Archive for janvier 5th, 2009
LA GALETTE DES ROIS
La fête de l’épiphanie ou fête des rois
II était d’usage, depuis un temps immémorial, et par une tradition qui remontait jusqu’aux Saturnales que la

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Rome antique célébrait sur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier, de servir, la veille des Rois, un gâteau dans lequel on enfermait une fève qui désignait le roi du festin. Les Romains utilisaient la fève comme « bulletin de vote » pour élire le roi du festin lors de ces fêtes de famille, qui permettaient de resserrer les affections domestiques. Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service. Tacite écrit que, dans les fêtes consacrées à Saturne, on était dans l’usage de tirer au sort la royauté.
A l’époque des Romains, on fêtait les Saturnales. Ces fêtes duraient 7 jours et pendant cette période, chacun avait le droit de faire ce qu’il voulait. C’est de là qu’est venue la tradition d’envoyer des gâteaux à ses amis.
Sous l’Ancien Régime, on appela ça ‘le gâteau des rois’ car on le donnait au même moment que sa redevance (comme les impôts) et il fallait en offrir un à son seigneur.
Dans sa Vie privée des Français, Legrand d’Aussy écrit, que, dès 1311, il est question de gâteaux feuilletés dans une charte de Robert II de Fouilloy, évêque d’Amiens. Souvent même, on payait les redevances seigneuriales avec un gâteau de ce genre. Ainsi, tous les ans, à Fontainebleau, le 1er mai, les officiers de la forêt s’assemblaient à un endroit appelé « la table du roi », et là, tous les officiers ou vassaux qui pouvaient prendre du bois dans la forêt et y faire paître leurs troupeaux, venaient rendre hommage et payer leurs redevances. Les nouveaux mariés de l’année, les habitants de certains quartiers de la ville et ceux d’une paroisse entière ne devaient tous qu’un gâteau. De même, lorsque le roi faisait son entrée dans leur ville, les bourgeois d’Amiens étaient tenus de lui présenter un gâteau.
L’Épiphanie, ou fête des rois, commémore la visite des trois rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar venus porter des présents à l’enfant Jésus : de la myrrhe, de l’encens et de l’or.
En effet, pour trouver leur chemin jusqu’à la crèche, les mages ont suivi une étoile plus brillante que toutes les autres qui s’est appelée « l’étoile du Berger » et qui a pu les guider jusqu’à l’étable où se trouvait l’Enfant Jésus.
Aujourd’hui, la tradition veut que pour le ‘Jour des rois’, on partage un gâteau appelé galette. Selon la région, il s’agit soit d’un gâteau feuilleté soit d’un gâteau brioché. On peut donc trouver :
* la brioche nature, toute simple, en forme de grosse roue avec dessus des pépites de sucre
* la brioche, toujours ronde mais fourrée aux fruits confits, surtout en provence
* La galette, assez rare aujourd’hui, dite “sèche”, simple pâte feuilletée sucrée
* Tout dernièrement, la galette feuilletée, fourrée à la compote de pommes.
* La galette feuilletée fourrée de frangipane, sorte de crème d’amande inventée par Frangipani, beau saucier florentin. (la plus vendue chaque année)
Dans cette galette est dissimulée une fève. Celui qui mange la part contenant la fève est déclaré roi. La coutume veut que le plus jeune de la famille se glisse sous la table pour désigner qui aura quelle part. Ainsi, personne ne peut tricher. On pose une couronne sur la tête de celui qui aura trouvé la fève et qui devra choisir son roi ou sa reine. Ce sera à lui ou elle de payer la prochaine galette.
Dans certaines familles, on laisse de côté la “part du pauvre” ou celle du Bon Dieu, ou « part de la Vierge » offerte le plus souvent au visiteur imprévu.
En 1711, le Parlement délibéra, à cause de la famine, de le proscrire afin que la farine, trop rare, soit uniquement employée à faire du pain. Au commencement du XVIIIe siècle, les boulangers envoyaient ordinairement un gâteau des Rois à leurs pratiques. Les pâtissiers réclamèrent contre cet usage et intentèrent même un procès aux boulangers comme usurpant leurs droits. Sur leur requête, le parlement rendit, en 1713 et 1717, des arrêts qui interdisaient aux boulangers de faire et de donner, à l’avenir, aucune espèce de pâtisserie, d’employer du beurre et des œufs dans leur pâte, et même de dorer leur pain avec des œufs. La défense n’eut d’effet que pour Paris et l’usage prohibé continua d’exister dans la plupart des provinces. Quand vint la Révolution, le nom même de « gâteau des Rois » fut un danger et Manuel, du haut de la tribune de la Convention, tenta sans succès d’obtenir l’interdiction du gâteau des Rois, mais la galette triompha du tribun. Peu après, un arrêté de la Commune ayant changé le jour des Rois en « jour des sans-culottes », le gâteau n’eut plus sa raison d’être, mais cette disparition ne fut que momentanée car il reparut bientôt sur toutes les tables familiales dès que la conjoncture le permit.
En 1801, on a décidé que la date de l’épiphanie (qui signifie ‘apparition’) serait le 6 janvier.
Une légende raconte que la fève serait née le jour ou Peau d’Ane avait oublié sa bague dans un gâteau destiné au prince. En fait, son utilisation remonte certainement au XIIIe siècle. La fève existe sous de nombreuses formes et dans différentes matières, il y en a pour tous les goûts. Elle a été remplacée en 1870 par des figurines en porcelaine. Aussi, du haricot sec à la fève dorée à l’or fin 24 carats, on peut en trouver en plastique blanc mais la plupart du temps, en porcelaine. Depuis quelques années, elle suit une mode se rapportant en général soit à des personnages de films (comme Harry Poter cette année) ou à des sujets se rapportant à certains succès de l’année. La fève est devenue un véritable objet de collection . Ainsi le Musée de Blain en conserve plus de 10 000. Les collectionneurs sont appelés les favophiles . La collection se nomme la favophilie.
Chantal ROLLAND
Source: Wikipédia
CULTURE SPA
Spa c’est une source, c’est une ville, c’est un centre de bien-être… et c’est en Belgique, plus

