalitelimite.org

Karine TUZET

Vendredi, mai 1st, 2009 1 L'art et la solitude Pas de commentaire

LES PERSONNES ÂGÉES ET LA SOLITUDE

Tout au long de l’année, nous fêtons beaucoup d’événements : Noël, la St Valentin, Pâques, la fête des mamies, la fête des mères, des pères etc…et nous avons souvent l’occasion de prouver notre affection. Mais en dehors de ces journées « spéciales », prenons-nous le temps de réfléchir à la vie de ces personnes âgées qui se retrouvent à vieillir seules, ne pouvant plus ou peu se déplacer ?

La population est vieillissante en Europe et la France n’est pas de reste. Les 65 ans et plus représentent 16,3 % de la population française et la tendance s’accélère. Ce qui pose, bien entendu, quelques problèmes quant à la prise en charge des personnes âgées. Que faire de nos aînés ?

Le maintien à domicile est privilégié. Mais il faut affronter la solitude.
Une nouveauté : même si c’est encore marginal, de plus en plus de jeunes choisissent de travailler ou de vivre avec des personnes âgées pour rompre cet isolement. Une manière aussi de renforcer le lien entre générations.
Il est toujours bien agréable de rentrer de son travail et d’avoir quelqu’un qui vous attend et qui, malgré la surcharge de travail qui vous incombe, vous permet de rentrer dans une maison animée et non pas vide et trop silencieuse à vos yeux.
C’est tout de même mieux de pouvoir parler avec quelqu’un, de partager son repas du soir, de pouvoir donner de l’amour et, si on est mariée et que l’on a des enfants, c’est très chaleureux de laisser dans sa maison un papy ou une mamie (s’ils sont valides qui s’occuperont des petits pendant que vous irez chez des amis…).
Cet échange d’amour entre jeunes et moins jeunes se produit de plus en plus, crise oblige et permet à beaucoup d’entre nous de retrouver des valeurs qui s’étaient perdues à cause de cette forme d’individualisme qui avait ravagé nos vies durant ces dernières années.
Ces solutions vont se faire de plus en plus et il ne sera pas rare de voir des enfants gardés par des retraités. Tout le monde y trouvera son compte.
Il y a, aussi, la colocation intergénérationnelle, qui est aussi la solution en vogue pour lutter contre la solitude des personnes âgées et affronter la crise du logement. Dans ce cas précis, le principe est simple: une personne seule accepte d’ouvrir ses portes à un étudiant. Ce qui permet à l’un de la compagnie , et une certaine économie pour l’autre. Cette formule, malgré son côté un peu marginal lui aussi, se fait de plus en plus dans les grandes villes française. (voir la rubrique “bons plans” du mois d’avril dernier.)

Mais accepter quelqu’un dans son intimité n’est pas toujours simple et la colocation n’est pas évidente pour tout le monde. Aussi, pour aider les personnes âgées et rompre un peu leur solitude, il existe les aides ménagères ou les auxiliaires de vie. Elles passent leur temps à courir d’une maison à une autre pour faire le ménage et venir en aide aux personnes dépendantes.

Dans ce cas, il se crée une véritable complicité avec les bénéficiaires. Ces anges de la vie font beaucoup de bien moral car il y a beaucoup, beaucoup de solitude. C’est pour cela que beaucoup d’aides ménagères aiment leur métier et aiment faire le domicile. Elles sont libres de leur temps. Si elles sentent qu’une personne se sent mal parce que trop seule, elles peuvent bavarder un bon moment avec celle-ci et faire le ménage un autre jour. Tenir compagnie*, aider moralement, réconforter, c’est aussi leur travail et grâce à cela, il est possible de maintenir de plus en plus de personnes âgées dans leur domicile. Ce qui coûte moins cher à la société qu’un hôpital ou une maison spécialisée.
Cependant, le maintien à domicile est parfois une solution précaire, notamment en cas de pathologie lourde telle que la maladie d’Alzheimer. Malgré les aides comme l’APA, (l’allocation personnalisée d’autonomie), la dépendance devient difficile à gérer au quotidien surtout pour les proches qui ne savent plus comment faire.
En effet : les maisons de retraite coûtent cher et le nombre de places est limité. Pourtant, c’est souvent le dernier recours pour la famille.
Avec l’espérance de vie en constante augmentation, on sait que les services à la personne à domicile ont de longs jours devant eux et on aura de plus en plus besoin d’aides à domicile…

Hélas, les personnes âgées étant de plus en plus nombreuses, il est difficile de satisfaire tout le monde . Actuellement, ces aides à domicile n’aident qu’une certaine catégorie de personnes âgée, les plus démunies. Quand on n’en fait pas partie, on est obligé de faire face, seul(e) et c’est cette solitude-là qui est la plus difficile à vivre.

Si vous avez une personne âgée près de chez vous, renseignez vous si celle ci a de la famille, des visites, si elle a besoin d’aide (juste lui ramener une ou deux courses lui permettra de vous parler et de rompre brièvement sa solitude).
Et peut être qu’un acte tout simple comme un petit coup de sonnette en passant pour lui dire un petit bonjour, lui permettra de remplir son cœur de soleil et de passer une bonne journée.
Ces personnes sont humbles et orgueilleuses. Elles ne se plaindront jamais et n’iront jamais demander de l’aide. Mais si c’est vous qui faîtes le premier pas, elles n’auront plus qu’une envie : vous voir revenir.
La vie passe vite. Un jour, ce sera notre tour. A ce moment là, nous serons sûrement très heureux d’avoir quelqu’un de jeune qui viendra nous tendre la main…Un tout petit peu de notre temps représente tellement pour les personnes qui connaissent la solitude ! Donner est encore plus fort que recevoir.
Alors, pensez y et n’hésitez pas à donner un peu de votre temps….
Chantal ROLLAND

* Se renseigner auprès de votre mairie.

Vendredi, mai 1st, 2009 4 Entraidons-nous Pas de commentaire

MIEUX SE CONNAITRE : LES 5 BLESSURES ET NOS MASQUES

D’après Lise Bourbeau (voir notre portrait dans la rubrique “portrait du mois”), l’être humain porte en lui une ou plusieurs des cinq blessures suivantes qu’il cherche à masquer:
- Le rejet avec, comme masque, le fuyant
- L’abandon………………………….., le dépendant
- L’humiliation………………………., le masochiste
- La trahison…………………………., le contrôlant
- L’injustice……………………………, le rigide
En les disposant autrement, l’acrostiche TRAHI est formé, ce qui favorise la mémorisation.
Trahison
Rejet
Abandon
Humiliation
Injustice
Cet acrostiche permet de mettre en lumière le fait que chaque fois que nous croyons subir ou que nous pensons faire vivre une de ces blessures, tout notre être se sent trahi.

Nous ne sommes pas fidèles à notre Dieu intérieur, aux besoins de notre être lorsque nous laissons notre égo avec ses croyances et ses peurs diriger notre vie. La mise en place des masques est générée par ce besoin de cacher, à nous-mêmes et aux autres, ce que nous n’avons pas encore voulu régler. Ces cachotteries sont une forme de trahison…
Nous portons ces masques seulement lorsque nous voulons nous protéger. En réalité, chaque fois que nous nous sentons blessés, c’est notre égo qui aime croire que quelqu’un d’autre est à blâmer. On cherche donc à trouver un coupable. Parfois, nous décidons que nous sommes ce coupable. Tout cela est, bien entendu faux. Plus on accuse et plus la même expérience se reproduit. L’accusation ne sert qu’à rendre l’être humain malheureux. Alors que si nous regardons avec compassion la partie de l’humain qui souffre, les évènements, les situations et les personnes commencent à se transformer. Ce qui rejoint les effets du pardon. Il faut savoir pardonner.
Ces masques sont visibles dans la morphologie d’une personne, donc dans son apparence extérieure. Notre DIEU intérieur(notre être profond, notre Moi) utilise notre corps pour nous parler.