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précisément dans les Ardennes Belges. Une ville thermale, une des plus célèbres stations d’Europe, dont les activités se sont orientées au fil des années vers le thermoludisme, à savoir l’utilisation à des fins ludiques, des bienfaits des eaux thermales.
En France, le spa est synonyme de bain bouillonnant dont l’eau est filtrée, traitée, chauffée et dont la cuve est étanche. Par extension, le Spa qui s’enorgueillit d’un S majuscule est devenu centre de remise en forme, de bien-être et de beauté. Un mot qui a le vent en poupe depuis 1997, année de la naissance du phénomène Spa en Amérique du Nord.
Fondateur de la marque cosmétique « Aveda » (groupe Estée Lauder) Horst Rechelbacher eut alors la géniale idée de faire rimer institut de beauté et centre de remise en forme. Baptisée spa, version luxe, cette nouvelle formule se développa dans le monde entier. Une idée qui fut reprise ensuite par Clarins, Givenchy, Caudalie, Daniel Jouvance…
Aujourd’hui les Spas fleurissent dans toutes les grandes villes de France, dans les grands hôtels, ou dans des centres indépendants comme le Spa des Cinq Mondes, le Spa Nuxe, le Spa Caudalie… De New York à Londres, de Bali à Bangkok le bien-être n’a pas de prix. Au carrefour de la cosmétologie et de la médecine orientale le spa propose soins de beauté du corps et du visage, réflexologie, shiatsu, massage ayurvédique, thaï, californien, chinois, hawaïen…, le tout étant de proposer relaxation du corps et évasion de l’esprit. L’engouement est certain et la demande de plus en plus forte côté consommateurs. Et l’on peut supposer que la crise aidant, nos concitoyens vont devenir de plus en plus friands de ces moments privilégiés où l’espace d’un massage sur fond musical et jeux de lumière, l’esprit s’évade et oublie tout du monde extérieur…
Mais le Spa est aussi une histoire d’eau, source de vie et de ressourcement. Eté comme hiver, à l’intérieur à ou l’extérieur, il n’existe aucune restriction à l’utilisation d’un spa… même si force est de reconnaître que l’hiver, dans certaines régions, il est bien plus agréable d’en abuser… à l’intérieur ! Avec le spa vous entrez dans un monde plurisensoriel où tous les sens sont en émoi : le toucher via le contact avec l’eau chaude et ses remous qui massent et relaxent; l’odorat, délicatement titillé par les effluves parfumées des huiles essentielles ; la vue stimulée ou reposée par la chromothérapie et les différentes lumières diffusées ; l’ouïe enivrée par le brassage de l’eau ou par la musique douce ou tonique ; et pourquoi pas le goût apporté par les bulles d’un champagne pétillant ou celui d’un thé parfumé, voire d’un chocolat délicatement épicé !
Une chose est certaine : le spa contribue à la qualité de la vie !