Cette étude nous a paru intéressante à vous communiquer. La lecture de ce livre nous a apporté, effectivement, une vision de l’autre différente et nous facilite une appréhension de l’être sans jugement aucun.

A lire : LES 5 BLESSURES QUI EMPECHENT D’ETRE SOI MEME de Lise BOURBEAU aux Editions E.T.C. INC.
www.leseditionsetc.com
Tél : 514 875 1930 ou 1 800 361 3834
Email : info@leseditionsetc.com

ÉDITO DE MAI 2009

Au mois de mai…fais ce qui te plait!
Justement, c’est peut-être le mois des remises en cause?

Et si on commençait par s’interroger sur nos motivations professionnelles réelles? Pour toutes ces fois où on se sent si seul(e) et incompris(e) quand, se sentant en marge d’un emploi, notre entourage proche nous encourage à la prudence, en période de crise…

Cette même-solitude qu’on peut éprouver, mais à un degré divers, lorsqu’on est atteint du Trouble de la Personnalité Limite ( notre rubrique “art et solitude” vous parle de ce livre de Catherine Melchior qui aborde le sujet).
Pour le reste, autant de conseils pratiques pour apprendre à mieux vous connaître (nos rubriques “portrait” et “connaissance de soi” vous parlent de la technique révolutionnaire de la canadienne Lise Bourbeau qui a fait bon nombre d’émules dans les pays occidentaux) et toujours nos coachs, dans le forum pour répondre à vos attentes…

Bonne lecture, et joli mois de mai…

La rédaction

Vendredi, mai 1st, 2009 I- ÉDITO Comments Off

RENCONTRE AVEC UNE « CARACTÉROLOGUE MODERNE » : LISE BOURBEAU

LISE BOURBEAU est auteur de 14 livres, parmi lesquels le fameux Best-Seller « Ecoute ton corps, ton plus grand ami sur la terre ». Elle est également fondatrice de la plus grande école de développement personnel au Québec dont les ateliers sont dispensés dans plus de vingt pays dans le monde.
Dans son dernier livre « Les cinq blessures qui empêchent d’être soi même », elle nous démontre que tous les problèmes d’ordre physique, émotionnel ou mental proviennent de cinq blessures importantes subies dans l’enfance : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Au travers de ses descriptions très détaillées de ces blessures et des masques que nous avons développés pour ne pas les sentir et surtout pour ne pas les connaître, nous arrivons à identifier la vraie cause d’un problème précis de notre vie. Ces masques engendrent une morphologie qui apportent des clés supplémentaires à la compréhension des gens.
Elle nous propose une solution pratique à la fin du livre pour arriver à transformer les problèmes quotidiens en tremplins pour grandir et devenir conscient que nous sommes « un Dieu Créateur » capables de façonner un moi intérieur qui nous corresponde enfin.
Elle fait de nos problèmes une source de motivation, tout comme nous nous essayons de les faire avec LA SOLITUDE. Nous essayons en effet, au travers de ce magazine, de vous aider à vous servir de vos moments de SOLITUDE comme d’un tremplin pour « rebondir » vers quelque chose de meilleur pour votre vie. C’est cette similitude qui nous a séduits chez Lise Bourbeau et qui a fait que nous avons voulu la rencontrer pour apprendre à mieux la connaître.