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Les produits d’entrée de gamme affichent des prix de 3000 à 4000 euros. En France, ce marché jeune et dynamique est en pleine expansion, les contraintes du spa étant peu nombreuses. Encastré ou à poser à même le sol, le spa fonctionne comme une petite piscine munie de jets hydromassants et de souffleurs d’air.
Une séance de spa permet le soulagement et la décontraction des zones du corps les plus touchées par le stress et les tensions : épaules, nuque, trapèzes, lombaires, cuisses, mollets et pieds. Avant d’investir comparez prix, sérieux des marques et des revendeurs, pensez consommation, qualité de l’eau, service après-vente et ouvrez l’œil ! Certains importateurs utilisent le logo CE falsifié et détourné. Il ne correspond en aucune façon à la norme européenne et signifie simplement Chinese Export !
Martine VIAL
LA SOUPE, UNE VALEUR SÛRE AU CŒUR DE L’HIVER
«Manger de la soupe pour grandir », souvenir d’enfance… Soupe à la grimace qui, au fil des années,

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s’est transformée en soupe à la mode ! La soupe est de toutes les tables. Régressive mais diététique, tendance et tradition, elle est le plat de base dans tous les pays du monde. Au cœur de l’hiver elle est réconfortante par excellence.
Un plat diététique
A la base de la soupe il y a de l’eau et des légumes frais. La première couvre nos besoins hydriques, les seconds apportent fibres douces, sels minéraux en abondance et vitamines en plus petite quantité. Diversifiez le choix des légumes en fonction des saisons et de vos envies. En hiver potiron, poireau, carotte, navet, choux, courgette sont des basiques auxquels s’ajoutent la tomate (elle est aujourd’hui présente sur nos marchés tout au long de l’année), l’aubergine, mais aussi le champignon, l’oignon, le brocolis, et même l’endive ! Les aromates, eux, sont sources de polyphénols et d’essences végétales aux multiples vertus (ce sont d’excellents stimulants de la digestion). N’hésitez pas à ajouter thym, laurier, romarin, poivre, curry, curcuma. Ils relèveront la saveur de votre soupe sans apporter aucune calories.

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Pensez aussi aux herbes fraiches (persil, basilic, menthe, coriandre, persil chinois) riches en caroténoïdes en en vitamine C. Mais ajoutez les crues, au moment de servir. La matière grasse est facultative. On l’utilise de deux façons : en début de cuisson en faisant légèrement revenir et caraméliser les légumes avant d’ajouter l’eau, ou en fin de cuisson. N’oubliez pas qu’ une cuillère à soupe de crème fraiche apporte environ 35 kcal, une de beurre 75 kcal et une d’huile d’olive 90 kcal.
L’apport calorique
La soupe la moins calorique est à base de légumes verts. Elle apporte environ de 30 à 50 kcal par assiette (250 ml). Vous la voulez plus nourrissante, pommes de terre, riz, pâtes ou légumes secs serviront de liant et lui donneront son onctuosité. Pour en faire un vrai repas vous pouvez y ajouter un œuf, du fromage fondu ou râpé. N’abusez pas du sel car il déséquilibre le rapport sodium-potassium du plat et cache les saveurs.
Un plat équilibré
Veloutée, mixée ou en julienne la soupe maison nous permet de consommer plus de fibres, féculents et céréales excellents pour notre santé, aide à modérer nos apports en graisses et à savourer dans un même plat plusieurs légumes variés. Pratiques les soupes en sachet, en brique ou en conserve facilitent la vie de la

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ménagère: mais le point noir de ces soupes est leur teneur très élevée en sodium alors que toutes les recommandations nutritionnelles vont dans le sens d’une modération des apports de sel. Nous leur préférons les potages surgelés, façon maison, mais attention à bien vérifier leur teneur en matière grasse qui peut être importante
Velouté de courgette à la crème de gruyère : laver les courgettes, les déposer dans une casserole à couvrir d’eau à hauteur. Ajouter une rondelle d’oignon frais, une pincée de sel. Cuire 15 minutes. Mixer et agrémenter de crème de gruyère. Mélanger avant de servir. Ce velouté est très apprécié des enfants.
Soupe de pain aux légumes : un plat complet , sympa à partager entre copains :
2 courgettes, 200 gr de haricots verts, 175 gr de poireaux, autant de carottes, de navets et de céleri rave, 3 tomates, 6 tranches de pain de campagne, 100 gr de gruyère râpé, sel, poivre et safran.
Laver tous les légumes et les couper en dés. Les plonger dans un fait-tout rempli d’eau bouillante salée et poivrée et faire cuire pendant une heure 15 mn à feu doux. Transvaser la soupe dans un grand plat en terre allant au four. Couvrir de tranches de pain et de gruyère râpé. Mettre au four une petite dizaine de minutes, le fromage doit fondre mais pas dorer. Saupoudrer de safran au moment de servir.
Bon appétit !
Martine VIAL
LA LUMINOTHÉRAPIE

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La lumière, celle que le soleil prodigue est source de vie. Elle nous permet de percevoir le monde, d’interagir avec lui et d’y évoluer. Elle règle notre horloge biologique et son énergie est à l’origine du processus de la photosynthèse (les cellules végétales des plantes se servent de la lumière solaire pour transformer le gaz carbonique et l’eau en sucre et en oxygène).
Qu’elle soit naturelle ou artificielle, la lumière nous conditionne de deux manières : physiologiquement mais aussi psychologiquement. En effet, la lumière nous met dans un certain état d’esprit, elle influe sur notre humeur. Dès que le soleil s’en va notre moral descend au plus bas. Une dose minimum de 2500 lux pendant deux heures est indispensable à notre bien-être et notre équilibre.
Où chercher donc cette lumière dont nous sommes si souvent privés l’hiver dans nos régions ?
La réponse tient en un mot : la luminothérapie qui a prouvé depuis quelques années son efficacité dans le traitement de la dépression saisonnière laquelle entraîne fatigue, troubles du sommeil et de la libido, problèmes de prise de poids et de dépression.
La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement de la mi-septembre à mi-avril à cette lumière

lampe EnergyLight de Philips
artificielle de couleur blanche, spécialement élaborée pour imiter le soleil. Lorsque notre corps reçoit suffisamment de lumière il secrète de la sérotonine, hormone de la bonne humeur. Il est donc plus que recommandé de s’y exposer. Il n’existe pas de contre-indication à la luminothérapie (ou photothérapie) mais il est conseillé des consulter son médecin avant d’en acquérir une, notamment s’il l’on souffre de maladie des yeux : cataracte, glaucome, rétinopathie…
Une bonne lampe ne doit pas être éblouissante ni émettre de rayons UVA ou UVB. Son intensité doit varier entre 5000 et 10000 lux (un lux étant l’intensité lumineuse d’une bougie à un mètre de distance) et doit répondre aux normes de sécurité des appareils électro-médicaux, encadrés par la directive européenne 93/42/CEE.
Trente minutes d’exposition sont recommandées ce qui ne signifie aucunement rester devant sans bouger. Vous pouvez lire, prendre votre petit déjeuner, travailler sur votre ordinateur. Il suffit de l’installer près de vous et de la regarder de temps en temps. En huit à dix jours on en ressent les premiers effets, avec l’impression très agréable de retrouver son énergie.
Où les trouver ?
Au rayon bien-être des grands magasins, dans les enseignes Darty, Boulanger ou encore chez Nature et Découvertes.
Le prix moyen ?
Comptez entre 200 et 400 euros selon le design de la lampe que vous choisirez.
Martine VIAL
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