Tépaseul : Lise, votre méthode contribue à lutter contre l’ultra-moderne solitude et s’intègre complètement dans la voie de notre magazine et nous pensons que des protagonistes comme vous peuvent apporter beaucoup à nos lecteurs. Tout d’abord, quelle est, pour vous l’origine de la mise en place de cet enseignement « d’écoute ton corps ». Quelle était votre formation de base ?
Lise: Cet enseignement s’est construit tout doucement, petit à petit. Je n’ai pas eu la chance de faire de grandes études mais j’ai toujours été à la tête de tout ce que j’ai entrepris. J’ai lu beaucoup de livres sur la positivité (c’était à la mode, à l’époque) et j’ai toujours voulu comprendre notre « fonctionnement ».
Je me suis mariée, j’ai eu des enfants puis j’ai dû divorcer. Et là, catastrophe, j’ai énormément grossi. J’étais mal en moi et un jour, j’ai voulu comprendre pourquoi. J’ai pris une feuille, un crayon et j’ai noté tout ce que je mangeais, je buvais, à quelle heure, avec faim ou sans faim et je me suis fait un bilan personnel.
Tout est parti de là. J’ai compris beaucoup de choses, j’ai doucement changé et mon alimentation et ma façon de vivre, de penser et d’être et j’ai progressivement repris mon poids normal sans faire de régime.
J’ai décidé de continuer mes recherches sur la relation entre notre corps et notre vécu. J’ai eu la chance de travailler dans la vente donc d’être très indépendante et d’avoir beaucoup de monde autour de moi, beaucoup de relationnel.
J’ai monté cette école avec beaucoup de persévérance, et elle marche très bien au Canada.
Arrivée il y a quinze ans en France, il y a eu plus de difficultés que dans les autres pays européens. On trouvait que j’étais trop « femme d’affaires »… Aujourd’hui, c’est pourtant dans votre beau pays que j’ai le plus de demandes d’inscriptions. Je n’arrive pas à satisfaire tout le monde.

Tépaseul : Vous parlez beaucoup de Dieu dans vos livres. Du Dieu qui est « notre MOI supérieur ». Peut on lui donner comme autre nom « inconscient » ou « subconscient » ?
Lise : Quel que soit le nom donné pour représenter cette partie de nous qui nous habite et qui fait de nous, de notre image, ce que nous lui commandons de faire, tout converge pour qu’on apprenne à mieux se connaître pour arriver à s’aimer soi même (c’est d’ailleurs en s’aimant qu’on arrive à mieux aimer les autres). Il faut arriver à entendre cette partie de nous, à la respecter, à lui pardonner, à lui apporter des soins pour améliorer sa qualité de vie.

Tépaseul : A vous lire, on se rend compte que vous croyez en la réincarnation, en la survie de l’âme. ?
Lise : Bien sûr, c’est une chose évidente. J’ai vécu des expériences qui m’ont démontré l’existence de cet autre monde. Quand je parle du corps astral, je parle de la dimension au delà du physique. Nous ne sommes pas constitués que de notre corps tel que nous le voyons. Il y a aussi tout ce que nous ne voyons pas mais qui existe et qui a un rôle déterminant sur notre personnalité.

Tépaseul : Les personnes sont de plus en plus seules et de plus en plus démunies devant la vie. Elles ont besoin d’être guidées. En parlez vous dans vos conférences et dans vos ateliers ?
Lise : Nos conférences et nos ateliers tournent toujours autour de la connaissance de soi, le bien être, la confiance, la vie avec les autres etc…donc tout ce qui touche le développement personnel. Cependant, nous abordons ce problème, bien sûr, au travers de nos différents ateliers et en fonction du sujet traité.

Tépaseul : Ne croyez vous pas, justement, que c’est d’ailleurs à cause de la méconnaissance de leur « MOI SUPERIEUR » que la plupart des sujets souffrent de cette solitude ?
Lise : Voilà sûrement une des raisons pour lesquelles tous les pays du monde sont habités par des personnes qui sont à la recherche d’un bien être personnel. Ce besoin constant de vouloir mieux se connaître et ce désir profond de tendre vers le bonheur.

Tépaseul : Merci beaucoup, Lise pour cet entretien et pour tous les messages et les conseils que vous vous efforcez de faire passer au travers de vos livres.

A consulter : www.ecoutetoncorps.com
Brochure d’activités au 1-800-361-3834 ou 514-875-1930

Chantal ROLLAND

Vendredi, mai 1st, 2009 2 Portrait du mois Pas de commentaire

DE L’EMPATHIE À LA SOLIDARITÉ

De nombreuses études témoignent de l’intérêt croissant des jeunes de 18 à 28 ans pour le secteur de la solidarité, en particulier internationale. Véritable phénomène de société, ils affirment leur désir de faire bouger les choses!

En fait, ce sont des jeunes de moins de 25 ans, étudiants, catholiques et de milieux aisés. Les pays les plus représentés sont les États Unis, la France, le Japon et l’Espagne.
Mais qu’est ce qui pousse tous ces jeunes a s’engager pour les autres? Comment l’empathie, dont ils font preuve, les amène t-elle a passer leur vacances a faire quelque chose pour les autres ou pour la planète?

15% d’entre eux donnent de leur temps:
Ni héros ni saints, ils ont décidé d’aider les personnes en difficulté, malades, isolées, âgées, illettrées, exclues: tous les laissés-pour-compte de notre société. D’ailleurs on parle plus facilement de volontariat que de bénévolat, car ce n’est plus l’apanage des retraités ou des femmes au foyer. Aujourd’hui de plus en plus de jeunes et d’actifs se sentent investis d’une mission de solidarité.

Le bénévolat est un espace de liberté et de choix:
C’est un fait: beaucoup de bénévoles sont profondément humanistes et respectent leur prochain, quelles que soient son apparence, ses convictions, sa condition. Les uns choisissent le bénévolat pour des raisons religieuses, d’autres aident leur prochain parce qu’ils ont, eux mêmes, trouvé des mains secourables quand ils en ont eu besoin. D’autres encore, trouvent que leur génération a un rôle actif a jouer dans le monde qui les entoure et préfèrent passer leur temps libre ā être utile que de lézarder sur une plage en famille. Ils ont l’impression de vivre une expérience de groupe, riche et utile.

La véritable raison a notre soif d’aider nos prochains nous échappe, car elle est inconsciente:
Pour les psy, tout se joue autour de la réparation de notre histoire personnelle: une culpabilité ancienne, une dette à acquitter, un manque à combler. Ces motivations ne sont pas un obstacle, a condition d’être au clair avec soi-même et de garder a l’esprit qu’on n’est pas là pour soi mais pour l’autre. Pour être bénévole, il faut du bon sens, une qualité d’écoute, de l’empathie, un équilibre affectif et surtout rester à la bonne distance pour laisser toute la place à celui qu’on vient aider.

Le bénévolat n’est pas là pour se mettre en valeur, ni a se donner bonne conscience.
Le bénévolat doit favoriser l’épanouissement de ceux qui s’y engagent. Il apporte beaucoup de richesse d’émotions, de partage, de rencontre.

Dès lors, comment situer un engagement volontaire pour qu’il soit efficace, source de vie et de bien-être ?

-Rejoindre une organisation pour trouver une réponse à ses attentes.
-Travailler en équipe permettant échanges et confrontations d’idées.
-Mesurer son engagement pour qu’il reste cohérent avec d’autres (familiaux notamment)
-Connaître le projet dans lequel on s’inscrit .
-Faire savoir ses compétences et savoir-faire.

Le plus important:

Ce qu’il reste à définir, c’est le bénéfice que chaque jeune peut tirer de son expérience de solidarité. Chacun a la possibilité de venir en aide à l’autre pour autant que son choix soit le sien et non pas celui de ses parents, de ses amis, de ses professeurs.
Le choix de faire plaisir à l’autre ou à la planète s’ancre dans des valeurs personnelles de croyance que chacun peut contribuer a améliorer le sort de l’autre ou de la terre, en n’attendant rien en retour: c’est un acte gratuit d’amour et de compassion.

Pour aller plus loin:

http://www.routard.com/guide_dossier/id_dp/37/le_volontariat_international.htm

http://www.volontariat.gouv.fr/
http://www.volontariat.org
http://www.jemv.org/:jeunesse en mouvement pour le volontariat
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Vendredi, mai 1st, 2009 1 Savoir communiquer Comments Off

ET SI VOUS PARTIEZ EN CORSE, DANS UN PETIT PARADIS?

Épuisé par la traversée d’un long et rigoureux hiver? Envie de souffler, vous poser quelque part, sans trop vous éloigner non plus de votre quotidien? Envie de vous retrouver dans un hâvre de paix, seul ou accompagné?

Songez à la Corse!

Parenthèse enchantée à 1h35 de vol de Paris, paysages envoûtants, végétation fournie et exotique et Histoire à la richesse palpable, voici une destination extraordinaire pour décider de couper court avec le quotidien et vous réfugier dans une authenticité qui fait trop souvent défaut à nos vies. Songez à partir hors saison, pour profiter au mieux des routes sinueuses et escarpées de l’île, pour visiter aussi en toute tranquillité des villes sublimes au passé troublant (comme Bonifaccio). Et de façon à ce que votre repos soit complet, offrez-vous donc une formule hôtellière.

Pour que votre séjour soit encore plus pétillant, nous souhaitons vous parler d’un endroit tout simplement magique, tant par la beauté de ses lieux que par l’accueil chaleureux et intimiste de ses hôtes:

l’Hôtel Marinca (4 étoiles)

Tout près de Porticcio (aéroport d’Ajaccio à 60km), sur la côte sud-Ouest de l’île de Beauté.

Marinca, c’est une jolie histoire de famille depuis 2000: un papa et sa fille, M. Laurent et Madame Floriani, l’histoire d’un duo très complémentaire, tous deux complices et passionnés par le métier de l’hôtellerie: lui, créatif ayant à coeur l’accueil personnalisé du client, elle gestionnaire et commerciale, diplômée de l’école supérieure du management hotelier tout autant soucieuse de l’accueil chaleureux du client.

Ce qui vous saisit avant tout en arrivant au Marinca, c’est la décoration mauresque des lieux, savamment combinée à l’art hindou. L’effet d’ensemble est troublant, les lieux s’adressent avant tout à vos sens: plaisir de la vue (sobre décoration qui appelle au bien-être), de l’odorat (odeur délicate d’encens), du toucher (matériaux authentiques et ancestraux). Puis, vous êtes séduit par l’accueil à la fois chaleureux et authentique du personnel, toujours souriant, toujours présent pour vous indiquer les meilleurs endroits à visiter tout au long de votre séjour.

Les chambres, à la fois sobres et exotiques, donnent pour la plupart sur la mer,: tout en bas, après avoir passé la piscine extérieure en cascade sur trois niveaux, les multiples recoins “zen” du jardin et la terrasse estivale, des criques immaculées s’offrent à vous. Un hâvre de paix au milieu des oliviers et des chênes, surplombant le golfe de Valinco. Le parfum du maquis venant compléter la vision enchanteresse des lieux.

L’hôtel possède un spa “1001 nuits” dédié au repos et au bien-être le plus complet: sorte de jardin secret hors du temps et de l’espace, hammam au ciel étoilé, salle d’enveloppement orientale, de massage japonisant (avec aquarium au sol!), piscine d’intérieur, autant de prétextes à une détente totale, avec possibilité de soins multiples du corps et du visage.

Si cet hôtel se distingue à ce point des autres situés sur la côte ou un peu plus reculés dans les terres, c’est d’abord et avant tout pour la délicatesse de l’approche humaine dédiée au client, l”esprit de générosité et d’empathie régnant, et la beauté des lieux. Un tiercé inévitablement gagnant!

Karine TUZET

Informations et tarifs:

info@hôtel-marinca.com
Tél: 04 95 700 90

Vendredi, mai 1st, 2009 7 Tourisme Pas de commentaire

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